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le 4 septembre 2019

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Par L-F. Sébum | le 25 août 2019

Canard PC 398 : Édito

News Hardware du CanardPC N°396

Sécurité

Une grosse Cellebrite dans les agences

Une grosse Cellebrite dans les agences L

a société de sécurité Cellebrite, à l’époque présentée comme la mystérieuse firme ayant aidé le FBI à déverrouiller l’iPhone 5c du tireur de San Bernardino en 2015, refait parler d’elle. Elle affirme aujourd’hui pouvoir accéder aux données chiffrées de n’importe quel terminal iOS, de la version 7 à 12.3. Une véritable aubaine pour les agences gouvernementales de tout poil, particulièrement friandes de ce type de service allégrement facturé plusieurs millions de dollars. Si Cellebrite se targue de pouvoir effectuer une extraction complète du système de fichiers des bidules iOS, inutile de penser trouver refuge chez les trucs Android. Ces derniers seraient logés à la même enseigne, avec une extraction complète des données chiffrées quelles que soient la marque et la gamme du terminal. Mais au fond, quoi de plus naturel que d’aspirer des données quand on s’appelle Cellebrite, hein dites ? Quoi, vous ne connaissez pas Cellebrite naspire ? (oui… c’est un métier…).


CPU

AMD veut éThreadRipper Intel

La rumeur fait état d’une nouvelle génération de CPU ThreadRipper architecture Zen 2, qu’AMD présenterait avant la fin de l’année. Un bestiau à destination des utilisateurs exigeants, avec l’intégration de 64 cœurs et 128 threads pour le modèle le plus puissant. Par ailleurs, la fréquence de fonctionnement serait plus élevée que les modèles Epic pour serveurs. À suivre.


CPU

Aujourd’hui, ça pétaflope dur

Aujourd’hui, ça pétaflope dur J

etons un œil curieux sur la 53e édition du TOP500, qui établit le classement mondial des 500 supercalculateurs les plus véloces. Une nouveauté tout d’abord : pour la première fois tous les systèmes listés dépassent le pétaflop, faisant grimper la puissance totale à 1,56 exaflop. Pour se faire une idée de ce que cela représente dans la vraie vie, imaginez – grosso modo – un Minitel qu'un garagiste aurait débridé. En tête de liste se trouvent les états-uniens Summit (148,6 pétaflops) et Sierra (94,6 pétaflops), talonnés par le chinois Sunway TaihuLight (93 pétaflops). Le premier supercalculateur français, appartenant au groupe Total, occupe quant à lui la onzième place (17,86 pétaflops). Du côté des composants utilisés pour motoriser les engins, Intel pour les processeurs et Nvidia pour les accélérateurs/coprocesseurs ne laissent que des miettes à la concurrence. Pour l’anecdote, un seul supercalculateur du TOP500 utilise une architecture ARM, mais cela pourrait changer (voir le télex à ce sujet).

 


Puce

Qualcomm relance de 10

C’est une grosse surprise révélée par Winfuture : succédant aux SoC Qualcomm Snapdragon 845 et 855, le prochain Snapdragon devrait être… le 865. Passé le choc, ces gens nous parlent d’une déclinaison en deux versions – avec et sans modem 5G – ainsi que du support de la mémoire LPDDR5X (10 nm, 51,2 Go/s, 20 % moins énergivore que la LPDDR4X) et du stockage mobile UFS 3.0 (déjà exploité dans le OnePlus 7 Pro).


Intelligence artificielle

Neuromorphismequement vôtre

Neuromorphismequement vôtre C

omme le reste de l'industrie, obnubilée par les milliards de dollars que rapportera d’ici peu le marché de l’intelligence artificielle, Samsung prépare cette « révolution » en prévoyant de multiplier par dix les effectifs de l’équipe consacrée à l’IA d’ici 2030. Le fabricant se dit « enthousiaste à l'idée de faire passer ses futures capacités de traitement de l'intelligence artificielle à un niveau supérieur ». Et d’enchaîner sur la présentation de ce qui succédera au NPU actuel (Neural Processing Unit), à savoir le processeur neuromorphique. Comme son nom l’indique, cette puce a pour ambition d’imiter les neurones et synapses pour effectuer de la reconnaissance visuelle utilisant « un millième de la puissance d’une puce traditionnelle ». Pour parvenir à ses fins, Samsung ne lésinera pas à la dépense avec un investissement de 100 milliards de dollars d’ici 2030. Soit le budget slips de Canard PC, à 99,999999998 milliards près.


GPU

Pour un lancer de rayon qui trace

L

e raycasting en temps réel – introduit par Nvidia avec les GeForce RTX –, est flatteur visuellement, mais coûteux en termes de performances. C'est pourquoi a été inventée la technologie DLSS (Deep Learning Super Sampling), chargée d’augmenter artificiellement la définition d’un rendu à l’aide de l’apprentissage profond et des tensor cores. Ce processus n’est pas exempt de défauts, car d’une part il peut engendrer un effet de flou, et de l’autre, le temps nécessaire à l’entraînement de l’IA ne colle pas forcément avec l’agenda des développeurs. Nvidia explore désormais une nouvelle-ancienne piste, à savoir le temporally dense ray tracing, fortement inspiré du TAA (Temporal Anti-Aliasing). En très bref, il s’agit de recycler les résultats d’un calcul précédent pour économiser des rendus et ainsi gagner en perfs. On laissera les acharnés creuser les subtilités techniques pour ne retenir que l’objectif annoncé par les ingénieurs : bénéficier de raycasting à 240 images par seconde et plus. Aucune date de sortie n’est annoncée.

 


GPU

Quand le coude aide le bras

Quand le coude aide le bras

Nous en parlons dans la dépêche sur le dernier TOP500, seul un supercalculateur du classement utilise la plateforme ARM. Mais cela pourrait bientôt changer puisque Nvidia a officialisé le portage des bibliothèques CUDA-X HPC (High Power Computing) et CUDA-X AI sur ARM. L’un des atouts d’une puce ARM, face au x86, réside dans son efficacité énergétique, un paramètre loin d’être anecdotique lorsqu’il s’agit d’alimenter ce genre de bestiole supercalculante autrement qu’avec des croquettes au thon.


Affichage

Où l’ai-je HDMI déjà ?

O

n gigote, on s’amuse, on batifole, mais voilà, pendant qu’on se vautre dans l’insouciance de l’été, le HDMI 2.1 n’a toujours pas été certifié par le HDMI Forum. Et ce malgré une norme finalisée en 2017, car il manque encore la petite signature de Roger en bas du formulaire B-21 pour que les fabricants de télévisions/câbles/connecteurs – tout fébriles – puissent lâcher les chevaux de la com’ et nous abreuver de HDMI 2.1 à en vomir. Il faut les comprendre, ces gens, la beauté du sport de la manne des Jeux olympiques de Tokyo 2020 – qui seront retransmis en 8K – approche à grandes foulées, s’agirait pas de louper le coche. Pour rappel, qui dit HDMI 2.1, dit bande passante de 48 Gbps pour afficher des programmes en 4K/8K/10K à 100/120 Hz, sans oublier une colorimétrie qui claque (BT.2020, couleurs 10/12/16 bits). De fait, le premier nageur qui aura oublié de s’épiler un poil du nombril, on le verra direct, ça va être génial. Et vive le sport bien sûr !


Sécurité

Le drame du télévirusage

Le drame du télévirusage

C’est connu, la télévision fournit un habitat naturel idéal pour bon nombre de parasites, d’autant plus lorsqu’elle se trouve connectée au Wi-Fi. C’est pourquoi, après la survenance de quelques cas d’infection (toutes marques confondues), Samsung conseille désormais de procéder régulièrement à des analyses antivirus sur ses Smart TV, via une procédure manuelle. Par contre, ne vous étonnez pas si 99 % des émissions disparaissent après un scan, c’est ce qu’on appelle un effet collatéral.


Foire aux news

En vrac

A

llez, une dépêche fourre-tout, ça faisait longtemps. Microsoft teste actuellement une touche « Office » sur ses claviers. Si adoptée, elle viendra remplacer la touche « Windows » de droite, que de mémoire humaine personne n’a jamais utilisée, sauf par erreur. Microsoft encore, qui a intégré l’option graphique « Variable Refresh Rate » dans Windows 10 1903, afin de mettre au pas les jeux DX11 récalcitrants au VRR. Pendant ce temps, TSMC promet de graver des puces en 2 nm d’ici 2024, Samsung du 3 nm en 2022 et Intel du 7 nm en 2021 (Intel qui, au passage, ferait appel à Samsung pour produire une partie des puces Rocket Lake en 14 nm). Restons calmes et rappelons qu’aujourd’hui, la finesse de gravure ne désigne plus une mesure physique mais un processus de fabrication. En clair, c’est uniquement un label. Sans transistor, enfin, transition, les cartes bancaires biométriques fonctionnant avec empreinte digitale, c’est pour l’année prochaine (selon le Crédit Agricole). Ah tiens, puisqu’on parle d’argent, concluons avec Huawei, qui estime que le boycott par les États-Unis lui coûtera 30 milliards de dollars de chiffre d'affaires sur les deux prochaines années. Oh bah ça va alors…