370
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le 15 novembre 2017

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Par L-F. Sébum | le 26 octobre 2017

Canard PC 370 : Y en a un peu plus, je vous le mets quand même ?

News Online du CanardPC N°365

Shroud of the Avatar

Vous allez vous prendre une Garriott

Il y a deux mois de ça, Richard Garriott a lâché une bombe dans la mare : Shroud of the Avatar, après avoir englouti plus de dix-huit millions de dollars, avait besoin d'une rallonge de deux millions pour sortir dans des conditions convenables avant la fin de l'année. Pour faire face à cette urgence financière, le développeur a donc lancé une nouvelle ronde de financement pendant l'été. Dédiée aux professionnels et aux gens « très motivés », cette dernière vient de s'achever sur la somme de... 700 000 dollars. Soit 1,3 million de dollars en dessous de la somme escomptée. Pour raccrocher les wagons, le studio a donc tout d'abord établi un partenariat avec Travian, un groupe allemand qui se chargera d'éditer le titre en Europe, aux États-Unis et dans quelques autres régions du globe. Ensuite, le studio va remplacer ses téléthons trimestriels par une nouvelle mouture mensuelle, dans laquelle les joueurs auront douze heures pour acheter des breloques virtuelles, contre vingt-quatre auparavant. Bref, une solidité financière et un culot qui viennent de pousser Richard Garriott à déclarer dans une interview donnée au site Venturebeat que son studio songe à éditer des jeux dans un avenir proche. En même temps, difficile de remettre en cause la capacité de Portalarium à amasser de l'argent.


Un site allemand qui venait d'interviewer Chris Roberts s'est empressé d'annoncer que la taille de l'univers de Star Citizen allait être réduite. Il n'en a pas fallu davantage pour que des joueurs viennent assiéger Cloud Imperium Games en criant « rends l'argent ! ». Manque de bol, il ne s'agissait que d'une erreur de traduction.


Coup de mou chez les durs

Motiga, Motiga... On reste Motiga.

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a non-surprise de l'été ? Elle a pour nom Gigantic. Entre un développement problématique et une incapacité à paraître sexy aux yeux des joueurs de moba, nous avons vu venir son échec de très loin. Si, conformément à la tradition du genre, deux équipes de cinq joueurs s'y affrontent, le titre de Motiga n'en prend pas moins ses distances avec les codes de Dota et League of Legends. Il supprime en effet les sbires et autres tours de défense pour ne laisser qu'un gardien très puissant dans le camp de chaque équipe. Cette simplification des objectifs aurait pu condamner le titre d'emblée, mais à l'usage, Gigantic, sous ses allures de shooter atypique, reste plutôt agréable. Cependant, les développeurs ont loupé quelques coches. La liste de héros par exemple dépasse péniblement la vingtaine de personnages, quand le double serait le minimum syndical pour un titre fraîchement sorti. Les joueurs y tournent donc en rond rapidement et finissent par ne plus revenir. Conséquence : le matchmaking peine désormais à équilibrer les parties et laisse aux rares joueurs qui restent une sale impression d’inachevé.

 


Elder Scrolls Legends, le jeu de cartes pas foufou mais quand même marrant issu de l'univers du même nom, est désormais disponible sur Android et iOS. Loin d'être un portage à l'arrache, il bénéficie d'une interface adaptée aux petits écrans, ainsi que de l'extension sortie un peu plus tôt qui emmène les joueurs dans Skyrim. Et tout ça pour le merveilleux prix de « gratuit ».


Coup de dur chez les mous

Albion ? Vous êtes sûr ?

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a surprise de l'été ? Elle s'appelle Albion Online. Personne n'a vu venir le succès de ce MMORPG un peu old school, pas même ses développeurs qui avaient pourtant amassé la coquette somme de dix millions de dollars lors de son financement participatif. Résultat, le jeu a été saturé dès la sortie, à tel point que les bouchons formés par les joueurs empêchaient d'atteindre la ville centrale. Le studio a donc bricolé des téléporteurs pour que chacun puisse revenir sans encombre, précisant au passage que cette solution peu élégante serait temporaire. Un succès qui n'aura pas tardé à attirer les cons et autres voitises, puisque le jeu est pris en otage par une bande de malfrats 2.0. En effet, Albion est la cible depuis sa sortie de nombreuses attaques DDOS qui, comme on peut l'imaginer, font hurler de rage les joueurs. Les développeurs n'ont toujours pas été en mesure d’endiguer le phénomène et les techno-margoulins profitent de leur faiblesse en exigeant désormais une rançon pour arrêter leurs âneries. Bon, où j'ai mis mon seau de popcorn, moi ?


La justice des Pays-Bas s'est levée et a mis une grande torgnole à Riot Games, lui ordonnant de s'excuser auprès d'Edgar Davids et de lui apporter un gros chèque. Le problème ? Les développeurs avaient créé une skin pour un personnage de League of Legends qui ressemblait beaucoup trop à l'ancien footballeur. Pour la petite histoire, ce dernier avait commis un tweet à ce sujet en 2014... où il remerciait les développeurs de cet hommage.


Hearthstone

L'affaire du trône

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em>Les Chevaliers du trône de glace, la nouvelle extension de Hearthstone, est disponible depuis peu. Dans leur immense majorité, les 135 nouvelles cartes ne changent pas le jeu en profondeur. Mais une petite dizaine permettent de remplacer son personnage par une version corrompue dotée d'un nouveau pouvoir spécial. En revanche, difficile d'ignorer les modifications apportées par Blizzard pour rendre son jeu moins onéreux. Première nouveauté : les aventures solo sont désormais offertes, y compris la toute dernière qui nous embarque à la conquête du fameux trône gelé. Comme ça, genre « on vous fait des cadeaux gratuits parce qu'on vous aime bien en fait ». L'objectif ? Ne plus imposer aux joueurs de payer régulièrement une vingtaine d'euros pour obtenir des cartes impossibles à avoir autrement. Deuxième nouveauté, il est désormais exclu, en ouvrant un pack, d'obtenir une carte légendaire que l'on possède déjà. Deux modifications qui devraient donc alléger la facture, mais sans doute pas au point de dissuader les joueurs de claquer une centaine d'euros tous les trois mois pour rester dans la course.

 


Même entre les mains de Standing Stone Games, The Lord of the Rings Online ne modifie pas sa vitesse de croisière et bénéficie désormais d'une extension qui emmène les joueurs dans le Mordor. Au programme : plus de 300 nouvelles quêtes, un système d'allégeance pour obtenir quelques bonus, de nouveaux objets à fabriquer et surtout, la possibilité de se la raconter à 300 km/h en jouant un Haut-Elfe.


Disponible depuis peu en accès anticipé, Dark and Light rend le plus bel hommage possible aux fans de sa précédente version en étant, comme cette dernière, bugué jusqu'à l'os. Personnages qui deviennent minuscules, flèches grosses comme des troncs d'arbre... la liste est sans fin, à tel point que les développeurs recommandent très sérieusement à leurs joueurs d'en rire pour faire passer la pilule.


Mauvaise nouvelle pour Blade and Soul qui vient de fusionner la plupart de ses serveurs occidentaux, sans toutefois remettre en question le déploiement de son prochain gros patch. Oui, on préfère prévenir car il ne reste désormais plus que deux serveurs pour l'Amérique du Nord et trois pour l'Europe ce qui, vous en conviendrez, ne fait pas bien lourd.


Son de cloche morbide pour ArcheAge, qui vient d'annoncer « l'évolution » de ses serveurs pour le mois de septembre. Dans les faits, pas moins de douze serveurs disparaîtront entre le 7 et le 9 septembre, afin d'être remplacés par quatre autres qui feront repartir les joueurs à zéro. Le tout sans jamais prononcer le mot « fusion ».


Path of Fire : c'est ainsi que sera nommée la prochaine extension stand alone de Guild Wars 2, qui sortira le 22 septembre pour l'habituelle somme de 30 euros. Les joueurs pourront visiter cinq régions composées de déserts et autres toundras, se balader à dos de montures et enfin, s'interroger sur le sens de leur vie après cinq années passées à arpenter le même jeu.


Tencent, qui n'en finit plus de mettre ses doigts partout, a décidé de faire des coquineries avec Frontier, les créateurs d'Elite : Dangerous et Planet Coaster. L'éditeur chinois a laissé 23 millions de dollars dans les caisses du studio, avant de repartir avec 9 % de ses parts et son 06.