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le 22 juillet 2017

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Par La Rédaction | le 9 juillet 2017

Canard PC 364 : Numéro double de l'été

News Online du CanardPC N°362

League of Legends

Du gain et des jeux

D'ici la fin de l'année 2018, les athlètes de League of Legends pourraient, comme ceux des autres sports, être bourrés de fric, à la tête de carrières qui se terminent à trente ans et probablement dopés jusqu'à l'os. Pour en arriver là, Riot Games a décidé de réorganiser les LCSNote : 1 en encadrant plus sérieusement les franchises qui y siégeront. Ainsi, à l'image de ce qui se fait déjà dans beaucoup de sports collectifs, le studio imposera un ticket d'entrée à dix millions de dollars pour qu'une équipe puisse participer de façon permanente à leur compétition. Limitées au nombre de dix, elles se battront alors dans la boue, et seules celles qui auront de très mauvaises performances risqueront de perdre leur place, tandis que les meilleures seront impliquées dans le partage des revenus générés par ces événements. Enfin, côté joueurs, les nouvelles sont plutôt bonnes puisque le salaire annuel minimal sera fixé à 75 000 dollars et qu'une association indépendante sera créée dans le but de les aider à ne pas finir sous un pont.

Note 1 : Les « League of Legends Championship Series », leur tournoi officiel.

Selon un développeur de Camelot Unchained, l'équipe serait toujours en train de développer les engins de siège, les armes d'hast, les effets de particules, les effets spéciaux et plein d'autres trucs. Ce dernier aurait ajouté « personne n'a dit que faire un MMO était simple », avant de fondre en larmes.

Robe grise / Grise robe

Comme un gris dans la nuit

Selon son dernier bilan financier, Portalarium aurait englouti 18 millions de dollars (soit une moyenne de 230 000 dollars par mois) et n'aurait aujourd'hui plus que 500 000 dollars sur son compte en banque. Le genre d'annonce qui, bien entendu, a mis instantanément les joueurs de Shroud of the Avatar en position latérale de sécurité, d'autant que le studio a annoncé qu'une rallonge de deux millions était indispensable pour sortir son titre en juillet prochain. C'est pourquoi Portalarium a lancé une nouvelle ronde de financement invitant des gens sérieux à soutenir le projet, tout en leur rappelant que « l'investissement dans la société est hautement spéculatif » car lié à un « haut risque que le jeu ne soit jamais commercialement viable ». Mais rassurez-vous, les fans de Shroud of the Avatar pourront aussi claquer leur pièce, puisque le studio promet des capes, des armures et des châteaux dorés à ceux qui lâcheront entre 500 et 30 000 dollars.

 


Crossout, le World of Tanks version Mad Max​, est désormais disponible en bêta ouverte. Pour vous faire une idée du jeu, il vous suffit d'observer une station essence pendant une pénurie en buvant un grand verre d'huile de moteur.

Premiers cris

En cendres, tout est possible

A

shes of Creation est un nom à marquer d'une pierre blanche au fer chaudNote : 1. Ce MMORPG vient en effet de terminer sa campagne Kickstarter dans un grand feu d'artifice. En ramassant plus de trois millions de dollars, le titre d'Intrepid Studios est tout bonnement devenu le septième jeu vidéo le plus financé sur cette plateforme, grillant ainsi la politesse à Wasteland 2, Elite Dangerous ou encore Camelot Unchained. Et que serait une campagne de financement participatif sans son scandale ? Cette fois, les développeurs se sont attiré les foudres du public avec un système de référencement qui promettait – entre autres – de l'argent à ceux qui poussaient d'autres personnes à soutenir leur projet. Une méthode peu élégante qui n'est pas sans rappeler le système de Ponzi, évincée sans ménagement par Kickstarter mais qui fera tout de même son retour lorsque les serveurs du jeu seront officiellement ouverts. Eh oui, il n'y a pas de petits profiteurs.

Note 1 : Ne cherchez pas à comprendre, vous allez vous faire du mal.


Selon SteamSpy, Black Desert Online se serait écoulé à environ 127 000 exemplaires depuis son arrivée sur la plateforme de Valve. Pas mal pour un jeu qui se fait régulièrement taxer de pay-to-win par ses joueurs, mais n'oublions pas que le titre était vendu d'emblée avec une ristourne de 40 %.

Ryzom

Abo ? Vous êtes sûr ?

R

yzom vient de passer au freemium. Depuis le 31 mai, les développeurs ont décidé de revoir son modèle économique, sans doute dans l'espoir de ne pas faire fuir les derniers joueurs. Désormais, nous sommes tous des soldats. Merde, mauvaise ligne. Reprenons. Désormais, le titre ne vous met plus à la porte comme un gueux lorsque vous cessez de payer votre abonnement et fait basculer automatiquement votre compte en « free-to-play ». Comme son nom l'indique, ce mode vous permet alors de continuer à jouer et ce, malgré des limitations qui risquent de vite ennuyer les plus assidus, comme une réduction du niveau maximal des compétences ou des capacités d'équipement limitées. Bien sûr, les plus passéistes pourront toujours se payer un abonnement freemium, avec des bonus d'expérience et la promesse que tout le monde vous pointera du doigt dans la rue en criant « ha ha, le putain de pigeon ! ».

 


À en croire les informations qui accompagnent son dernier patch, la surface du terrain de Gloria Victis vient de doubler. Impressionnant ? Pas tant que ça, puisqu'on apprend que cet ajout a permis l'installation de seulement quatre colonies que les joueurs pourront capturer.

Chez pépé

Home Sweet Home

Si vous avez encore tous vos cheveux, Habitat ne doit pas vous dire grand-chose. Mais pour les autres, ceux qui aiment porter des chemises à carreaux et des lunettes de vue en forme de Ray-Ban, Habitat restera toujours la première « communauté virtuelle graphique ». Oui, on utilisait de drôles de termes pour qualifier les premiers MMO, dans le courant des années 1980. Concrètement, ce jeu a surtout permis de tester les effets d'Internet avant sa démocratisation, puisque les développeurs ont laissé les joueurs se démerder entre eux pour imposer leurs propres lois, avant d'incorporer un système de modération lorsque tout le monde s'est entretué à cause de multiples arnaques. Si l'on vous parle de tout ça, c'est parce que les cinglés du musée de l'Art et des Loisirs numériques d'Oakland (Californie) sont parvenus à rendre le titre de nouveau jouable. Baptisée Neohabitat, cette nouvelle version du jeu est accessible depuis un émulateur C64 et pourrait bien vous occuper le temps d'une soirée d'orage.

http://cpc.cx/jsO

Le Gwent, terrifiant jeu de cartes qui a provoqué un schisme au sein de la rédaction entre ceux qui disent « Gouente » et les autres qui disent « Gouinte », est désormais en bêta ouverte. Le temps d'installer une table de jeu et on vous dit ce qu'on en pense.

Premières gueulantes

C'est déjà le Far West

Suite à l'annonce de Wild West Online, les joueurs étaient heureux. La nouvelle avait laissé un peu chose tous ceux qui rêvaient d'un MMORPG au Far West, jusqu'à ce que quelqu'un dise « eh mais ce mec qui aide l'équipe de développement, c'est pas Sergey Titov ? ». À en croire certains internautes, celui qui s'est fait connaître pour son amour du travail mal fait avec Big Rigs puis The War Z / Infestation : Survivor Stories serait en effet le « mystérieux investisseur » qui aurait permis au studio d'éviter la case Kickstarter. Les indices ? Des listes d'amis un peu trop communes sur Facebook, un moteur de jeu conçu par une des entreprises de Titov et des noms de domaine qui, étrangement, redirigent vers les mêmes serveurs. Pire encore, la ligne de défense des développeurs consiste à fermer toutes les conversations à ce sujet sur leur forum, et à s'en tenir à un discours qui tente de balayer la polémique sous le tapis en expliquant systématiquement que « Sergey Titov n'est pas impliqué dans le développement de Wild West Online. Maintenant laissez-nous bosser, merde ! ». D'accord, mais notons qu'une personne qui ne développe pas un jeu peut encore s'occuper de son financement. Je dis ça, je dis rien.

Selon David Brevik qui, rappelons-le, a sorti Hellgate : London en 2007 chez Flagship Studios, le jeu aurait échoué car « trop en avance sur son temps ». Marrant, je disais la même chose à mes parents pour justifier mon échec scolaire.