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le 1 juin 2019

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Par L-F. Sébum | le 6 mai 2019

Canard PC 395 : Édito

News Online du CanardPC N°383

Chez pépé

Ils ont rien vu venir

Comment Guild Wars, dont le développement était gelé depuis 2013, a pu subitement se retrouver avec un gros patch qui améliore ses graphismes et règle tout un tas de bugs ? Dans une interview donnée au site Kotaku, deux développeurs expliquent que tout ceci n’est dû qu’à un bête accident. À l’origine, leur objectif était de transférer le contenu des vieux serveurs du jeu vers un autre, plus récent et performant. Par chance, l’alimentation d’un des serveurs a explosé avant cette migration, ce qui a obligé les développeurs à effectuer une lourde maintenance qui leur fit découvrir qu’un bug pourrissait le ping de certains joueurs. Avant de se mettre au travail pour le corriger, les deux compères ont alors entrepris de sonder leur communauté sur Reddit et eu la surprise de découvrir que beaucoup jouaient encore à Guild Wars. Ils se sont donc mis en tête de dépoussiérer le titre, résolvant de très vieux bugs et repoussant les limites du moteur 3D qui, mine de rien, était taillé pour des PC de 2005. Plus surprenant encore, la mise en place de cette mise à jour graphique ne leur a pas demandé beaucoup d’efforts, puisque celle-ci se contente de forcer l’activation d’un mode screenshot qui existait déjà. Hélas, les futures mises à jour n’étofferont pas le contenu du titre, car leur implémentation exigerait l’utilisation d’outils de développement qui sont devenus inutilisables avec le temps. Guild Wars prouve cependant une fois de plus que la plupart des MMORPG sont increvables.


Tencent, le gros ogre qui bouffe petit à petit l’industrie du jeu vidéo, vient de s’offrir un nouveau gueuleton en rachetant Grinding Gear. Selon les développeurs, cette manœuvre viserait surtout à imposer Path of Exiles sur le marché chinois.


Coup de mou chez les durs

Ils tapent le carton

V

oilà une nouvelle qui a dû faire déglutir plus d’un joueur. Dans un tweet, Zenimax vient d’annoncer qu’un studio extérieur à l’entreprise allait prendre le relais sur Elder Scrolls Legends. Le jeu de cartes est désormais entre les grosses mains calleuses de Dire Wolf Digital, qui se chargera de l’évolution du titre et ce, de façon totalement transparente puisque personne n’aura à changer d’identifiant ou de compte. On aimerait bien sûr pouvoir vous dire qu’il s’agit d’une bonne nouvelle, que les développeurs sont des poids lourds de l’industrie et que tout va marcher comme dans un gant. Mais difficile de ne pas sentir une petite goutte qui perle à notre front lorsqu’on se promène sur le site de Dire Wolf, qui explique que les développeurs sont responsables de titres comme Clank !, Lanterns ou encore Pokémon TGC Online. Enfin, Zenimax n’a pas apporté la moindre précision au sujet de ce changement, mais gageons qu’un Post-it « trouver des développeurs qui coûtent moins cher » traîne sur l’écran du DRH de l’entreprise.

 


H1Z1, qui crache beaucoup de sang sur PC, est en train de retrouver du poil de la bête avec plus de 4,5 millions de téléchargements sur Playstation 4 depuis sa sortie. Pas si mal, pour un jeu qui ne cassait pourtant pas Daybreak.


Potins de chambre

C'est l'heure de Monger

V

ous vous souvenez de Greed Monger, ce MMORPG qui a topé 100 000 dollars sur Kickstarter et n’est jamais sorti ? Après avoir enchaîné les excuses foireuses et tenté de raccrocher les wagons du développement, le responsable du projet avait fini par jeter l’éponge en promettant d’effectuer des remboursements à la demande. Détail important, cette bonne volonté reposait principalement sur le fait que l’intéressé avait eu « un coup de chance » avec le Bitcoin, dont la valeur venait d’exploser. Une bonne volonté qui, comme on aurait pu s’en douter, fut rapidement enrayée par de nouveaux imprévus. En effet, Paypal ne serait pas adapté aux remboursements de masse et compliquerait grandement l’opération, notamment en imposant un délai entre chaque vague de remboursements. Pire encore, la valeur du Bitcoin descend régulièrement depuis décembre dernier, ce qui compromet de plus en plus les capacités financières du développeur. Je sens qu’on n’a pas fini de rire avec cette histoire.


Fraîchement passé en bêta ouverte, Dauntless a vu se former des files d’attente longues de plus de 150 000 joueurs. La situation n’a heureusement pas duré puisque les développeurs ont vite ajouté de nouveaux serveurs, mais elle démontre l’attente du public pour ce titre.


Potins de chambre

Quand je serai mort, je serai PNJ

B

ien qu’il soit un MMORPG dans lequel les joueurs peuvent acheter n’importe quoi avec de vrais dollars, Entropia Universe n’est manifestement pas assez bizarre pour ses développeurs. Dans une récente déclaration, ces derniers ont en effet expliqué que le studio coopèrerait désormais avec les universités de Princeton et Oxford afin d’aider leurs chercheurs à élaborer un système destiné à sauvegarder la conscience d’un individu. À terme, l’objectif serait de proposer aux joueurs de transférer leur propre conscience dans le jeu, afin qu’ils puissent continuer d’exister après leur mort. Parce que manifestement, certaines personnes ont envie d’être coincées éternellement dans le corps d’un PNJ qui tourne en rond dans un jeu moche. Bien entendu, ces recherches sont très loin d’aboutir et il est fort peu probable que les serveurs d’Entropia Universe soient encore activés lorsque l’humanité sera capable d’une telle prouesse. D’ailleurs, vous allez rire, mais mon détecteur à « plan com’ foireux » a explosé pendant la rédaction de cette news.

 


Selon les analystes de Newzoo, 88 % des joueurs de battle royale auraient déjà dépensé de l’argent dans leurs jeux, contre 75 % des gens « qui jouent à des jeux compétitifs. » Oui, c’est un peu vague mais ça fait quand même froid dans le dos.


L’antre du taxidermiste

Le Mu des Lamentations

L

es Pays-Bas ont récemment durci leur législation afin de mieux protéger leurs consommateurs face aux loot boxes. Les développeurs concernés par ces nouvelles lois ont deux solutions : s’adapter ou se prendre des amendes jusqu’à ce que mort s’ensuive. Webzen a préféré filer directement à la conclusion de cette seconde option, puisque l’éditeur a décidé de ne plus exploiter Mu Origin sur le territoire néerlandais. Ainsi, à compter du 20 juin, ce MMORPG ne sera plus accessible pour les joueurs hollandais. On imagine que cette décision n’a pas été facile à prendre, puisque le jeu connaît un grand succès dans ce pays. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder le topic qui annonce la mauvaise nouvelle sur le forum officiel, toujours sans réponse depuis le 21 mai. Oui, je sais. « Oh là là qu’il est méchant. »


Dans son rapport financier du premier trimestre 2018, Funcom affirme que Conan Exiles est le plus gros succès de l’histoire de l’entreprise et qu’un DLC est d’ores et déjà prévu pour ce mois de juin. Mais sinon, les gars, vous voudriez pas patcher un peu votre jeu avant ?


Coup de mou chez les autres durs

Quand on arrive en ville, les gens patchent le trottoir

Il semblerait que Bless Online vienne de rejoindre Black Desert et Archeage dans le petit club très fermé des MMORPG qui ne passent pas plus d’une semaine sans controverse. Avant sa sortie, le titre s’était déjà fait épingler pour son abonnement mensuel à tarif fixe, qui défonce littéralement le compte en banque des joueurs issus de petits pays. Neowiz a bien entendu annoncé que cette erreur serait corrigée rapidement, ce qui n’a toutefois pas empêché les joueurs de recommencer à se plaindre. En effet, quelques jours après la sortie, de nombreux clients ont remarqué que le jeu devenait très pauvre en contenu lorsqu’on atteignait le niveau maximal. Mais comment peut-on atteindre le niveau maximal d’un MMORPG en quelques jours seulement ? C’est simple, quand celui-ci a été amputé d’une énorme partie de son contenu : Bless Online fait l’impasse sur le PvP, certaines zones de jeu et plusieurs donjons (sauf sur les serveurs asiatiques, allez savoir pourquoi). Sans surprise, les joueurs sont devenus fous furieux, poussant Steam à accorder des remboursements à celles et ceux qui en font la demande et ce, sans regarder leur temps passé sur le titre. Neowiz a bien sûr promis de patcher Bless Online au plus vite, d’autant qu’un bug ravage actuellement l’économie du jeu en permettant de dupliquer gratuitement certains objets. Il ne nous reste plus qu’à patienter, afin de voir à quelle vitesse les serveurs seront désertés.


Wargaming vient de fermer son antenne de Seattle, sans donner la moindre explication aux médias. On peut supputer plein de choses, mais pensons avant tout à la centaine d’employés qui se retrouvent sur le carreau suite à cette opération.