401
Sortie en kiosque
le 1 décembre 2019

S'abonner
Numéro actuel
Par L-F. Sébum | le 19 novembre 2019

Canard PC 401 : Édito

News Online du CanardPC N°400

Shroud of the Avatar

Dans les Shroud

Voici désormais plusieurs mois que Portalarium, le développeur de Shroud of the Avatar, démultiplie d'étranges manœuvres. Début mars, le studio fermait en effet ses portes pour se réorganiser avec un système de « bureaux nomades », afin que chaque employé puisse profiter de la magie du télétravail pour « éviter de perdre son temps dans les bouchons ». Une excuse qui ne manqua pas de faire paniquer les fans, surtout lorsque le studio supprima quelques mois plus tard tous les postes qui contenaient l'intitulé « officer », reléguant ainsi Richard Garriott au rôle de directeur créatif pendant que Starr Long et Chris Spears se partageaient la direction. Et après avoir passé des mois à expliquer que l'entreprise pète le feu et que les médias ne sont qu'une bande d'aigris qui ne comprennent rien au business du jeu vidéo, les dirigeants de Portalarium viennent tout simplement de refiler tous les actifs de l'entreprise à Catnip Games. Désormais en charge de Shroud of the Avatar, ce nouveau studioNote : 1 va donc tenter – on l'imagine – de relancer le MMORPG « mort mais pas trop quand même » pendant que Garriott et Long continueront de s'impliquer lointainement. Sans doute grâce à un ingénieux système de « bureaux nomades »..

Note 1 : Fondé par Chris Spears, comme c'est étonnant.


Après avoir passé des années à chroniquer la mort des MMO tout en expliquant pourquoi c'était mieux avant, Raph Koster (que vous avez sans doute déjà vu dans Ultima Online et Star Wars Galaxies) a décidé que le moment était parfait pour développer... un nouveau MMORPG.


World of Warcraft

L'heure de la superpose

T

ous les joueurs qui s'ébrouent gaiement sur les serveurs de World of Warcraft Classic, « le MMORPG qui était mieux avant ses patchs », savent que le jeu redeviendra nul. Mais quand ? Une question à laquelle Ion Hazzikostas a tenté de répondre, en déclarant que l'ancien-nouveau MMO passera en phase 2Note : 1 d'ici la fin de l'année. Pour obtenir une date précise, il faudra donc s'armer de patience puisque les développeurs attendent que les serveurs se vident afin de ne plus faire appel au système de « superposition » qui ventile les mondes surpeuplés en créant des copies temporaires pour accueillir les joueurs. Copies qui, avec l'ajout de nouveau contenu, pourraient engendrer de nombreux problèmes, en augmentant par exemple le taux de loot global de tel ou tel objet sur certains ennemis. Une attente qui, a priori, ne devrait plus trop durer, étant donné que seuls deux serveurs font encore appel à la superposition pour ne pas s'enflammer aux heures de pointe.

Note 1 : À terme, le jeu devrait traverser un total de six phases qui (re)débloqueront son contenu petit à petit.

 


Tencent, l'entreprise chinoise qui balance des montagnes de pognon dans tous les jeux qu'elle croise, vient d'acquérir 29 % des parts de Funcom. À en croire les développeurs, l'entrée de la société dans leur capital serait une aubaine qui devrait pérenniser leurs activités.


Potins de chambre

Happy culture

D

'ordinaire, lorsqu'un jeu est patché pour offrir du nouveau contenu, les joueurs se ruent dessus et dévorent tout en quelques instants. Pourtant, plusieurs mois se sont écoulés entre l'apparition de The Agony – un boss de The Division 2 – et sa découverte par les joueurs. Des mois qui auraient d'ailleurs pu se transformer en années, si les développeurs n'avaient pas eu pitié des joueurs et balancé de gros indices au cours d'un récent stream dédié à l'avenir du titre. Mais avec un peu de recul, il est aisé de comprendre que la communauté soit passée complètement à côté de ce boss caché, tant la manipulation nécessaire à son apparition est impossible à faire par hasard. À moins bien sûr que votre truc soit de tirer dans des nids d'abeilles puis d'interagir avec le panneau d'une exposition de papillons, afin d'en faire sortir... un apiculteur fou ? Après tout, à chacun son fétichisme. Moi c'est les poissonniers mutants qui ne parlent qu'en gargouillant, les soirs de quart de lune.


Premiers cris

Retour de baston

F

ace caméra et avec une épée en plastique dans le dos « parce qu'on va causer bagarre », un développeur vient de détailler le système de combat de Last Oasis. Enfin, c'est ça ou un pari perdu, allez savoir. Toujours est-il que ce futur MMO « wood punkNote : 1 » devrait se sortir les tripes – dans tous les sens du terme – pour nous offrir une expérience inoubliable. À en croire la courte vidéo d'introduction, accompagnée comme il se doit d'une petite musique douce, Last Oasis compte en effet s'enfoncer dans les méandres de la finesse avec des affrontements que nous pourrons résumer d'un « oh ben ça ressemble quand même vachement à Mordhau et Chivalry cette histoire ». Ou carrément dans les méandres de la haine, si le studio parvient aussi à importer les joueurs de ces titres et leur capacité surnaturelle à détester tout ce qui bouscule leurs petites habitudes.

Note 1 : Imaginez du steampunk en bois, où la moindre épée s'assemble « en trois étapes simples » et s'appelle Skølfründalj.

 


Grosse réorganisation chez Daybreak, qui fonctionne désormais autour d'équipes dédiées aux franchises. En d'autres termes, beaucoup d'employés ont été renvoyés et selon les premiers échos, les équipes en charge de PlanetSide et EverQuest auraient été particulièrement touchées.


ArcheAge

Buy-to-win

A

em>ArcheAge était un MMORPG très prometteur où chaque joueur pouvait acquérir des parcelles de terrain pour y construire des habitations, un peu comme dans Ultima Online et Star Wars Galaxies. Mais surtout, le free-to-play de Trion était accusé tous les quatre matins de faire dans le « pay-to-win », ce qui a sans doute motivé la création d'ArcheAge Unchained qui promet un modèle « buy-to-play » où tous les objets s'obtiennent à la force du clic. Et naturellement, cette nouvelle mouture du jeu a tenu quatre secondes avant d'être rangée à son tour dans les vilains pay-to-win, puisque les objets de sa boutique pouvaient être revendus auprès des autres joueurs, et donc avantager les utilisateurs de cartes bleues. Une bien belle fonctionnalité qui a donc été immédiatement supprimée par les développeurs, sans doute heureux de constater que personne ne réagissait face à la présence d'une boutique, sur une variante du jeu qui promet pourtant aux joueurs de s'en passer.


Population Zero vient d'entrer en phase de bêta fermée et devrait connaître un test de charge, en réunissant 5 000 joueurs sur son serveur. Bien sûr, la vraie prouesse sera de parvenir à réunir 5 000 joueurs dans un MMORPG en 2019.


Coup de mou chez les durs

Mike O'Revoir

Après avoir remercié 143 employés en février dernier, ArenaNet vient de perdre une nouvelle tête. Et pas des moindres puisque Mike O'Brien vient de mettre les voiles afin d'ouvrir un studio baptisé ManaWorks, aux côtés de ce qui ressemble à une belle brochette de vétérans. Dans sa lettre d'adieu à la communauté, le co-fondateur d'ArenaNet remercie bien sûr tout le monde, de ses ex-collègues à Toutouille le chien, puis passe le flambeau à Mike Zadorojny qui supervise déjà Guild Wars 2 à sa place depuis deux bonnes années. Pourtant, cette nouvelle absence de leadership ne semble pas déranger outre mesure les dirigeants du studio, qui n'ont pas encore nommé de présidents et laissent Chris Corry, le directeur du développement chez NCSOFT West, gérer la partie administrative pendant que « MikeZ » continue son boulot sur Guild Wars 2. Et pour l'heure, ManaWorks n'a pas encore apporté de précisions sur son futur projet, mais l'équipe formée à cette occasion laisse imaginer qu'un nouveau MMORPG pourrait être en préparation. Ou pourquoi pas, même si j'avoue que c'est un peu fou : un tout nouveau jeu vidéo.


Non content de refiler Shroud of the Avatar à un autre studio, Portalarium vient d'annoncer que le livre qui avait été promis aux backers du titre ne sera finalement jamais imprimé. En contrepartie, les joueurs recevront des objets à utiliser dans le jeu.