397
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le 1 août 2019

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Par L-F. Sébum | le 10 juillet 2019

Canard PC 397 : Édito

News Hardware du CanardPC N°393

Connectique

Et là, c’est le coup de foudre

Et là, c’est le coup de foudre L

e rapprochement entre l’USB et le Thunderbolt se précise, avec l’annonce par l’USB Promoter Group (dont font partie Apple et Intel) d’une norme USB 4 reprenant comme base technique le Thunderbolt 3. Attendu pour la mi-2019, ce « vrai-faux » USB 4 promet la rétro-compatibilité avec l’USB 2.0, 3.2 et, de fait, le Thunderbolt 3. Attention, cette dernière comptabilité n’est toutefois pas obligatoire et sera activée ou non selon le bon vouloir des fabricants. Par ailleurs le connecteur conserve sa petite tête de Type-C, alors que le Type-A passera définitivement à la trappe. En attendant la publication des spécifications définitives, on peut s’attendre à une bande passante de 40 Gbps maximum via l’utilisation de deux lignes disponibles dans les câbles Type-C, ainsi que l’alimentation de périphériques consommant jusqu’à 100 watts (USB PD). L’USB 4 devrait être décliné en trois versions, en fonction du débit maximal offert : 10, 20 ou 40 Gbps, selon la gamme de prix des appareils. Bien qu’officialisée d’ici peu, la démocratisation de l’USB 4 ne débutera certainement pas avant 2020.


Industrie

La tortue a mangé le chat

Turtle Beach, spécialiste du casque pour console, vient d’acquérir le fabricant de périphériques PC Roccat pour un montant d’environ 19 millions de dollars. Marrant comme de nos jours, cette somme semble assez fluette, habitués que nous sommes à gloser en centaines de millions, voire en milliards. Enfin bon, c’est vrai que mon regard est biaisé, étant moi-même millionnaire. Ok, en riels, mais millionnaire quand même.


Puces

Mangez des CHIPS

Mangez des CHIPS L

a Linux Fondation souhaite participer au développement de l’open source hardware, avec l’annonce du projet CHIPS Alliance. Ce dernier a pour objet d’héberger et gérer du code bien juteux favorisant la conception et la fabrication de puces plus « souples » et « efficaces » à destination des marchés gourmands en innovations : électronique, informatique, mobile, Internet des objets, ça ratisse large. En ce sens, la CHIPS Alliance accompagne les travaux de la RISC-V Foundation, une entité soutenue cette fois par Google, Samsung, Micron, WD, Nvidia et consorts, chargée notamment de promouvoir les technologies open source destinées à l’intelligence artificielle. À l’instar de l’open source logiciel, la CHIPS Alliance se différencie de RISC-V par l’ouverture du projet aux particuliers. D’ailleurs, je vais immédiatement contribuer à l’histoire, avec un don de code qui leur fera gagner dix ans de recherche : 10 IF COMPUT$="CPC6128" THEN CHR$(PEEK(&908B+n)) THEN PRINT "COINCOIN" CLS THEN GOTO 10 IFTHEN GOTO 09. De rien, c’est cadeau.

 


Robotique

Les autobots débarquent à Lyon

L’aéroport Lyon-Saint-Exupéry propose désormais un service de voiturier robotisé, des engins conçus par la société Stanley Robotics. La flotte est pour l’heure constituée de quatre bestioles, chargées de garer/restituer automatiquement les véhicules après leur dépôt dans des box dédiés situés à l’entrée du parking. Pour bénéficier du service, il suffit à l’utilisateur d’avoir préalablement réservé sa place.


Ordinateur

Quand les chercheurs tiquent

Quand les chercheurs tiquent E

ncore au stade embryonnaire, les processeurs quantiques sont souvent présentés comme l’avenir du calcul informatique, capables de résoudre des problèmes insurmontables pour les machines actuelles grâce aux multiples états possibles des qubits. Il est vrai que sur le papier, le qubit ne laisse aucune chance au bit, c'est un peu comme une course départ-arrêté entre un motoculteur et une chèvre, un exemple qui, je pense, parlera à tous. Au niveau des applications, le cassage du chiffrement des données en un temps record est souvent avancé, comme l’a rappelé le directeur d'IBM Research, Arvind Krishna. Selon lui, les ordinateurs quantiques pourraient commencer à casser les algorithmes actuels au cours de la prochaine décennie. Une prévision trop optimiste selon les Canadiens de la société Kryptera, qui expliquent que pour casser de l’AES-128 et AES-256, il faudra respectivement des ordinateurs de 2 953 et 6 681 qubits logiques, alors que 1 000 qubits logiques nécessitent plusieurs millions de qubits physiques. Autre écueil en l’état de la technologie quantique, l’absence de système de correction d’erreur. De ce fait, Kryptera estime que les systèmes de chiffrement tiendront plus longtemps qu’IBM ne l’avance, mais puisqu’ils finiront néanmoins par céder, autant développer dès à présent des chiffrements « post-quantiques ».


GPU

La tech qui fait pleurer Turing

N

em>Neon Noir, la dernière démo technique réalisée par Crytek à l’aide du moteur CRYENGINE 5.5 (exploitant lui-même les API DX12 (DXR) et Vulkan), va certainement provoquer du crêpage de chignon dans les forums de geeks. Car cette démo 4K dégouline de ray tracing en temps réel, sans même recourir aux dernières GeForce RTX Turing de Nvidia. Pas peu fier, Crytek explique que Neon Noir tourne sur la plupart des cartes graphiques grand public récentes, celles d’AMD comme de Nvidia. D’ailleurs, pour couper court aux doutes, le développeur indique avoir enregistré la démo à partir d’une Vega 56. La possibilité de RT en temps réel sur les Radeon, AMD en avait certes parlé, sans toutefois en apporter la preuve. Quoi qu’il en soit, on entend d’ici les arguments de chaque camp : les uns avanceront que le ray tracing affiché par Neon Noir n’est pas aussi poussé que celui des jeux exploitant les transistors des Turing, les autres se satisferont de bénéficier du ray tracing sans devoir passer à la caisse. Ce d’autant plus que le ray tracing de Neon Noir reste, il faut le reconnaître, assez flatteur. Crytek fournira plus de détails sur les conditions de réalisation de la démo durant la prochaine GDC.

 


Smartphone

Z comme Zoogle

Z comme Zoogle

À l’instar des copains, Google travaille sur cette histoire de smartphone à écran pliable. Sans que l’on sache vraiment ce qu’il résultera concrètement de ces travaux, la pieuvre a néanmoins déposé un brevet d’écran pliable en « Z » (en trois volets si vous préférez), un design « très compliqué » à réaliser en raison de la « fragilité de la fine pellicule de l’écran », comme l’explique lui-même Google dans le document. Autre difficulté, trouver une réelle utilité à ce truc.


Réseau

Plus capitalisé que le Kamoulox

M

ellanox n’est pas une société connue du grand public et pourtant, Intel et Nvidia étaient en compétition pour acquérir la gueuse, quitte à débourser plusieurs milliards de dollars pour ce faire. Car mine de rien, la technologie réseau de Mellanox équipe un grand nombre de centres de données, ainsi qu’une bonne moitié du Top 500 des supercalculateurs. On comprend tout de suite mieux l’intérêt que lui portaient les deux sbires. Au bout du compte, c’est Nvidia qui a remporté les enchères en lâchant 6,9 milliards de dollars. Confiant, le caméléon prévoit que sa branche High-Speed Networking génèrera désormais 11 milliards de dollars de CA d’ici 2023. Mais là où l’affaire devient croustillante, c’est lorsque Intel a annoncé (quelques heures à peine après l’annonce du rachat de Mellanox par Nvidia) le lancement d’une technologie d’interconnexions concurrente baptisée Compute Express Link, non seulement ouverte, mais aussi soutenue par un consortium composé d’Alibaba, Cisco, Dell EMC, Facebook, Google, Hewlett-Packard Enterprise, Huawei et Microsoft. C’est dingue le hasard quand même.


GPU

Aura-t-on un Navi en août ?

Aura-t-on un Navi en août ?

Selon les sources de la sœur du cousin de WCCFtech, les puces 7 nm Navi d’AMD seront disponibles en août prochain, l’annonce devant avoir lieu à l’occasion de la Gamescom. Un premier benchmark ayant « fuité » sur la toile ferait état de 30 % de performance supplémentaire comparé à la génération actuelle. Quant aux CPU Ryzen 3 en 7 nm, la rumeur chuchote un lancement au Computex de mai prochain.


Intelligence artificielle

L’IAnalogique, une autre logique

G

ene Frantz, connu comme inventeur du DSP (Digital Signal Processing) dans les années 1970 alors qu’il travaillait à Texas Instruments, est aujourd’hui professeur à la Rice University et fondateur/directeur technique de la société Octavo System. La firme est spécialisée dans la conception de SIP (System In Package), à savoir des puces regroupant des unités de traitement analogique et numérique. Oui, analogique, car pour Frantz, ce terme est loin d’appartenir au passé de l’informatique. Au contraire même, puisqu’il le considère comme une technologie d’avenir, propre à révolutionner le monde de l’intelligence artificielle. Plus précisément, Frantz parle d’un traitement du signal via des ALU analogiques (Arithmetic Logical Unit, ou unités arithmétiques) afin d’en augmenter la vitesse tout en réduisant les émissions thermiques, comparés aux ALU numériques à puissance délivrée équivalente. Certes, tout le monde ne semble pas adhérer à cette approche mais en tant que non-spécialistes, gageons que Frantz maîtrise mieux le sujet que la plupart des détracteurs de forums.