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Un bel hommage aux valeurs du sport

Le torchon brûle lentement entre la FIFA et Electronic Arts. Savourons ce moment. La FIFA a d'abord exigé un milliard d'euros sur quatre ans (contre 600 millions auparavant) pour laisser à l'éditeur américain l'exclusivité de la licence dans le jeu vidéo. Electronic Arts a refusé, avant de laisser entendre qu'il pourrait simplement renommer sa franchise FIFA en « EA Sports FC » (la marque vient juste d'être déposée), tout en gardant la possibilité d'exploiter les vrais noms des joueurs grâce à un partenariat avec la Fédération Internationale des Associations de Footballeurs Professionnels. Évidemment, la FIFA est toute colère de ne pas avoir gratté son milliard. Du coup, elle déclare qu'il n'est pas normal qu'un seul éditeur de jeu vidéo (EA, en l'occurrence) détienne l'exclusivité des droits du foot mondial. Cet échange nucléaire entre deux mastodontes obsédés par le profit pourrait conduire à la fin de la franchise FIFA d'Electronic Arts comme on la connaît depuis trente ans. Et personne ne s'en plaindra. A.

C'est long, un mois

Il va falloir attendre un très long mois de plus (j'ai compté sur mes doigts, le mois de janvier a 31 jours, et une seule bosse comme les dromadaires) : Elden Ring, le nouveau jeu en monde ouvert de From Software et la nouvelle excuse de G.R.R. Martin pour ne pas finir ses bouquins, est repoussé jusqu'au 25 février. C'est triste, mais ce qui me fait marrer, c'est que le jeu se retrouve dans le calendrier juste à côté de Dying Light 2, Sifu et, surtout, Horizon : Forbidden West. Alors, les deux premiers, c'est pas très grave. Par contre, ça me rappelle 2017, quand le premier Horizon avait eu la bonne idée de sortir la même semaine que Zelda : Breath of the Wild. Du coup, j'ai un petit espoir, c'est que l'histoire se répète et que le nouvel Horizon soit un très bon jeu, comme le précédent, mais qu'il ait le malheur de faire face à un titre qui réinvente le jeu vidéo. Si c'est le cas, je peux vous assurer que le troisième épisode d'Horizon sera mon jeu le plus attendu, pour voir ce qu'il y a en face. N.M. 

Super ambiance chez Metroïd

Louons le seigneur. Pour une fois, Linkedin a servi à autre chose qu'à écrire les niaiseries que la start-up nation aime bien se raconter avant de s'endormir. « Je voudrais sincèrement féliciter l'équipe de Metroid Dread pour avoir sorti un titre si exceptionnel. Je ne suis pas surpris par sa qualité, il y avait une telle dose de talent dans l'équipe. Et je peux en témoigner, sachant qu'en dépit du fait que je n'apparais pas dans les crédits du jeu, j'ai fait partie de cette équipe pendant huit mois », y écrivait Roberto Mejias, un artiste 3D dont les créations sont bien utilisées dans le jeu. Apparemment, ce n'est pas le seul développeur de l'équipe à ne pas avoir été remercié. Contacté par le site espagnol Vandal, le studio assume : « C'est la politique de la maison : un employé doit avoir travaillé au moins 25 % du temps total de développement sur un projet pour que son nom apparaisse dans les crédits. » Je pense que le studio à raison : pourquoi se soucier des gens qui ont un travail précaire, alors qu'il suffit de faire comme s'ils n'existaient pas pour que tous les soucis disparaissent ? N.M.

Avec 100 000 ventes en 50 semaines, les Xbox Series s'en sortent plutôt bien au Japon, puisqu'il avait fallu attendre 219 semaines pour atteindre ce chiffre avec la génération Xbox One. Bon, ok, dans le même temps, 1 million de PS5 ont été écoulées, mais l'essentiel, c'est de participer, non ? N.M. 

Frontline dans la backline

À peine annoncé, déjà repoussé : c'est la vie que Ghost Recon : Frontline a décidé de mener. Pour rappel, le jeu, dévoilé il y a une semaine, sera un battle royale free-to-play et tous ceux qui espéraient une vraie suite à Ghost Recon : Wildlands sont priés de retourner se noyer dans leurs larmes. « Nous avons décidé qu’il était préférable de repousser la phase de test fermée pour Ghost Recon Frontline. L’équipe de développement est engagée à créer la meilleure expérience possible. Nous partagerons des détails sur la nouvelle date pour la phase de test dès que nous le pourrons. Merci pour votre soutien », explique le studio dans un communiqué que n'aurait pas renié le CUJMSSRT, le comité pour l'usage du juste mot, de la sobriété syntaxique et du retour du télégraphe. Après, peut-être qu'ils sont vexés des retours formulés par les amateurs déçus de la licence, mais merde, commencez au moins vos communiqués par un « Bonjour, comment allez-vous ? », ça mange pas de pain et ça fait toujours plaisir. Zut à la fin. N.M. 

Ubisoft, toujours pas

Après le temps des constats vient le temps des solutions – ne faites pas attention à mon style, je prépare ma candidature. Le constat, chez Ubisoft, c'est bien entendu le harcèlement et les agressions au sein de l'entreprise, connus depuis plus d'un an maintenant. Les solutions, en revanche, semblent se prendre, une fois de plus, sans l'avis des employés. Les salariés d'Ubisoft France, via un communiqué publié par le STJV, rappellent que malgré des demandes répétées, leurs représentants sont toujours écartés du processus de décision visant à traiter les problèmes au sein de l'entreprise, même au titre de simples observateurs. Ils dénoncent, notamment, une « communication pour sauver la face » et une direction qui se contente de mettre à la porte les éléments les plus problématiques sans chercher à déconstruire ce qu'il pourrait y avoir de systémique dans les problèmes dévoilés l'année dernière. Le temps des solutions donc, qu'on risque d'attendre pendant encore un petit moment... N.M.

Io Interactive va très bien, avec 42 millions de dollars de bénéfices pour l'année fiscale 2021, soit sa meilleure année depuis que le studio a retrouvé son indépendance en 2016. Ça me fait d'autant plus plaisir qu'après avoir acheté six fois la trilogie Hitman sur toutes les plateformes possibles, j'ai l'impression d'y être un peu pour quelque chose. N.M. 

Legends of the Pokemon devient Pokemonster Hunter

Ha ha ha je revois encore vos têtes – je les imagine en tout cas – il y a un an, à l'annonce de Pokemon Legends : Arceus, le « Pokemon : Breath of the Wild » avec son monde ouvert immense, ses étendues d'herbe magnifiques et ses grandes plaines à explorer en braconnant comme un sagouin. Je vous revois encore découvrant, dépités, les images du premier trailer et ses graphismes dignes de la PlayStation 2. « Mais bon, il reste encore le monde ouvert », vous racontiez-vous, naïf que vous êtes. Eh bien non : en réalité, le Pokémon monde ouvert ne sera pas un monde ouvert, mais un jeu à la Monster Hunter, avec des zones connectées par un village central qui servira de base. Mon petit doigt me dit que ce n'est donc pas cette année que je me mettrai finalement à la licence Pokémon. En revanche, j'attends beaucoup DokeV, le Pokémon coréen qui semble être en train de réaliser ce qu'aurait dû faire Game Freak depuis 10 ans. N.M. 

Un remake avec Richard Gear

Tiens, tiens... Comme par hasard, je rends un article sur Xenogears dans le Canard PC du mois dernier, et qui voilà ? Les rumeurs sur un remake inespéré. Bon, pour l'instant, ce sont vraiment des rumeurs. En gros, une meuf qui bosse avec un mec qui a travaillé avec un type qui avait fait la musique du jeu PlayStation a entendu dire que ce type avec demandé au mec de bosser avec lui sur un remake d'un gros jeu PlayStation qui devrait être annoncé fin décembre. Il n'en faut pas plus pour que tout le monde s'enflamme « c'est Xenogears, c'est Xenogears, ma coiffeuse me l'a dit ! », moi le premier, alors voici ma petite prédiction : vu que les droits du jeu appartiennent toujours à Square-Enix et qu'un remake me semble impensable sans une partie de l'équipe originelle, maintenant occupée chez Monolith Software, je penche non pas pour un remake mais pour un remaster. En tout cas, promis, le mois prochain je vous fais un article rétro sur Bully et sur Tenchu, des fois que ça continue de donner des idées aux éditeurs. N.M.

En espérant les Triades

Arfff, je suis triste, mélancolique, un peu heureux aussi, bref, je passe par toutes les émotions : c'est officiel, Toshihiro Nagoshi quitte Sega, après 29 ans de très très bons et très très loyaux services, pour aller faire la fête du côté des Chinois de NetEase. Après avoir bossé sur Virtua Racing, Daytona USA, Shenmue, Super Monkey Ball et F-Zero GX, il était surtout connu pour son rôle de créateur de la série Yakuza et du studio Ryu ga Gotoku. Il n'est pas seul à partir puisque Daisuke Sato, le producteur du studio, quitte aussi le navire. Tout ça me rend un peu morose, mais j'ai deux raisons de me réjouir quand même. Déjà, Yakuza 8 est annoncé, pour bientôt si l'on en croit Masayoshi Yokoyama, scénariste depuis le premier épisode. C'est d'ailleurs lui qui reprend la tête du studio, donc l'équipe est loin d'être orpheline. Et puis bon, Nagoshi n'est pas mort non plus, il part juste dans une boîte avec d'énormes moyens. On peut espérer des jeux encore plus ambitieux. Je vais me rassurer comme ça, pour l'instant. N.M.