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le 1 juillet 2019

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Par L-F. Sébum | le 17 juin 2019

Canard PC 396 : Édito

News Online du CanardPC N°394

Potin de chambre

Vous ne les remplacerez pas

C'est une histoire qui commencé lorsqu'un joueur a révélé sur YouTube l'existence d'un « serveur secret » pour City of Heroes. En fonction depuis six ans, celui-ci offrirait une expérience très proche du jeu original et ce, « grâce au code source qui aurait été fourni par un employé de Paragon Studio ». Interrogés sur Reddit par de nombreux joueurs qui s'inquiétaient d'une fuite de leurs données personnelles, l'équipe de SCoRENote : 1 a tout d'abord réfuté la mise à disposition du code source en affirmant n'avoir reçu qu'une « aide mineure » de la part d'anciens développeurs du titre. Puis les tarés d'Internet sont arrivés, en s'indignant de ne pas avoir été invités. Conséquence tout à fait naturelle, Leandro – le développeur en chef du projet – s'est alors ramassé plein de messages insultants, parfois accompagnés de l'adresse de son domicile et d'une menace de viol ou de mort. Une situation intenable, qui a poussé le développeur à balancer publiquement le code source de son serveur pour avoir enfin la paix. Pourtant, l'affaire continue puisque la petite centaine de joueurs qui joue sur ce serveur « secret mais plus trop quand même » estime que les journalistes sont les principaux responsables de leur malheur et réclament désormais la tête de Bree Royce, le rédacteur de Massively OP qui a mis un coup de projecteur sur cette affaire. Voilà. Nous sommes en 2019 et les joueurs donnent toujours envie de se foutre par la fenêtre.

Note 1 : « Secret Cabal of Reverse Engineers», ça ne s'invente pas.


Selon la rumeur, Disney pourrait acquérir une part majoritaire de Nexon. L'actuel propriétaire serait même ravi, lui qui avait déclaré en 2015 : « Ce que j’envie le plus à Disney, c’est qu'ils ne forcent pas les enfants à sortir de l’argent. » Ha ha, sacré Kim.


Coup de mou chez les durs

Il s'en va faire un tour

S

orti en octobre 2016 puis passé à la moulinette du free-to-play en janvier 2017, Atlas Reactor coûte aujourd'hui plus d'argent qu'il n'en rapporte. En conséquence, Gamigo vient d'annoncer que le titre allait fermer ses serveurs. Une triste nouvelle, d'autant que le jeu était développé par une équipe « passionnée et extrêmement compétente » qui a su rallier « une communauté dévouée ». Comme quoi, le service dédié à la communication d'un studio ne pourra jamais s'entendre avec son département financier. Pourtant, Gamigo n'achève pas ce titre qui ambitionnait d'être une sorte de XCom multijoueur, puisque le vice-président du développement annonce également dans son message que l'entreprise pourrait revenir sur cette licence, dans un avenir plus ou moins lointain. Oui, c'est vague, à l'image de la date de fermeture des serveurs, fixée au 28 juin et « sujette à changement ». Après tout, inutile de continuer à faire la teuf lorsque tout le monde est parti et que seul Dédé se déhanche sur la piste de danse avec sa bière.

 


Malgré le licenciement de 143 personnes chez ArenaNet, Guild Wars 2 n'est pas affecté, car des employés qui œuvraient sur des projets secondaires viendraient de réintégrer l'équipe. « Guild Wars 2 se porte très bien », aurait même précisé un développeur, accompagné d'attachés de presse étonnamment musclés.


L'antre du taxidermiste

Garcimore of the same

M

algré des serveurs restés actifs pendant à peine une malheureuse année en Occident, Wizardry Online semble encore bénéficier d'une base de joueurs dévouésNote : 1. Des joueurs qui, apparemment, souhaitent ressusciter le titre par tous les moyens, comme en témoigne un sujet qui vient d'apparaître sur Reddit. Sans doute pour éviter de recevoir des menaces de mortNote : 2, un internaute vient en effet de mettre à disposition le client de jeu dans l'espoir de trouver quelqu'un de suffisamment doué pour décortiquer son code source et créer un serveur. Le projet semble bien mal parti puisqu'une semaine après sa création, le fil de discussion n'a reçu qu'une vingtaine de votes positifs et autant de commentaires qui affirment que « c'était mieux avant ». Vous savez, ce temps béni où l'on s'enfonçait des clous rouillés sous les ongles pendant trois cent cinquante heures pour obtenir une épée +1, comme des vrais gamers.

Note 1 : C'est dans l'air du temps.
Note 2 : Ça aussi, c'est dans l'air du temps.


Pendant que les fans de MMORPG de super-héros s'entretuent dans la joie et la bonne humeur, Ship of Heroes poursuit sa route en promettant une bêta pour la fin de l'année et surtout, « la meilleure interface de toute la galaxie ».


Robe grise / grise robe

La maladie de Crown

N

ous étions en février lorsque le patch 62 de Shroud of the Avatar créait la controverse en proposant un bonus de statistiques temporaire à celles et ceux qui dépensent leur argent dans la boutique du jeu. Une façon de faire qui évoque les heures les plus sombres du pay-to-win, même si les développeurs s'en sont défendu avec véhémence, allant jusqu'à expliquer qu'on ne peut pas qualifier le jeu de pay-to-win « puisque les CrownsNote : 1 s'obtiennent aussi en jouant normalement ». Deux mois plus tard, Portalarium reconnaît finalement que ce bonus pose un problème d'équité, puisque celui-ci vient d'être supprimé dans le patch du 11 avril. À noter toutefois que l'annonce s'est résumée à une ligne dans la note dudit patch, cette suppression revenant à dire aux joueurs : « Ok, on a déconné. Vous pouvez arrêter de tout péter maintenant ? »

Note 1 : La monnaie utilisée par les joueurs.

 


Désormais free-to-play, Albion Online souffre d'une surcharge de fréquentation qui provoque des files d'attente. Forcément, les joueurs bombardent déjà le titre de reviews négatives sur Steam pour se plaindre car, c'est bien connu : on tire d'abord et on discute ensuite.


Coup de mou chez les durs

Démissions supplémentaires

N

antG, le studio en charge du développement de Z1 Battle Royale, vient de jeter l'éponge. Concrètement, les développeursNote : 1 ont décidé de rendre le jeu à Daybreak. Petit problème : l'éditeur a manifestement été informé de la situation en même temps que tout le monde et a donc pris quelques jours pour « digérer la nouvelle et ses conséquences sur l'avenir du jeu », avant d'annoncer que la maintenance du titre sera assurée par ses soins jusqu'à nouvel ordre. Une solution qui, de toute évidence, passera par des coupes budgétaires puisque la première action de Daybreak a été de fermer les serveurs sud-américains et d'annuler le Showdown, un événement e-sport qui a lieu à la fin de chaque saison. Reste désormais à savoir si cette excroissance de H1Z1 passera l'été.

Note 1 : Ou du moins ce qu'il en reste, puisqu'une charrette de licenciements vient d'accompagner la nouvelle.


Patrick Poage vient d'annoncer son départ au détour d'un billet sur le blog de Neverwinter Nights. Apparemment, l'artiste spécialisé dans les environnements va rejoindre l'équipe en charge du MMORPG Magic : The Gathering, dont nous étions sans nouvelles depuis juin 2017.


Coup de dur chez les mous

Afflux tendu

Voici désormais un mois que le mégaserveurNote : 1 PC européen de The Elder Scrolls Online agonise, en raison d'un « afflux massif » de joueurs qui aurait débuté en janvier dernier. Pour l'heure, ZeniMax semble faire son maximum pour se dépêtrer de cette situation qui, reconnaissons-le, n'en reste pas moins un problème que beaucoup de développeurs de MMORPG aimeraient connaître. Les premières fuites ont été colmatées grâce à la mise en place d'une file d'attente à l'entrée du mégaserveur, associée au renfort de ce dernier pendant le week-end de Pâques. Du moins, à ce qu'il paraît, puisque les nombreux couinements entendus sur Reddit et le forum officiel du titre racontent une tout autre histoire. Il n'en reste pas moins que la raison de cet afflux de joueurs est encore inconnue, même si certains affirment d'ores et déjà que « l'exode des joueurs » en provenance de World of Warcraft serait en train d'accélérer. Une théorie peut-être pas si loufoque, lorsqu'on sait que la prochaine extension du MMORPG de Blizzard accumule de nombreuses controverses auprès de sa communauté.

Note 1 : Soit de multiples serveurs, connectés en une seule et même entité.


« Shadow Arena », le mode battle royale de Black Desert, vient de fermer ses portes. Apparemment, les développeurs n'ont jamais réussi à se dépêtrer des tricheurs qui pullulaient et ont préféré mettre un terme à l'expérience, trois mois après son lancement.