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le 15 novembre 2017

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Par L-F. Sébum | le 26 octobre 2017

Canard PC 370 : Y en a un peu plus, je vous le mets quand même ?

News Online du CanardPC N°363

Chez pépé

Les serveurs progression ? Ça avance.

Everquest II vient d'ouvrir un nouveau serveur « progression » dont l'intérêt est, rappelons-le, d'obliger les joueurs à repartir de zéro, l'accès aux diverses extensions du jeu étant ajouté au fil du temps. Baptisé « Fallen Gate », il fonctionnera de manière un peu différente. Selon Daybreak, le terme « serveur d'extensions temporisées » serait plus approprié, car les extensions arriveront de manière automatisée, à raison d'une toutes les douze semaines, tandis que les récompenses des quêtes d'héritage qui y seront validées seront accessibles sur tous les serveurs du jeu. Enfin, Daybreak tient à rassurer ceux qui, en plus de tout reprendre à zéro, aiment s'enfoncer des clous rouillés sous les ongles, en précisant que les combats seront particulièrement coriaces. Selon les développeurs, les statistiques des objets, qui ont été dans l'ensemble tirées vers le haut au fil du temps, n'auront pas d'effet sur la difficulté, puisque tous les ennemis ont vu leurs compétences ajustées. Bref, ça risque de piquer un peu.

Black Desert Online vient d'être annoncé pour 2018 sur Xbox One. Ayons une petite pensée pour tous ces pouces qui vont se briser net lorsque les joueurs tenteront de communiquer entre eux au pad.

Premier cris

La grosse bêta

Avançant à pas de géant, le reboot de Dark and Light par Snail Games est entré en phase de bêta-test fermée, comme nous l'explique sa page Facebook : « Nous voudrions remercier tous ceux qui ont affiché leur soutien en s'inscrivant à notre première bêta fermée. Notre premier test aura lieu sur une échelle relativement petite mais, en raison de retours extrêmement positifs, nous prévoyons une seconde phase de bêta-test dans un futur proche. Quiconque s'est déjà inscrit à l'actuelle bêta sera automatiquement ajouté dans un pool de testeurs potentiels pour toutes les futures bêtas. » De bien bonnes nouvelles pour Half, notre ancien webmaster qui fut en 2006 le seul Français à croire en Dark and Light et qui vient de créer 822 000 adresses mail factices dans l'espoir de décrocher le précieux sésame. Oh, et tant qu'on vous tient, Snail Games a profité de l'E3 pour dévoiler un peu plus son jeu dans une vidéo. Tout ce que l'on peut vous dire, c'est que ça semble joli et que les dragons volent comme des culs.

 


« Que vous faudrait-il pour lancer l'alpha de votre jeu ? » Telle est la question posée par les développeurs de Valiance Online, qui annoncent l'air de rien l'alpha de leur titre sur leur forum. « Des joueurs » pourrait être une réponse valable, puisque seulement sept personnes leur ont répondu en deux jours.

Premiers cris de douleur

Là où le bât Bless

Il y a quelques semaines de cela, Aeria Games et Neowiz annonçaient que Bless Online ne sortirait pas en Occident, laissant ainsi trois ou quatre fans de MMORPG coréens dans l'embarras. La raison ? Aeria, qui devait prendre en charge l'édition du titre dans nos riantes contrées, a subitement décidé que cela n'en valait plus la peine après un test interne qui aurait révélé que le jeu « n'atteint pas les standards de qualité de l'entreprise ». Une façon bien pudique de dire « c'est de la merde », qui a visiblement piqué au vif Neowiz, puisque le studio coréen vient d'annuler l'annulation (vous suivez ?) en affirmant il y a peu que Bless Online sera finalement publié en Occident par ses soins. Manifestement, l’origine du désaccord viendrait d'un système de combat complètement faisandé et de gros soucis de performances rendant le titre quasiment injouable pour le commun des mortels. Des problèmes que les développeurs entendent bien sûr régler avant de sortir leur jeu, comme des gens adultes et responsables.

World of Warcraft continue de voir son équipe de développement se réduire à vue d’œil. C'est cette fois son lead PvP designer qui vient d'être déplacé sur un projet « top secret ». À ce rythme, il serait sans doute plus facile d'annoncer tout de suite un MMO Diablo ou World of Warcraft 2.

Dota 2

Dingues de mon Slit

Dem>Dota 2, destructeur d’amitiés depuis 2013, propose désormais à ses joueurs d'unir leurs forces dans un mode coopératif. Vous avez bien lu : ceux et celles qui passent leur temps à se pourrir la gueule pour des motifs aussi vitaux que « on ne chope pas un Masque morbide avant une Main de Midas, connard de fasciste ! Meurs ! Tu entends ? Suicide-toi ! », vont désormais devoir agir de concert, comme de bons camarades. Le mod Slitbreaker; c'est son nom, sera une sorte de rogue-like coopératif, dans lequel les joueurs gagnent de l'équipement qui leur permet d'être plus efficaces au fil des parties et, donc, d'aller toujours un peu plus loin dans l'aventure. Puis, une fois leurs performances suffisantes, d'espérer obtenir des trésors qui contiennent tout un tas de gadgets cosmétiques pour embellir leurs personnages. Une sympathique initiative, même si cette mise à jour ne concerne que ceux qui ont acheté un Battle Pass à dix euroboules.

 


Gazillion a divisé par deux le coût de certains packs qui augmentent la taille de l'inventaire des joueurs dans la version console de Marvel Heroes. Et pour ceux qui ont payé sans savoir que le prix allait baisser ? « La maison ne rembourse pas. » Oups.

Overwatch

C'est l'heure de se faire coffrer

C'est un cas classique : vous venez d'ouvrir un coffre à butin d'Overwatch, qui contenait deux tags, une icône de joueur et une réplique « rare » de Bastion qui lui fait dire « Boup bip boup » au lieu de « Boup boup ». Tout en renversant votre bureau sous l'effet de la rage, vous vous demandez quelles sont les probabilités d'obtenir un objet intéressant, un peu comme le gouvernement en Chine qui vient de rappeler à Blizzard que la justice impose d'afficher les probabilités d'obtention pour chaque gain. Une loi que la firme américaine a bien sûr contournée en modifiant la boutique chinoise d'Overwatch pour n'y vendre que des crédits qui permettent d'obtenir des coffres. « En d'autres termes, nous ne vendons pas des coffres à butin mais une monnaie à utiliser dans notre jeu. Ça vous la coupe, hein ! », aurait déclaré le représentant de Blizzard qui se faisait traîner par deux militaires vers le camp de rééducation le plus proche.

À l'heure où vous lirez ces lignes, l'extension « Skyrim » pour The Elder Scrolls Legends devrait être disponible. Je dis ça mais si ça se trouve, vous aurez bien mieux à faire à ce moment-là, par exemple préparer une salade avec des boules de pétanque.

Coup de dur chez les mous

Comme un coup de masse

Stormblood, l'extension qui vient d'ajouter deux nouvelles classes et quelques autres trucs dans Final Fantasy XIV, porte décidément très bien son nom. Le jeu crache en effet beaucoup de sang depuis sa sortie, notamment à cause d'un énorme afflux de joueurs qui provoque tout un tas de déconnexions, de lags et autres joyeusetés. Mais le plus triste est à n'en pas douter ce PNJ chargé de faire démarrer l'aventure qui, surchargé de demandes, plante en boucle et laisse aux clients l'amère sensation d'avoir dépensé trop vite leurs 35 euros. Désemparés, les joueurs ont donc décidé d'organiser une file d'attente, persuadés que les choses se passeraient mieux si chacun venait demander sa quête de façon civilisée, plutôt qu'en formant un troupeau hurlant autour du bot « MOI MONSIEUR ! MOI ! JE VEUX JOUER !  HEY MONSIEUR, C'EST MOI BABOULINEEET ! ». Une méthode qui, hélas, ne semble pas donner énormément de résultats, puisque de très nombreuses personnes se plaignent d'avoir attendu sagement leur tour pendant plus d'une heure, pour n'obtenir finalement qu'un vieux message d'erreur tout pourri. De son côté, Square Enix tente d'éteindre l'incendie en ouvrant un nouveau serveur et songerait même à injecter des drogues de combat dans ceux qui existaient déjà, afin de supporter au mieux cet afflux hors-normes.

Fraîchement kickstarté, Ashes of Creation vient de suivre l'exemple de Star Citizen et Shroud of the Avatar en ouvrant sa boutique. Les joueurs ont la chance d'y acheter des choses qui n’existent pas encore.