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le 1 octobre 2019

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Par L-F. Sébum | le 16 septembre 2019

Canard PC 399 : Édito

News Online du CanardPC N°397

Coup de dur chez les mous

On va enfin fêter la Saint-Glinglin

Je me souviens encore du jour où j'ai découvert Kingdom Under Fire II. À cette époque, Canard PC était logé dans ses locaux de Pantin et j’œuvrais, désespérément seul, pour créer un hors-série dédié aux free-to-play. Au détour de mes recherches, je découvris un peu par hasard un screenshot qui me décrocha la mâchoire, à la plastique impeccable, où l'on pouvait distinguer une quantité de personnages à enflammer toutes les cartes graphiques du moment. Nous étions en 2009 et le titre était sur le point d'être publié. Mais l'histoire nous démontra qu'il ne faut jamais prendre une date de sortie pour argent comptant, puisque Kingdom Under Fire II fut repoussé en boucle avant d'être offert aux joueurs coréens en 2013. De là, le jeu s'est fait oublier et sa traduction anglaise – uniquement accessible en Asie – disparut au terme d'une interminable bêta. Autant vous dire que je me suis frotté plusieurs fois les yeux en lisant ce communiqué de presse qui vient juste d'atterrir dans ma boîte mail, promettant que le titre sera publié « dès la fin de l'année » en Amérique du Nord et en Europe. Une attente qui, selon le PDG de Blueside (le studio à l'origine du jeu) serait due au fait que les développeurs auraient « longtemps cherché » un partenaire suffisamment solide. Et avouez que ça sonne mieux que « On a retrouvé cette licence dans la poche d'un vieux veston ».


Daybreak serait-il sur le point de se séparer en plusieurs entités ? C'est en tout cas ce que laissent entendre certaines marques déposées par l'éditeur (Darkpaw Games et Rogue Planet Games), qui rappellent étrangement les univers d'EverQuest et PlanetSide.


Premiers cris

Un de plus sur le ring

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ous apprenions en septembre dernier qu'Athlon Games venait de mettre en branle un tout nouveau MMORPG Seigneur des Anneaux. Depuis, plus aucune nouvelle, mais le studio vient de sortir de son silence de mort pour confirmer qu'un partenaire co-développera désormais le jeu. Son nom : Amazon Game Studios. Oui, ce même Amazon Game Studios qui tire au canon scié dans le jeu vidéo depuis des lustres, sans parvenir à sortir quoi que ce soit. Apparemment, une équipe va se dédier corps et âme au boulot, sans que l'on sache bien en quoi consistera ledit boulot. À y regarder de plus près, Amazon vient également d'annoncer l'arrivée d'une série télévisée qui, quel hasard, sera elle aussi tirée du Seigneur des Anneaux. Des informations qui me poussent à prédire au jeu un destin à la Defiance. Et non, ce n'est pas un compliment.

 


Jugé responsable de nombreuses attaques DDOS contre Daybreak, un certain Austin Thompson vient d'être condamné à deux ans de prison et 95 000 dollars de dommages et intérêts. Soit l'équivalent de 6 333 mois d'abonnement à EverQuest II, pour celles et ceux qui ont du mal avec les chiffres.


Chez les cols blancs

Quand on Nexon c'est pour la vie

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evente de Nexon, suite et – sans doute – fin. Après avoir annoncé il y a plusieurs mois la mise en vente de ses partsNote : 1, Kim Jung-ju a finalement décidé de faire machine arrière. Une volte-face curieuse lorsqu'on sait que le propriétaire de l'entreprise aurait pourtant bien reçu des offres de la part de Netmarble, Kakao, KKR & Co. Bain Capital et enfin MBK Partners qui semble vouloir quitter le secteur de la mobylette. Offres qui, pour une raison inconnue, ont donc été refusées puisque Kim Jung-ju – à ne pas confondre avec Jim Kung-fu, son jumeau diabolique – a finalement contacté la banque en charge de la transaction pour lui dire que ses parts n'étaient désormais plus à vendre. Une petite hésitation qui ne sera pas sans conséquences puisque suite à cette déclaration, Nexon s'est pris un petit gadin boursier qui a réduit la valeur totale des parts du PDG à six milliards de dollars.

Note 1 : Équivalentes à plus de 95 % et estimées à une dizaine de milliards de dollars, c'est vous dire.


Après avoir foiré royalement le lancement d'Atlas, Grapeshot Games annonce un mode solo pour son titre. Une fonctionnalité qui, à l'heure où les serveurs semblent désespérément vides, semble plus que nécessaire.


Potins de chambre

Le sein des seins

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a Chine, jamais à court d'idées lorsqu'il faut promulguer des lois bizarres, est en train de réfléchir à une façon d'encadrer les jeux vidéo. À cet effet, le gouvernement travaille avec des représentants de NetEase, Perfect World et Tencent sur une proposition de loi qui permettra à la jeunesse locale de ne plus se vautrer par erreur dans le stupre. Dans les faits, ladite loi devrait donc interdire aux moins de 16 ans tous les jeux qui permettent les mariages, encouragent les amourettes entre personnages et, bien sûr, comportent des allusions à des « comportements sexuels ». Le gouvernement précise également que la représentation des femmes pourrait être aussi encadrée, avec l'obligation de tenues qui couvrent « au moins les trois quarts de la poitrine » et interdisent « les vêtements inappropriés à l'environnement dans lequel évoluent les personnages ». Pour l'heure, la loi est encore loin d'être adoptée, mais sa mise en application pourrait conduire à l'interdiction de Tomb Raider, de quelques jeux estampillés BioWare et d'environ 99 % de la production japonaise.

 


Interrogé sur son passé chez Blizzard, Mike Morhaime estime que le studio ne serait pas là où il en est aujourd'hui sans le crunch. Eh bien, heureusement que ce brave garçon n'a pas été interrogé sur l'esclavage.


EVE Online

Alien, je m'appelle Alien

Ç

a gueule fort sur EVE Online. Très fort même, depuis que les joueurs se plaignent d'un event organisé par les développeurs qui, à vue de nez, semble bien parti pour faire du hors-piste. Le pitch : une invasion d'aliens se répand comme une traînée de poudre dans le jeu. Une idée qui était certainement rigolote lorsque deux développeurs à moitié bourrés l'ont écrite sur le tableau à feutre de leur salle de réunion, mais qui, une fois en jeu, est surtout envahissante : les joueurs sont harcelés en permanence par les envahisseurs, au point de devoir faire les trois-huit pour assurer la défense de leurs bases. De nombreux joueurs ont hurlé au scandale, remarquant qu'un tel mécanisme n'a rien à faire dans un jeu comme EVE Online, qui est avant tout un bac à sable PvP. Alors, ok, on comprend votre malheur. Mais vous allez baisser d'un ton ou on va vous renvoyer ackboo qui va recommencer à arnaquer la moitié de la galaxie.


PUBG Corporation vient d'ouvrir Striking Distance, un studio qui va produire un « jeu vidéo narratif » basé sur PlayerUnknown's Battlegrounds. En toute logique, le jeu devrait commencer par « Alors c'est un mec, il voit un truc, et il tire ».


Warframe

You Don't Know Railjack

Et si Warframe devenait le Star Citizen que personne n'a vu venir ? À l'occasion de la TennoconNote : 1, Digital Extremes a en effet dépeint les prochaines mises à jour du titre, dont une qui a décroché la mâchoire de l'audience. Passons sur les inévitables skins et autres nouvelles zones de jeu pour parler directement des Railjack, ces vaisseaux que les joueurs pourront acquérir et customiser jusqu'à l'os afin d'explorer des secteurs dans l'espace. L'intérêt ? Fourrer quatre personnes à l'intérieur qui vont se répartir le pilotage, l'artillerie et toutes ces joyeusetés, afin d'affronter d'autres vaisseaux dirigés par l'IA. Bien entendu, le cœur du jeu consistera encore à tabasser des aliens avec nos ninjas de l'espace, c'est pourquoi l'équipage pourra aborder des temples et autres bunkers, sans temps de chargement et pendant que le pilote s'occupera de soutenir ses équipiers avec des bombardements. Et si jamais votre groupe tombe sur un os, pas de soucis : un petit coup de Squadlink permettra à d'autres groupes de joueurs de vous prêter main-forte. Tout ceci, bien sûr, sans aucune date de sortie, si ce n'est un vague « entre septembre 2019 et 2020 », histoire d'imiter encore un peu plus Star Citizen.

Note 1 : La convention dédiée au jeu. Oui, rien que ça.


Après avoir promis de n'abandonner aucun jeu suite au rachat de Trion, Gamigo vient de tenir parole en fermant définitivement les serveurs d'Atlas Reactor. Apparemment, ce mélange de moba et de XCOM n'aura pas trouvé preneur.