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le 15 novembre 2017

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Par L-F. Sébum | le 26 octobre 2017

Canard PC 370 : Y'en a un peu plus, je vous le met quand même ?

News du CanardPC N°357

Kerbal History X

Kerbal History X L

a dernière fois que nous vous parlions de Kerbal Space Program, c'était pour signaler que 80 % des développeurs du jeu avaient démissionné en bloc. Apparemment, les conditions de travail chez Squad à Mexico ne sont pas vraiment optimales, et il semblerait que le management du studio soit un peu... comment dire... rock'n roll. Et pourtant, hop, voilà-t'y pas qu'on nous annonce Making History, la première extension officielle de ce qui est, à mon humble avis, l'un des meilleurs jeux de ces vingt dernières années. Au programme : un éditeur de mission qui permettra de se mettre dans les baskets d'un vrai petit gérant de programme spatial et des tas de nouvelles pièces historiques (inspirées des engins russes et américains) pour créer des fusées encore plus réalistes. OK, pourquoi pas, mais l'annonce de cette extension pose quand même quelques petits problèmes. D'une part, Squad avait promis aux acheteurs précoces du jeu, en 2013, qu'ils n'auraient jamais à payer pour le moindre contenu supplémentaire. Or, Making History serait bel et bien payant, et pour tout le monde. D'autre part, il faut espérer que cette extension ne fragmentera pas les milliers de mods ultra-populaires de KSP entre ceux qui nécessitent une version standard et ceux qui exigent ce DLC.

 


Télex

À quelques heures du bouclage, nous apprenons que les fournisseurs d'accès américains viennent de demander au Congrès d'annuler les règles concernant la vie privée de leurs utilisateurs. Si les règles sont bel et bien annulées, ils pourront revendre l'intégralité de l'historique de navigation de leurs clients à des annonceurs afin de permettre un ciblage publicitaire ultra-précis.


À l’aide ! À l’assassin !

Depuis son QG secret de Nouvelle-Bretagne (anciennement connue sous le nom de Québec), Ubisoft peaufine son plan de domination du monde. On le sait, celui-ci passe par une invasion des écrans au-delà des frontières du jeu vidéo. Après une offensive dans les salles obscures, la licence Assassin’s Creed va bientôt s’attaquer à nos salons. Cela expliquerait en tout cas pourquoi Yves Guillemot disait récemment être en contact avec Netflix. Toujours est-il qu’Aymar Azaiza, responsable de la franchise encapuchonnée, a confirmé qu’une série était en préparation : « Comme pour le film, on va prendre notre temps, nous assurer de fournir quelque chose dont nous pouvons être fiers. » De deux choses l’une : soit on n’a pas vu le même film et il en existe une autre version cachée quelque part qu’on serait curieux de visionner, soit on peut raisonnablement s’attendre au pire.


On est tout ouïes

On est tout ouïes D

ans le flot de communiqués de presse que l’on reçoit chaque jour à la rédaction, il y en a un, de temps en temps, qui parvient à figer le destinataire dans une position particulièrement inconfortable : un sourcil levé et l’index suspendu quelques millimètres au-dessus de la touche « Suppr ». Le dernier en date concerne Megaquarium, et le fait qu’il émane de Twice Circled, à qui l’on doit le très bon Big Pharma, n’est pas étranger à l’attention qu’on lui a portée. Ce nouveau projet a tout du Theme Park pour aquariophiles. Le jeu, en 3D isométrique, consistera à agencer les lieux de son aquarium public, à en choisir le personnel, les décorations, les variétés de poissons, et même à faire des croisements génétiques chelous pour ceux qui se sentent l’âme d’un docteur Moreau. Sortie prévue au premier trimestre 2018, soit normalement juste après que l’on aura fini d’essorer Subnautica (qui est repoussé en septembre, z’avez vu ? Deux news en une, quel talent).


Rien que pour vos œufs

Rien que pour vos œufs C

D Projekt Red avait semblé très clair sur ce point. Même lors de leur venue dans nos locaux en 2013 pour nous présenter la première version de The Witcher 3, les développeurs polonais avaient assuré qu’il s’agirait du dernier jeu de la licence. Et ils l’avaient répété sans cesse depuis : après les extensions, paf, fini Geralt, fini les sorceleurs… Mais voilà, il semblerait qu’Adam Kicinski ait déclaré récemment à la télé polonaise à propos d’une éventuelle suite qu’il « serait injuste pour les fans de ne pas en faire une ». Ce qui est une version 2.0 de « on a voulu passer cette vieille poule à la casserole, mais nos petits cœurs ont fondu devant ses yeux de chaton, en plus on a réalisé à quel point elle était devenue populaire dans son quartier alors on a changé d’avis. Et le fait qu’on se soit aperçu qu’elle pondait chaque nuit une douzaine d’œufs de Fabergé n’a évidemment rien à voir avec cette décision ».

 


Dans la catégorie « leak idiot », le gagnant de la semaine est Destiny 2, dont la date de sortie (le 8 septembre 2017) a fuité par le biais d’un poster officiel reçu par une boutique italienne. Netsabes ne l’avouera jamais publiquement, mais il a déjà posé une journée de congé. A priori pour repeindre sa cuisine.


Merci Patron

D'après le Guardian, qui rapporte les conclusions d'un panel d'experts, les patrons des grandes sociétés de la Silicon Valley sont bel et bien des psychopathes. Enfin pas tous, mais ces derniers représenteraient entre 4 et 8 % du contingent, contre 1 % dans le reste de la population. Ça serait normal – car fonder une start-up demande une certaine dose d'irrationalité, de persuasion et de sacrifices familiaux – mais problématique. Les patrons psychopathes réussissent à cacher leur absence totale d'émotion, d'empathie et de remords par une attitude charmante et une capacité innée à manipuler leurs interlocuteurs. Ils ont tendance à n'embaucher que des gens dociles, et lorsqu'on leur résiste, font tomber le masque et se transforment en brutes ruinant la vie de leurs employés. N'ayez donc aucun regret d'avoir refusé ce poste d'ingénieur réseau chez Facebook pour aller cultiver du chanvre dans le Larzac, vous êtes probablement plus heureux ainsi.


SAV Express – Nier : Automata sur PC

SAV Express – Nier : Automata sur PC C

ela vous a peut-être échappé dans notre précédent numéro, mais Nier : Automata est le meilleur beat-them-all du moment. Un bonheur n'arrivant jamais seul, le titre vient de débarquer sur PC, libéré des chaînes métaphoriques de son exclusivité PS4. L'occasion pour nous d'y reperdre quelques heures afin de voir ce que vaut le portage. Bon, eh bien déjà, prévoyez une machine bien balèze vu que les spécifications minimales recommandées par Square Enix ne suffisent même pas à faire tourner les menus correctement. Ensuite, préparez-vous à de petites tares techniques ici ou là : toujours un clipping géré n'importe comment avec des objets et des ombres qui poppent à quelques mètres de l'héroïne, ainsi que quelques agaçants micro-freezes quand le jeu cherche à accéder au Net. Plus grave, certains joueurs se plaignent de crashs aléatoires à répétition dès le début du jeu, même si nous n'avons pas rencontré le problème sur nos deux configurations de test différentes. Hormis ces soucis que l'on espère bientôt patchés (ainsi qu'un problème de résolution déjà réparé par un bienfaiteur désintéressé – http://cpc.cx/NierFix), Nier : Automata est toujours excellent et vous serez bien mal avisé de faire la fine bouche le jour où Square Enix se sera sorti les doigts pour fignoler son bébé, qui en a profité pour gagner en finesse sur nos machines de bourgeois.


Pour ces petites soirées où il faut divertir 60 amis

Pour ces petites soirées où il faut divertir 60 amis A

ttention, nous allons parler d'un nouveau jeu de survie multijoueur en accès anticipé sur Steam, mais ne partez pas tout de suite... Merci. Le jeu s'appelle Rend et il est développé par une équipe de cinq bonshommes, dont trois anciens développeurs de World of Warcraft. Leur idée est de proposer une expérience concentrant les meilleurs moments des jeux de survie, et zappant les temps morts. D'après ce qu'ils ont montré, trois factions de 20 joueurs se réuniront sur des serveurs pour construire chacune leur jolie forteresse heroic-fantasy derrière un bouclier magique. Puis cette protection tombera et la base pourra alors être attaquée par une équipe humaine adverse, ou par des hordes de NPC. La direction artistique est très inspirée par World of Warcraft (dans les décors, les couleurs, les animations, le côté un peu anguleux des persos, la vue à la troisième personne...) mais Rend semble représenter une tentative intéressante de renouveler un peu la formule du jeu de survie en multi. Une version en accès anticipé arrive sur Steam au printemps, nous ne manquerons pas de désigner le journaliste le moins populaire de la rédaction pour vous en parler.

 


Télex

Lors d'une conférence à la dernière GDC, un ingénieur software de Blizzard a révélé que 22 % des acheteurs d'Overwatch ne jouaient ni sur une GeForce ni sur une Radeon, mais sur des GPU bas de gamme intégrés à leur carte mère. Je fais la même tête qu'un homme politique qui découvre que le Smic n'est pas à 5 000 euros par mois.


Cerveau moteur

Bon, la réalité virtuelle, c'est fait. Les casques à vomi sont au point, il ne reste plus qu'à améliorer quelques broutilles (confort, résolution...) et ce sera parfait. Mais après ? Sur quoi allons-nous fantasmer en 2020 ou 2030 ? Apparemment, les interfaces cerveau-machine. Quelques grands noms de la technologie sont en train d'injecter des brouettes de dollars dans ce secteur. Elon Musk (Paypal, SpaceX...) a évoqué un mystérieux projet de neural lace dont le but est de réaliser la symbiose entre un cerveau humain et une machine. Mark Zuckerberg (Facebook) a embauché des neuroscientifiques et les a collés dans son Building 8, un bâtiment de Recherche et Développement ultra-secret, pour les faire bosser sur des technologies permettant de partager, via Internet, des expériences émotionnelles et sensorielles directement dans le cerveau. Et le DARPA, c'est-à-dire les savants fous du gouvernement américain, aurait budgété 60 millions de dollars pour trouver le moyen d'enregistrer l'activité en temps réel d'un million de neurones (le record actuel est de 200 neurones...) tout en en stimulant 100 000. Alors je ne suis pas un scientifique, mais je peux d'ores et déjà vous dire que GTA 12 - Return to Liberty City se jouera en branchant un câble sur le port USB qu'on se sera tous fait installer dans le bulbe rachidien.


Le déclin de l'église cathodique

Le déclin de l'église cathodique V

ous avez un vieil écran à tube cathodique en état de marche dans votre grenier ? Alors gardez-le précieusement, il vaudra peut-être bientôt une fortune. Le site VentureBeat fait état de l'angoisse des spécialistes de la borne d'arcade rétro, qui sont en train d'épuiser leur réserve de moniteurs CRT. Depuis que les Samsung et autre Sony ont abandonné la production, il ne resterait plus qu'un unique fabricant chinois possédant des machines capables de produire ces vieux écrans des années 1980-90. Mais il ne dispose plus du savoir-faire humain nécessaire à la création des tubes cathodiques, qui doivent être en partie moulés à la main. Du coup, les stocks s'épuisent. Un gros réparateur de bornes d'arcade anciennes explique ainsi qu'il est en train d'écouler ses 30 derniers moniteurs, sans aucun espoir de renouveler son stock. Dans un futur pas si lointain, s'offrir une borne Pac-Man ou Donkey Kong dans sa configuration originale, c'est-à-dire avec un écran CRT 29 pouces, devrait donc devenir un privilège de millionnaire nostalgique.


Est-ce dans les vieux Protoss qu'on fait les meilleurs soupes ?

Est-ce dans les vieux Protoss qu'on fait les meilleurs soupes ? A

yant arrêté Starcraft le jour où mon meilleur pote m'a infligé un rush zerg 37 secondes après le début de la partie – nous ne nous sommes pas reparlés depuis et c'était en 1999 –, j'ai un peu mal à m'exciter devant pareille nouvelle, mais il semble bien qu'une version remastérisée du jeu sortira en mai ou en juin. L'année dernière déjà, des rumeurs circulaient. Un site coréen (évidemment...) affirme cette fois-ci que le produit est bien réel. Il aurait même été montré à quelques célébrités de l'e-sport ou du streaming lors de la dernière Blizzcon. En plus de proposer des graphismes réactualisés (heureusement, le jeu a quand même près de 20 piges), il sera compatible avec le Battle.net actuel. Après tout, pourquoi pas, cela permettrait à Blizzard de donner un petit os à ronger aux fans en attendant un hypothétique Starcraft 3.

 


Télex

Full Throttle, grandiose point & click motard des années 1990, développé par un Tim Schafer au sommet de son talent, ressortira en version « remastered » sur Gog.com le 18 avril. Quinze euros la mise à jour graphique, tout de même.


Junta, édition professionnelle

Le saviez-vous ? Les exploitants agricoles se forment avec des jeux de plateau (véridique). Le saviez-vous ? La CIA aussi (véridique encore). Lors du festival SXSW à Austin début mars, des analystes de la CIA ont raconté comment ils avaient conçu des jeux de société pour aider leurs agents à collaborer entre eux. Collection, par exemple, se joue comme Pandemic et demande aux agents de sauver le monde libre, ou en tout cas de limiter les dégâts, avec le moins possible d'actions. Kingpin : The Hunt for El Chapo, absurdement complexe, vous fait revivre la traque du parrain mexicain. Enfin « vous », on se comprend, ni vous ni moi n'y jouerons jamais. Bizarrement, aucun jeu ne proposait de renverser un gouvernement d'Amérique du Sud, mais c'est sûrement un oubli.


Le dindon de la force

Le dindon de la force S

ouvenez-vous, c'était il y a dix ans. Après Gears of War, tous les gros jeux avaient adopté une direction artistique « gritty », sale, crado, craspec, et surtout sérieuse. C'était la guerre, la vraie, celle qui ne change jamais. Ça aura mis le temps, mais Sonic vient de s'y mettre. Dans Sonic Forces Forces » au sens « forces armées », pas au sens « hmm, cet odorant thé ginseng-parmesan va me donner beaucoup de forces »), Sonic vivra donc sa petite vie habituelle, en courant et sautant dans tous les sens (il s'agit d'un nouveau Sonic en 3D, avec caméra derrière le personnage), mais cette fois le monde autour de lui sera en guerre, plein de soldats et d'explosions. Sale affaire. En passant, Sonic Mania (le Sonic 2D de cette année, celui qu'on attend déjà un peu plus et qui aurait dû sortir à peu près au moment où vous lirez ce texte) a lui été repoussé à cet été. Re-sale affaire.


Mix Hero

Mix Hero H

armonix, qui a longtemps gagné des fortunes en vendant des jouets en plastique avec ses jeux (d'abord Guitar Hero puis Rock Band), a bien dû se faire une raison : dans le monde du jeu vidéo, les jouets en plastique, ça n'intéresse plus personne. En revanche, il y a un secteur où ça cartonne toujours : celui des jouets. Pour son prochain jeu Dropmix, Harmonix s'est donc associé à Hasbro. Le principe : un plateau de jeu (en plastique bien sûr, et connecté à une app) avec cinq cases sur lequel deux joueurs posent des cartes pour créer un mix musical. L'idée est rigolote, mais à 100 balles le plateau et 5 balles le pack de cinq nouvelles cartes (avec chacune son sample différent, de Earth, Wind & Fire, Jackson 5, Ricky Martin, Skrillex, Weezer...), ça fait peut-être un peu cher du gadget.

 


Télex

Étrangement, les démos de jeu font un timide retour. Vous trouverez celle de Civilization VI sur Steam (60 tours jouables, bien assez pour se faire une bonne idée du jeu) et celle de Halo Wars 2 sur cette abomination qu'est le Windows Store.


Un nuage de laid

Creator's Update, la grosse mise à jour de Windows 10 qui va nous tomber sur le coin de la tronche d'ici peu, ne proposera pas uniquement un Paint en 3D pour faire des dessins moches avec plus de dimensions. Il contiendra également des pubs. Oui, des pubs, en l'occurrence pour SkyDrive, le service de cloud de Microsoft, qui s'afficheront dans un bandeau en haut de l'explorateur Windows. Voilà, comme dans un vulgaire site web. Heureusement, il est d'ores et déjà possible de les désactiver préventivement : Affichage > Options > Options avancées > décocher « afficher les notifications du fournisseur de synchronisation ». Tout du moins, en attendant le prochain patch.


In dino veritas

In dino veritas A

lors qu'on le pensait annulé depuis des années, crevé de sa (pas si) belle mort dans le caniveau attenant à une salle d'arcade texane, Primal Rage II refait parler de lui. Pour les plus jeunes d'entre vous (ou les plus vieux qui ont eu une enfance heureuse), Primal Rage est un jeu de baston gentiment pourri où des dinosaures se mettent sur la gueule en mangeant des villageois qui ne leur ont rien demandé. Sans doute après avoir acheté La Nécromancie pour les nuls, Gruntzilla94 (oui, bon) a sorti une version du titre jouable sur l'émulateur MAME. Pas vraiment légale, même si on doute que des avocats sortent de terre pour danser avec Michael Jackson et faire tomber le projet, cette version permet de s'essayer au titre, dont tous les personnages sont disponibles, l'occasion de réaliser une fois de plus que la vie est une chienne puisque ce second épisode (annulé en partie à cause du déclin des jeux de baston en salle d'arcade) semble quand même meilleur que le premier.


Montrez l'argent

Montrez l'argent O

n commençait à se poser des questions : comment Otherside Entertainment, le studio fondé par des anciens de Looking Glass, pouvait-il financer et développer en parallèle Underworld Ascendant (la suite spirituelle d'Ultima Underworld) et System Shock 3 (sa suite officielle de System Shock), qui plus est en recrutant des stars comme Warren Spector ? Certes, Otherside a levé 900 000 dollars en financement participatif et obtenu un peu de blé de Google pour un mini-jeu en réalité virtuelle, mais ça restait bien léger. Eh bien, on a enfin la réponse : Starbreeze, qui continue de claquer le pognon infini de Payday 2 à droite et à gauche, a annoncé avoir mis 12 millions de dollars pour financer System Shock 3. Très prudemment, aucune date de sortie n'a été mentionnée.

 


Télex

Avec plus de 12,5 millions d'unités écoulées, le Raspberry Pi est devenu le troisième ordinateur le plus vendu de l'histoire de l'informatique, reléguant le Commodore 64 à la quatrième place. Les deux premiers (le PC et le Macintosh d'Apple) n'ont en revanche pas de souci à se faire.


Director's cut

Lors d'un entretien avec The Verge, Neil Hunt, responsable produit de Netflix, a expliqué que sa société envisageait de proposer différents montages des films de son catalogue, notamment pour les gens qui les regardent sur smartphone. Afin que les chefs-d'œuvre du cinéma soient plus agréables à mater dans les transports en commun, sur un écran de 6 pouces, imprégné des effluves de compagnons de voyage transpireux, Netflix aimerait remonter les masters pour inclure par exemple plus de plans rapprochés, afin que l'action reste lisible sur un petit écran. Une preuve de plus de l'amour que Netflix porte au septième art, la plus belle sans doute depuis qu'il a résumé Le Choix de Sophie d'un magnifique « la violence de leur relation donne une idée des atrocités du passé qui les hantent » que n'aurait pas renié Nanarland.


La légende de l'ancien

La légende de l'ancien I

l était une fois un cinéaste finlandais qui, vers la fin du XXe siècle de notre ère, avait connu une belle carrière hollywoodienne avec des classiques du samedi soir comme Die Hard 2Die Harder »), Peur bleue, Cliffhanger et Au revoir à jamais. Depuis, Renny Harlin avait plus ou moins disparu, mais il vient de réapparaître en Chine, où il tourne Legend of the Ancient Sword. Pourquoi on en parle ? Parce qu'il s'agit de l'adaptation du jeu vidéo chinois Gu Jian Qi Tan, gros succès là-bas et complètement inconnu par ici. Pendant qu'on y est, la liste de jeux envahissant les cinémas s'agrandit : Jason Momoa (Khal Drogo dans Game of Thrones) a été recruté pour jouer Rico Rodriguez dans le film Just Cause (par le réalisateur du futur film tiré de Rampage, en cours de tournage) et Donnie Yen (qui jouait récemment dans Rogue One) sera Wei Shen dans le film tiré de Sleeping Dogs. Si ça peut motiver Square Enix à sortir un Sleeping Dogs 2...

 


Amazon Game continue de faire ses courses au rayon des vieilles célébrités du jeu vidéo. Aujourd'hui, c'est Louis Castle, connu pour avoir cofondé Westwood, qui se retrouve à la tête de Crucible pour le compte du géant de la vente par correspondance.


Vibre, ô ma sœur

« La réalité dépasse la fiction », tout le monde le sait. Ce qu'on ne sait pas, en revanche, c'est pourquoi. Eh bien, tout simplement parce que la réalité, contrairement aux fictions, est ridicule et que la honte interdit aux auteurs d'aller aussi loin. Prenez ces deux exemples tirés de l'actualité. Les écrivains de SF du XXe siècle auraient pu imaginer le NounoursGate (voir Canard PC précédent), ces jouets connectés qui enregistraient à leur insu les conversations des enfants. Mais auraient-ils osé écrire les mésaventures de We-Vibe, un sextoy connecté dont les vibrations peuvent être contrôlées à distance ? Rassurez-vous, le dispositif n'a pas été hacké (heureusement pour les entrejambes, qui sinon auraient fini en charpie). Il communiquait néanmoins au constructeur des statistiques d'usage très détaillées. Pas franchement enchantés, les clients ont porté l'affaire devant la justice. We-Vibe leur a finalement versé 3,75 millions de dollars à l'amiable.

 


Disney vient d'annoncer son Afternoon Collection qui reprendra six chouettes jeux de la NES (les DuckTales, Darkwing Duck, les Chip'n Dale et TaleSpin) qui se verront agrémentés d'un boss rush, d'un mode rewind et de documents d'époque. Ça coûtera 20 euroboules et c'est prévu pour le 18 avril sur Steam et consoles.


Sinon, on peut jouer à l'aquitaine

Depuis le 22 mars, Rocket League bénéficie d'une mise à jour qui apporte un nouveau mode de jeu. Son objectif, en gros, consiste à faire rebondir la balle contre le sol pour créer des ouvertures qui servent ensuite de buts. Difficile à décrire, le dropshot devient digne du cul-de-chouette lorsque les développeurs tentent de détailler ses mécaniques : « La nouvelle balle a trois phases différentes, chacune plus puissante que la dernière, qui détermine la quantité de dégâts qui sont causés lorsque celle-ci frappe dans les panneaux au sol. Les deuxième et troisième phases sont activées en accumulant plusieurs touches avec les véhicules. Donc, plus la balle reste éloignée du sol, plus elle devient puissante. Bien que la première phase de la nouvelle balle n'endommage qu'une tuile lors de l'impact, la deuxième et la troisième phase peuvent endommager jusqu'à sept et dix-neuf panneaux, respectivement. » Maman.

 


Télex

Visiblement désireux de partager leurs galèr... pardon, leur expérience, les développeurs de No Man's Sky ont décidé de monter un incubateur, Hello Labs, dédié aux jeux en génération procédurale. Ils fileront un peu de blé, quelques conseils techniques et surtout deux ou trois astuces pour sortir de chez soi sans se ramasser une volée de tomates pas mûres.


Pour se délasser, rien ne vaut un bon ban

Imaginez : vous êtes en train de jouer à For Honor et un frisson vous parcourt l'échine. Votre intuition vient de vous faire sentir qu'il se passe un truc anormal, puisque vous êtes en train de gagner. Oui, vous qui n'avez pas des dizaines d'heures à claquer chaque semaine dans un unique jeu vidéo, vous roulez sur l'équipe adverse qui, après un décompte rapide, se résume à une seule personne. Où sont les autres ? Dans la zone de départ, à faire de petits mouvements pour ne pas se faire kicker pour « inactivité ». C'est mal, mais tout va bien puisque Ubisoft en a eu marre, au point de coller 1 500 bans temporaires et 4 000 avertissements pour ce genre de pratique. Sympa, mais faire la tournée des domiciles avec un véritable banhammer serait sans doute plus efficace.


Ça change l'avis

Sans aller jusqu'à dire des gros mots, il est tout de même aisé d'affirmer que le système de reviews sur Steam est un peu tout pourri du cul. Zut, raté. Toujours est-il que ce dernier est victime de quelques failles qui permettent aux joueurs de punir un jeu pour un patch foireux ou un DLC moisi, tandis que des développeurs peu scrupuleux n'hésitent pas à donner des clés contre des avis positifs. Valve entend corriger le tir en limitant le calcul de l'évaluation des utilisateurs aux avis issus de copies payées et non remboursées. À terme, l'objectif serait de protéger les développeurs contre ce qu'on appelle le review bombing mais aussi de promettre des moyennes plus justes, car calculées grâce « aux avis de consommateurs engagés, qui ont payé leur copie ». Et pour l'instant, aucune fourche de joueur ni torche de développeur ne semble se dessiner à l'horizon. Surprenant.