405
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le 1 avril 2020

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Par Kahn Lusth | le 12 mars 2020

Canard PC 405 : Édito

News Online du CanardPC N°404

Camelot Unchained

Erreur Colossus

Cela fait combien de temps qu'on nous parle de Camelot Unchained ? Depuis le 23 décembre 2012, si l'on en croit le tout premier teaser du jeu. Et aujourd'hui, malgré plus de huit ans de développement dans les pattes, Mark Jacobs et City State Entertainment peinent encore à sortir ce jeu qui fut maintes fois présenté comme le successeur spirituel de Dark Age of Camelot. Un bourbier qui n'a toutefois pas empêché le studio d'annoncer Project ColossusNote : 1, un jeu coopératif qui utilisera *roulement de tambour* le moteur et du contenu de Camelot Unchained *claquement de cymbales*. Naturellement, la clientèle du studio, qui a notamment banqué le kickstarter de Camelot Unchained en 2013, n'a que très moyennement apprécié d'entendre qu'un nouveau titre était dans les tuyaux, avant de péter les plombs en apprenant que celui-ci sortira peinard à la fin de l'année. Une situation houleuse qui vient donc de pousser Jacobs à s'excuser auprès de sa communauté, tout en affirmant que des fonds supplémentaires ont été levés pour permettre de développer Colossus sans affecter Camelot Unchained. Ça et le fait que le studio s'engage toujours à rembourser les mécontent(e)s sous 90 jours parce que bon, faudrait pas trop déconner non plus.

Note 1 : Qui, apparemment, s'appellerait déjà Final Stand: Ragnarok.


Deux ans après sa sortie, Fable Fortune vient de fermer ses portes. Mais si, vous savez, le jeu avec des trucs et des machins de Fable dedans. Oui, pas étonnant d'apprendre ce genre de nouvelles quand le seul souvenir qu'il nous reste est l'utilisation de la licence Fable.


L'antre du taxidermiste

Rayé Duelyst

N

ous étions en 2016 et à cette époque, l’œil d'Izual pétillait comme jamais. Non, il ne s'agissait pas d'un effet secondaire déclenché par les sandwichs de chez McDonald's qui formaient l'essentiel de ses repas, mais de la découverte de Duelyst. Et le jeu avait de quoi séduire beaucoup de monde, avec son mélange de stratégie au tour par tour et de deckbuilding qui le positionnait comme une alternative parfaitement viable au rouleau compresseur Hearthstone. Mais le temps passe et rien n'est fait pour durer dans ce bas monde, si bien que Duelyst vient de succomber le 27 février en fermant ses serveurs à tout jamais et en offrant un remboursement à celles et ceux qui ont récemment acheté sa monnaie de singe. Bien sûr, tout n'est pas perdu puisque le studio continue de travailler sur Godfall, un action-RPG prévu pour la fin de l'année sur PC et PlayStation 5. Tout, sauf peut-être nos oreilles depuis que Izual s'est lancé dans un hommage à Duelyst, en jouant une complainte de 72 heures sur un biniou 100 % végan.

 


Hi-Rez continue de faire sa mitose en ouvrant Prophecy Games, dirigé par le fondateur du premier. Ce studio se dédiera à la réalisation de « jeux de stratégie en vue du dessus » et, sans aucun doute, à l'apprentissage de termes bien pratiques comme STR.


Potins de chambre

Quoi de neuf, woke ?

L

orsqu'il n'est pas occupé à s'embrouiller avec des joueurs sur Twitter, Cliff Bleszinski aime expliquer ses échecs, si possible avec des justifications qui ne remettent pas en cause la qualité de son travail. Après avoir tenté d'expliquer que son studio s'est vautré à cause des médias qui lui démolissaient son boulot au C4, Cliffy vient d'annoncer que LawBreakers – son jeu de shoot qui s'est vautré à la vitesse de la lumière – était trop « wokeNote : 1 » pour réussir. Vous avez bien lu. LawBreakers s'est planté parce que le jeu représentait une trop grande variété d'origines ethniques, de sexes et d'orientations sexuelles. C'est à se demander comment Blizzard parvient à maintenir des serveurs pour Overwatch en état de marche, mais gageons que cela n'a rien à voir avec le fait d'être un bon jeu.

Note 1 : Il s'agit d'un terme d'argot anglais qui désigne une « volonté de reconnaître que les femmes et les personnes de couleur ou LGBT existent en tant qu'individus dotés de souhaits et de désirs, et pas uniquement en tant qu'objets à fétichiser ».


Neuf jours : c'est le temps qu'aura duré la dernière attaque DDOS sur EVE Online. Pire encore, certains joueurs pouvaient toujours se connecter, ce qui aurait permis à certains de prendre des territoires en se mettant les doigts dans le nez, comme de gros dégueulasses.


Premiers cris

Projet A sans plan B

N

ous en savons désormais plus sur Project A, l'un des 612 jeux actuellement en production chez Riot Games. Selon les premières informations qui s'affichent sur les téléscripteurs de la rédaction, le jeu ressemblerait vachement à Counter-Strike. Deux équipes de joueurs, vue en FPS, des méchants qui veulent poser une bombe, des gentils qui essayent de les en empêcher, tout le monde qui insulte les mères sur le chat... C'est comme si on n'avait jamais quitté les serveurs du hit de Valve. Voire peut-être aussi ceux de Blizzard, puisque le titre permet également d'incarner des héros dotés de pouvoirs spéciaux. Du moins, aussi spécial que puisse être un pouvoir qui fait l'équivalent d'une grenade fumigène ou d'une flashbang. Reste désormais à voir si le FPS de Riot, qui est attendu pour cette année, sera en mesure de faire vaciller Counter-Strike et ses récents records de fréquentation.

 


World of Warcraft : Classic vient de passer une nouvelle phase qui permet désormais aux joueurs de s'attaquer au Repaire de l'Aile noire, éloignant ainsi petit à petit le titre du sacro-saint « c'était mieux avant ».


Coup de dur chez les mous

Les Temtem résonnent au loin

A

lors celle-là, autant vous dire qu'on ne l'a pas vue venir. Au premier abord, Temtem est un jeu à la Pokémon où chaque bestiole semble sponsorisée par les tréfonds de DeviantArt. Mais ce serait oublier deux éléments essentiels : le jeu est disponible sur PC et surtout, il se joue comme un MMO. Un coup d'avance rapide et pan, le titre tape à pratiquement 40 000 joueurs aux heures de pointe peu après sa sortie, créant ainsi quelques files d'attente à l'entrée des serveurs. Encore une avance rapide et... Attendez, pourquoi tout est en feu ? Apparemment, les développeurs ont paniqué face aux tricheurs et banni 800 personnes, tout en affirmant que les appels seront refusés, chaque cas ayant été contrôlé pour s'assurer que 100 % des personnes éjectées sont bel et bien des tricheurs. Un dernier coup d'avance rapide sur la zappette et cette fois, les développeurs admettent qu'ils ont été un peu vite en besogne et acceptent les appels lors d'un ban. Ce monde va décidément trop vite pour moi.


Escape from Tarkov

Chasse, pêches et tradition

Après avoir décuplé sa base de joueurs grâce à l'opération « filons des cadeaux à tout le monde sur Twitch », Escape from Tarkov fait face à des conséquences qui n'étonneront personne. À ma gauche, les anciens joueurs, rompus à toutes les tactiques et armés jusqu'aux dents. À ma droite, les petits nouveaux qui débarquent à la queue leu-leu sur les serveurs. Enfin, au centre, une nouvelle espèce qui vient de s'adapter et que les plus éminents anthropologues désignent désormais comme les « exit campers ». Car rappelons-le, Escape from Tarkov est un jeu particulièrement punitif, qui impose aux joueurs d'effectuer des missions dans des environnements ouverts où chacun abandonne son équipement en mourant. Et face à l'arrivage massif de débutants un peu naïfs, certains préfèrent jouer en imitant Tonton Bébert qui se bourre la gueule dans les bois avec ses copains et en mettant quelques coups de fusil sur les trucs qui bougent vaguement au loin. En d'autres termes, se planquer près des sorties et shooter les petits nouveaux sous-équipés qui, oh les cons, reviennent avec des monceaux de loot dans leurs sacs. Qu'est-ce qu'on s'amuse, dites donc.


Les résultats d'Activision-Blizzard sont en baisse pour le quatrième trimestre consécutif. Tenant sans doute à refréner les envies de défenestration chez ses investisseurs, l'entreprise a toutefois souligné que World of Warcraft avait doublé sa communauté grâce aux serveurs Classic.