Quand on lit « jeu de gestion », ça peut faire peur. Cela pourrait évoquer quelque chose de froid, calculatoire et prise de tête, comme un bilan comptable trimestriel. Alors qu’il n’en est r… Euh… Bon, d’accord, un tout petit peu. Mais figurez-vous qu’une partie des joueurs ne supporte pas l’idée d’une part de hasard trop importante. Ceux-là, une optimisation fine et minutieuse leur apporte plus de jouissance ludique qu’un coup critique, une prise en tenaille par une cavalerie ou un numéro de funambulisme diplomatique. Dans cette section, on parlera donc, évidemment, des jeux dits « à l’allemande » (ou eurogames, ou « kubenbois »), mais également, plus largement, de ceux qui reposent moins sur les interactions entre joueurs que sur des affrontements indirects.