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Par L-F. Sébum | le 16 septembre 2019

Canard PC 399 : Édito

News du CanardPC N°361

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e géant du streaming Netflix a beau se faire huer au Festival de Cannes (probablement par des producteurs millionnaires qui embauchent Christian Clavier pour 90 % de leurs films), il continue à investir massivement dans la production de contenu original. Et leur nouvelle annonce a fait beaucoup de bruit dans le milieu du jeu vidéo : il s'agit d'une série télé basée sur The Witcher. Un des réalisateurs sélectionnés est d'ailleurs celui qui a signé les grosses vidéos d'introduction des trois épisodes développés par CD Projekt Red, Tomas Baginski. Le créateur de l'univers, Andrzej Sapkowski, sera lui consultant artistique. Ça le calmera peut-être un peu, car cet auteur, qui est passé à côté d'une fortune en vendant sa licence à CD Projekt pour une somme fixe plutôt que des royalties, est tout aigri ces temps-ci. Il y a quelques semaines, il déclarait même que le jeu vidéo lui faisait perdre des ventes de livres... Le casting de la série n'a pas encore été annoncé, mais toute la grande famille du cinéma pense bien sûr à la même personne pour jouer Geralt of Rivia. Je n'ai même pas besoin d'écrire son nom, c'est une telle évidence... Oui, ce sera vraiment le sommet d'une grande carrière pour Fabrice Luchini.

 


La version PC de Destiny 2 ne sortira pas sur Steam mais sur le Battle.net de Blizzard. Cette décision est assez logique, puisque Bungie (le développeur de Destiny 2) est sous contrat d'édition avec Activision, qui possède Blizzard. L'éditeur américain semble ainsi marquer son désir d'avoir sa propre plateforme de distribution, à l'instar d'Ubisoft avec UPlay et Electronic Arts avec Origin.

Ma cité va craquer

Attention, il se passe quelque chose en Chine : ils bâtissent des zones industrielles entières dédiées à... l'e-sport. Ouais, je sais. La première est en est construction à Taicang (3,5 km²), la seconde à Chongqing (budget : 580 millions de dollars). Que vont-ils y mettre ? Je n'en ai aucune foutue idée. Mais attendez, il y a mieux (ou pire, c'est selon). Tencent, le géant chinois du jeu vidéo, envisage lui carrément de bâtir une ville entière tournée autour de l'e-sport, près de Wuhu (c'est à l'est de la Chine). Cette ville nouvelle comprendra une université e-sport, un data center, un parc d'attractions e-sport, un « quartier créatif » et un pôle dédié à l'animation. Bon, c'est quand même difficile d'imaginer à quoi peut ressembler une ville e-sport. J'imagine que le maire sera l'habitant au meilleur kill/death ratio, que les arrêts de bus ne seront accessibles qu'en rocket jump et que les trois principales avenues s'appelleront Top Lane, Mid Lane et Bottom Lane.

Monde des garçons-vachers en ligne

Monde des garçons-vachers en ligne Début mai, une capture d'écran anodine avec une ville du Far West et un cow-boy est apparue sur la toile. Il n'en fallait pas plus pour que cette dernière s'enflamme et que de nombreux sites supposent qu'il pouvait s'agir d'une illustration de Red Dead Redemption 2 qui aurait fuité. « Biznèce az youjol », comme disent nos amis Anglo-Saxons. Il s'agissait en réalité d'un screen de Wild West Online, un MMO qui doit sortir cette année sur PC. Les développeurs du studio 612 Games se frottent aujourd'hui tellement les mains qu'en les reliant à une dynamo, on pourrait alimenter en électricité un village de 1 200 habitants. Quasi inconnu jusqu'alors, le jeu a bénéficié d'une notoriété inespérée, trouvé des investisseurs, si bien que le studio a annoncé qu'il pouvait désormais se passer de la campagne Kickstarter prévue pour boucler le budget. Ça, ça va donner des idées à d'autres petits malins...

Pour les gros sacs à d20 que vous êtes

Pour les gros sacs à d20 que vous êtes Celui-ci, on ne l'avait pas vu venir. Pas même notre Izual qui tout récemment guettait, tapi dans les herbes hautes, tous les jeunes RPG qu'il pourrait bientôt croquer. Pathfinder : Kingmaker, adaptation du jeu de rôle papier du même nom, vient d'être annoncé. Il sera développé par Owlcat, en partenariat avec Paizo (l'éditeur du JdR original) et Chris Avellone est venu faire une pige pour l'écriture. À en croire le communiqué, qui se garde bien de livrer une date de sortie, le jeu sera très orienté, en plus de ce que l'on peut attendre d'un RPG old school isométrique, sur les relations avec ses compagnons, ainsi que sur de la conquête de territoire et la gestion d'un royaume. Ce qui est, avouons, raisonnablement excitant. La nouvelle est d'autant mieux accueillie que Pathfinder mérite mieux, en guise d'adaptation vidéoludique, qu'un MMO qui a l'air d'agoniser avant même d'être né, et dont Kahn Lusth ne peut évoquer l'existence sans trémolos dans la voix.

 


Dontnod, les nouvelles rockstars du jeu vidéo français depuis l'énorme succès de Life is Strange (trois millions de joueurs) ont enfin confirmé que Life is Strange 2 était en développement. C'est l'équipe du jeu original qui s'en charge. Pas plus de détails pour l'instant, ni même pour bientôt car le jeu ne sera pas montré à l'E3.

Là, ça va trop loin

Si vous jouez à Nier Automata sur PC dans des conditions décentes, c'est probablement grâce au FAR Mod. Ce petit programme, principalement utilisé pour obtenir un frame rate correct, vient de franchir un cap que certains ont jugé inacceptable, en imposant un contrôle de l'API Steam qui empêche les versions illégales du jeu de fonctionner. Encerclé par une horde d'abrutis qui souhaitaient venger cette odieuse entrave à la libre circulation de la culture, le moddeur a donc tenté de s'expliquer en affirmant que cette mesure était nécessaire à sa protection juridique et ne représentait en rien un jugement moral. Un argument imparable ; hélas, son auteur a fini par se faire bannir de son propre topic sur les forums de Steam, après avoir traité quelqu'un de « crétin de pirate ».

Temps de creuser son cylon

Temps de creuser son cylon Défi du jour : nommez un seul bon jeu vidéo officiel Battlestar Galactica. Bon, j'imagine que votre temps est précieux, alors ne le gaspillez pas à réfléchir trop longtemps : c'est inutile. En réalité, seuls des moddeurs motivés sont parvenus, jusqu'à ce jour, à créer du contenu correct autour de la licence, comme Beyond the Red Line et Diaspora pour Freespace 2, ou encore Fleet Commander pour Homeworld 2. Cet été, on verra si la malédiction sera levée, quand l'éditeur Slitherine sortira une nouvelle tentative, un jeu de combats spatiaux en temps réel, avec pause active et une histoire qui a tout l'air de se tenir juste avant le grand nettoyage de l'humanité par les légions de grille-pains vindicatifs. Cela s'appellera Battlestar Galactica Deadlock et j'ai d'abord lu « dreadlock », imaginé des centurions aux cheveux longs et gras et ça a illuminé ma matinée.

Avocats bien mûrs

Avocats bien mûrs Tout allait merveilleusement bien pour Prey for the Gods, un jeu inspiré de Shadow of the Colossus pour lequel les Américains de No Matter Studios avaient récolté plus de 500 000 dollars pendant l'été 2016. Et puis Bethesda est arrivé avec ses courriers d'avocats. Ben oui, eux sortent le jeu Prey, vous voyez bien qu'on risque de confondre les deux ! Pour éviter de dépenser tout l'argent des backers au tribunal, l'équipe de No Matter a courbé l'échine et renommé son jeu Praey for the Gods, un titre dont la laideur a pleinement satisfait Bethesda. Contactée par les médias américains, la firme a bredouillé « oui non mais attendez on leur avait envoyé des lettres avant, et puis il y avait d'autres solutions, par exemple quand on a fait le même coup à Mojang pour Scrolls ils nous ont loué le droit d'utiliser ce mot ». Leur bonté les perdra...

 


Télex The King of Fighters XIV arrivera sur Steam le 15 juin. Prix annoncés : 44 euros pour le jeu de base (avec en prime deux costumes pour Kyo Kusanagi et Geese Howard) et 55 euros pour la version avec Deluxe Pack, qui rajoute quatre personnages et dix costumes.

Il valait mieux la bâcler

Joel Bylos est un homme prudent. Du haut de ses années d'expérience, le directeur créatif de Funcom est, certes, très heureux de voir que Conan Exiles s'est vendu par palettes, mais également inquiet que ces ventes ne génèrent une attente irréaliste chez les joueurs. Un cheminement de pensée qui l'a tout naturellement conduit à repréciser le gameplay des combats, sans chercher à maquiller la réalité. « Nous ne nous attendons pas à ce que les combats de Conan Exiles soient à la hauteur d'un jeu comme Dark Souls. Nous voulons qu'ils soient amusants mais, sans avoir des années à investir dans leur développement, nous ne créerons pas quelque chose qui puisse rivaliser avec Chivalry. Notre ambition, telle qu'elle était indiquée au début de l'early access, est donc d'obtenir un jeu dans la veine d'un Dark Messiah ou d'un Skyrim moddé. » Quelque chose me dit que le mot « ambition » ne correspond pas tout à fait à cette description.

Il est occupé, ce Siege ?

Il est occupé, ce Siege ? Depuis un an et demi, la communauté Rainbow Six : Siege s'était habituée à voir débarquer deux nouveaux personnages et une carte inédite tous les trois mois. Par exemple, en février, elle avait vu arriver deux opérateurs du très espagnol Grupo Especial de Operaciones ainsi qu'un terrain de jeu situé à Ibiza. Depuis, plus rien. Ubisoft a annoncé un peu en catastrophe que le contenu du mois de mai serait remplacé par l'Operation Health, une série de patchs qui répareront certains des bugs du jeu, pourtant dans un état fort correct mis à part quelques cafouillages côté serveur ou sur la gestion des parties classées. La routine reprendra dès le mois d’août avec des personnages hongkongais et polonais. Et l'espoir, un brin optimiste, que les joueurs ne seront pas allés voir ailleurs pendant ces six longs mois sans nouveau contenu.

Averse que pourra

Averse que pourra Discrets dans la réussite, les développeurs de Hopoo Games (Risk of Rain, Deadbolt) ont tranquillement annoncé, par l’intermédiaire d’un billet sur leur blog, que ça faisait maintenant six mois qu’ils étaient au turbin sur la suite de Risk of Rain. Si l’idée peut prêter à sourire, à bondir de joie ou à éclater d’un rire maniaque pendant une dizaine d’heures d’affilée, une petite inquiétude subsiste. Voyez-vous, le premier épisode mettait l’accent sur la recherche et les trésors à ramasser, certes, mais également sur un nombre exponentiel d’ennemis qui se jettent sur le(s) joueur(s), jusqu’à atteindre des foules dignes d'une file d’attente de Paris Games Week. Cette recette, Hopoo Games va la décliner en 3D. Sans juger une seconde la qualité visuelle des gifs et images présentés (le jeu est au tout début de son développement), on peut toutefois s’inquiéter du gigantesque bordel ingérable que pourrait devenir un Risk of Rain en trois dimensions. Allez, avec un peu de chance, dans quelques mois les développeurs crieront « SURPRISE ! » avant d’avouer que c’était une blague et de montrer des images du vrai Risk of Rain 2.

 


Maradona, qui voulait porter plainte il y a peu contre Konami, accusant l'éditeur de l'avoir inclus dans PES 2017 sans son accord, est désormais un des ambassadeurs du titre. Selon certaines sources, un gros chèque et un petit bisou auraient aidé l'ancien footballeur argentin à se calmer.

Reste-il encore un e-sport ?

Qu'est-ce qui pousse toutes ces équipes d'Overwatch à se dissoudre les unes après les autres depuis quelques semaines ? À en croire les journalistes d'ESPN, le phénomène aurait commencé au moment où Blizzard s'est mis à réclamer 20 millions de dollars pour inscrire une équipe dans sa ligue officielle. Conséquence, les petites organisations qui survivaient jusqu'ici grâce aux jambons et aux sacs de riz gagnés par leurs joueurs se sont fait exclure sans ménagement. Et du côté des fans ? On allume des fumigènes et on démonte des bancs en scandant des chants insultants. Face à la grogne, Blizzard s'est donc retrouvé contraint de sortir de sa réserve pour expliquer sobrement que certaines parties pourraient utiliser de la désinformation pour faciliter leurs négociations. Triche, dopage et maintenant manipulations... L'e-sport est devenu un sport comme les autres.

La mémoire dans le pot

La mémoire dans le pot Savez-vous ce qu’on appelle le Mandela Effect ? C’est ce qui arrive quand  plusieurs personnes pensent se souvenir d'un événement qui ne s’est en fait jamais passé – nom trouvé en 2010 par une blogueuse qui pensait, avec un groupe d’amis, que Nelson Mandela était mort en prison dans les années 1980 alors qu’il est décédé en 2013. C’est peu ou prou ce qui est arrivé avec Arc Symphony, un RPG PlayStation remis sur le devant de la scène par quelques développeurs indés il y a quelques semaines. Nombre d'entre eux se sont mis à mentionner le jeu – une gemme oubliée de l’ère 32 bits –, chacun montrant boîtes de jeu et CD de démo retrouvés dans des cartons. Mais il se trouve que ce RPG n’a en fait jamais existé et s’avère n’être qu’une campagne de com' pour le vrai Arc Symphony, un jeu de l’excellente Sophia Park (gratuit, disponible sur itch.io) prenant place sur un forum fictif de fans du faux RPG. Le plus difficile dans l’affaire reste encore de démêler les vrais blagueurs qui étaient dans la confidence des vrais blaireaux qui, eux, ont assuré y avoir joué juste pour ne pas passer pour des cons.

L'assassin assassiné

L'assassin assassiné Sale période pour l'agent 47 : alors que tout semblait lui sourire, que tout le monde avait aimé ses dernières aventures (malgré des doutes au départ sur le modèle économique) et qu'il enchaînait les assassinats, voilà que lui-même se retrouve sur le carreau. Square Enix, maison-mère d'IO Interactive et propriétaire d'Hitman, a décidé début mai d'abandonner la franchise et son développeur, qui lui ont récemment coûté 39 millions d'euros. Que va-t-il se passer ? Square Enix s'est engagé à aider IO Interactive à trouver un nouvel investisseur, sans garantie de réussite. Selon le site allemand GameStar.de, IO emporterait au passage les droits sur Hitman, ce qui est bien la seule bonne nouvelle de toute cette affaire. Encore faut-il qu'IO Interactive trouve un nouveau propriétaire, ce qui n'est pas gagné : la mode n'est plus vraiment aux gros AAA solo comme sait les faire le studio.

 


La nouvelle date de sortie de South Park : The Fractured But Whole est connue : ce sera le 17 octobre de cette année. Ou de l'année prochaine. Ou de la suivante. Non, parce qu'avec le nombre de reports déjà accumulés, on a juré de ne plus jamais jurer de rien, ce qui est un vœu pieux autant qu'une injonction paradoxale.

La VR nous le dira

Un peu plus d’un an après la sortie de l’Oculus Rift, le casque de réalité virtuelle de tonton Facebook, suivi par le HTC Vive et le PS VR, les bilans sont ternes. Beaucoup de jeux (plus de 830 disponibles sur Steam), n’offrant souvent que peu de contenu, peu de joueurs (quelque chose comme 0,2 % des possesseurs de comptes Steam)... au point que Jean-Yves Lapasset, directeur de la stratégie chez Sega, confiait à nos collègues du Monde : « Personnellement, je n’y crois plus. » Du côté de Microsoft, on semble avoir compris que des casques à 600 ou 700 euros, c’était décidément trop cher, la firme a annoncé en partenariat avec Acer un Windows Mixed Reality VR à 300 euros, manettes incluses. Si vous avez déjà casqué, rassurez-vous. Deux champs sont très intéressés par la VR : l’immobilier, qui y voit la possibilité de faire visiter des maisons à des acheteurs lointains et de permettre de se projeter dans des projets de rénovation. Et l’industrie du porno qui euh, voilà, je ne vous fais pas de dessin.

Thief, efficacité et brillance dans toute la maison

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ébut mars, pour une raison connue d'eux seuls, des producteurs de cinéma avaient acheté à Square Enix les droits pour faire un film Thief. Oui, Thief, les jeux de Looking Glass (puis Ion Storm Austin, puis Eidos Montréal) au nom imprononçable en France, au point que les premiers avaient été renommés ici Dark Project. Thief, dont le dernier épisode, sorti en 2014, a échoué sur tous les plans, surclassé par Dishonored. Bref, Thief, que tout le monde avait oublié. Mais en mai, les producteurs hollywoodiens ont mis à jour leur site, annonçant au passage et à la surprise générale qu'un nouveau Thief était en cours de production... Le patron d'Eidos Montréal, visiblement le plus surpris du lot, s'est empressé de démentir dans un tweet ironique. Depuis la sortie de son dernier Deus Ex l'été dernier, le studio bosse désormais sur un jeu Marvel.


L'ultime voyage

L'ultime voyage Après des années d'attente, tout le monde attendait sans doute un peu trop de Mass Effect : Andromeda. Les fans de la série rêvaient d'un jeu plus réussi, les développeurs d'un meilleur accueil critique et Electronic Arts de meilleures ventes. Manque de pot, c'est EA qui tient les cordons de la bourse et, selon le site Kotaku, l'éditeur a décidé de mettre la série « en pause ». Ce n'est pas forcément définitif, mais c'est aussi ce qu'ils disaient de Medal of Honor et Dead Space, alors concluez-en ce que vous voulez. Une partie des employés de Bioware Montréal a été réaffectée vers d'autres studios d'EA, et les autres resteront sur place pour continuer à patcher Andromeda et filer un coup de main à Bioware Edmonton, qui bosse sur une nouvelle franchise. Laquelle, d'abord prévue pour début 2018, vient finalement d'être repoussée. Quand ça veut pas...

 


Lars Doucet, cofondateur du studio Level Up Labs, a révélé au jour une statistique des plus terrifiante : 75 % des jeux taggés « indé » sortis sur Steam entre février et avril ont gagné moins de 1 000 dollars pendant le mois de leur lancement.

Drone de saut

Jusqu’à maintenant, l’humanité n'avait trouvé qu'une utilité aux drones : donner à notre collègue Fishbone l’occasion de se lamenter sur l’avenir de la civilisation occidentale (vous pouvez pour vous en convaincre consulter l’intégralité des news hardware de ces trois dernières années). Mais voilà qu’un Letton, Ingus Augstkalns, vient de réaliser un exploit susceptible d’élargir un peu la palette émotionnelle de notre magnétiseur favori. Accroché à un super drone doté de 28 propulseurs, il s’est élevé dans les airs à 330 mètres de haut avant de tout lâcher pour un petit saut en parachute. Interrogé sur ce qui ne devrait pas tarder à devenir une mode, notre chaman du matériel a sobrement déclaré : « J’ai hâte de voir les premiers aplatissages sur YouTube. »

 


Télex Adieu, Alan Wake, à jamais dans nos cœurs (roh, allez, si, soyez sympas) à défaut d'être dans les étalages. Remedy vient de retirer le jeu des magasins – Steam compris – à cause d'une vague histoire de droit d'utilisation des musiques qui aurait expiré. Son médiocre spin-off American Nightmares est lui toujours disponible, comme quoi il n'y a aucune justice dans ce monde cruel.

À fond les manettes

Aujourd’hui dans Canard Philo, nous abordons l’une des questions centrales de la ludosophie : « Un jeu console est-il encore un jeu console si l’on y joue au clavier et à la souris ? » Qu’est-ce qui constitue l’essence d’un jeu console ? À l'origine de cette interrogation, on trouve l’annonce faite par Microsoft : les mois qui viennent devraient voir arriver la compatibilité entre sa dernière console et ces antiques tablettes pleines de touches que sont les claviers. Désireux de faciliter la vie des développeurs indépendants – et de ne pas se laisser totalement distancer par la PS4 –,  Microsoft fait un pas en direction des manettophobes. Mais ménage des rentrées d’argent : pour l’heure, il « ne garantit pas que toutes les souris pourront être compatibles ». Ce qui nous mène à une nouvelle interrogation : le mercantilisme est-il soluble dans le clavier-sourisme ? À la semaine prochaine.

 


Il y a trois ans, nageant sous les dollars des ventes de Payday 2, Starbreeze annonçait son prochain FPS : Overkill's The Walking Dead, prévu pour 2016. Bon, finalement, ils sont encore en préproduction et ça ne sortira qu'en 2018, mais pourquoi se presser alors que Payday 2 continue de se vendre comme des petits pains délicieusement dorés au four et fourrés à la saucisse ? Mince, j'ai faim maintenant.

Le Bonnell phrygien

Souvenez-vous : c'était les années 1980, et vous passiez vos après-midis à pleurer face à la difficulté absurde des jeux Tintin ou Astérix. Trente ans après, heureusement, vous ne ressassez plus votre enfance brisée par les adaptations de jeux franco-belges de chez Infogrames. D'ailleurs, vous avez développé un curieux syndrome de Stockholm et vous aimeriez bien voir les responsables de vos larmes d'enfant siéger à l'Assemblée nationale, ben oui, ça aurait de la gueule. Oh eh ben tenez, ça tombe super bien, Bruno Bonnell – cofondateur et président historique d'Infogrames – se présente justement aux législatives à Villeurbanne, pouf, comme ça, parce qu'il avait envie (et qu'après s'être reconverti dans la robotique, il a soutenu très tôt le mouvement d'Emmanuel Macron). Son slogan ? « La France Tintin au Tibet »

 


Toujours à la pointe du réalisme en matière de simulation sportive, la série Fifa vient de franchir un nouveau palier en offrant une fidèle modélisation du hooliganisme. Quatre personnes ont été mises en examen à Reims suite à la mort d'une cinquième, étranglée après qu'un pari sur une partie Fifa a mal tourné.

Tombés dans le panneau

Un panneau publicitaire est tombé en panne à Oslo. Cette information, tellement anecdotique qu'elle devrait en temps normal se situer quelque part entre « Donald Trump a encore dit une connerie » et « Peter Molyneux a encore dit une connerie », devient digne d'intérêt lorsqu'on apprend que, sur l'écran dudit panneau, en lieu et place de l'habituelle photo de pizza, se trouvait une console texte où l'on pouvait lire des informations du genre « jeune homme, temps d'attention : 265 sur 765 » ou « femme adulte, temps d'attention : 609 sur 609 ». Bref, des données sur les personnes qui sont passées devant le panneau et l'attention qu'elles lui ont consacrée. Le progrès fait rage.

Un père et passe

Non, quoi qu'on en dise, tous les youtubeurs ne sont pas des enfants : certains en ont. C'est le cas de Mike Martin, propriétaire du compte YouTube DaddyOFive ainsi que d'une paire d'enfants qu'il met en scène dans de petites vidéos où il leur fait des cadeaux, leur reproche des bêtises imaginaires, leur dit qu'ils ont été adoptés ou les secoue à tel point qu'ils finissent parfois les séquences en larmes ou avec des ecchymoses. Eh bien, Mike devra trouver un autre moyen de faire des sous sur Internet, puisque la garde de ses enfants vient de lui être retirée, son excuse « mais-euh c'était pour de faux-euh » n'ayant pas convaincu la justice.

Du nouveau à l'Ouest ?

À en croire des sources diverses mais concordantes (des gens qui ont repéré une équipe vidéo en train de tourner un trailer et Jason Schreier de Kotaku, qui est toujours dans les bons bails), le prochain Far Cry se déroulerait dans le Montana. Sitôt cette information connue, une rumeur a commencé à bruisser comme seules savent le faire les rumeurs : Far Cry 5 se déroulerait au Far West. Pourquoi ? Eh bien, parce qu'il y a quelques années, Ubisoft avait demandé aux joueurs dans quel environnement ils aimeraient voir se dérouler un Far Cry, et que la conquête de l'Ouest était l'un des choix proposés. Voilà. Bref, on n'en sait pas lourd, et c'est sans doute là que réside la véritable info : pour la première fois peut-être, le contenu d'un jeu Ubi n'a pas fuité. MàJ : à quelques heures du bouclage, Ubisoft vient de sortir une poignée de teasers, et le jeu semble finalement parti pour ressembler davantage à Délivrance qu'à Il était une fois dans l'Ouest.