368
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le 14 octobre 2017

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Par L-F. Sébum | le 4 octobre 2017

Canard PC 368 : Édito

News du CanardPC N°364

Crédo d’impie

Crédo d’impie J’aime imaginer ce que peuvent donner les réunions au sommet d’une entreprise comme Ubisoft. Le processus créatif qui aboutit à la plupart de leurs idées me fascine. J’imagine par exemple que c’est par un beau matin de juin que Jean-Mi' du département Recherche et drogue, encore en descente de la veille, a proposé de lancer la production d’un dessin animé Assassin’s Creed, menée par Adi Shankar, déjà à l’œuvre sur le Castlevania commandé par Netflix, mais également producteur du Territoire des loups et Dredd. Pour les besoins de cette brève, j’ai donc regardé le premier épisode de Castlevania il y a quelques minutes et… ben c’est pas brillant. Il n’a pour lui que son générique et ses décors, ainsi qu’une épatante propension à poser des situations pleines de potentiel avant de tout ruiner avec une animation aux fraises ou des grossièretés à tout-va. Du coup, concernant Assassin’s Creed, je vous conseille d’en attendre environ autant que d’un thé offert par Vladimir Poutine.

 


Bandai Namco, apparemment décidé à gagner le prix de l’éditeur le plus imprévisible de la quinzaine, a annoncé coup sur coup un partenariat avec Counterplay Games pour le marketing et le service client de Duelyst ainsi que l’arrivée d’un DLC bowling pour Tekken 7 en août prochain.

Saga Attila, ambiance de la frousse

La dernière fois que j'ai discuté avec les gens de The Creative Assembly (au moment du lancement du Total War : Warhammer), je leur avais demandé : « Bon les amis, vous avez fait les Romains, les samouraïs, les guerres coloniales, les Ottomans, les Huns, le Moyen Âge... Qu'est-ce qu'il peut bien vous rester à exploiter ? ». Goguenards, ils m'avaient promis que le futur Total War – sur lequel ils travaillaient déjà – se déroulerait à une époque « never seen before » chez eux. Il semble bien que... ces gredins m'aient menti ! Le studio anglais vient en effet d'annoncer Total War : Saga. Il s'agira d'une série d'épisodes se concentrant sur des périodes historiques plus courtes (quelques mois, quelques années grand maximum) et sur un unique personnage – par exemple Napoléon ou Attila. Le gameplay sera identique aux Total War originaux, mais la campagne sera plus ramassée, concentrée en batailles et en événements. En fait, les développeurs ne m'ont pas vraiment pipeauté. Car ces Sagas seront des produits dérivés de la franchise Total War. De nouveaux épisodes classiques, s'étalant sur plusieurs décennies, continueront à sortir en parallèle. Et j'espère bien sûr qu'ils se dérouleront à des époques inédites. Non parce que le mensonge, je ne supporte pas ça, disais-je encore hier soir à Rihanna alors qu'elle me massait les pieds dans sa propriété de Melun.

Le dé sous des cartes

Le dé sous des cartes Profitons de ce petit bout de page pour discuter d’une licence que vous ne connaissez probablement pas puisqu’elle n’est jamais sortie en Europe : Culdcept. Une série de jeux de cartes qui survit bon an mal an depuis son premier épisode sur Sega Saturn, grâce à ses mécaniques uniques : les joueurs se déplacent sur un plateau de jeu de l’oie mais, au lieu de poser des propriétés sur leur case comme au Monopoly, ils y installent des monstres qui corrigeront vertement les joueurs qui ne se seront pas acquittés d’un petit impôt en passant par là. Les cartes permettent d'invoquer des bestioles mais également de jouer des sorts pendant que ces dernières combattent. Ajoutez à cela que les cases sont toutes rattachées à divers éléments qui modifient les forces et faiblesses des créatures, et vous obtenez un jeu de tactique sacrément intrigant. Eh bien, la bonne nouvelle c’est que la série arrive en Europe avec Culdcept Revolt sur 3DS, prévu pour le 6 octobre prochain, malheureusement sans traduction française. Mettez-le sur votre radar, on vous dira ce que ça vaut d’ici là.

L’autre guerre des étoiles

L’autre guerre des étoiles Le studio Imagos Softworks, au travail après la campagne Kickstarter réussie pour Starr Mazer, est actuellement en conflit avec sa talentueuse compositrice, Alex Mauer. Cette dernière affirme ne pas avoir été payée pour son travail sur Starr Mazer DSP – un second jeu, en accès anticipé, sorte d’amuse-gueule pour attendre la sortie du premier – et a donc demandé son retrait de Steam en attendant que l’affaire soit résolue, tout en mettant la bande-son du jeu en vente sur son site pour 1 000 dollars. Visiblement très énervée, Mauer a également signalé à YouTube toutes les vidéos qui contenaient sa musique ou ses bruitages (sur Starr Mazer DSP, mais également Death Road to Canada et Duck Game), des trailers officiels aux plus petits let’s play réalisés par des ados de quinze ans. L’affaire ne devrait pas tarder à passer en justice, à moins que les deux parties ne trouvent un terrain d’entente d’ici là. Chose dont on peut aisément douter puisque Alex Mauer a menacé de mort un youtubeur qui suivait l’affaire ainsi que l'avocat d'Imagos Softworks, tandis que le studio propose ouvertement aux vidéastes de leur envoyer une copie du contrat signé par Mauer pour annuler leurs signalements.

 


L'édition remasterisée de Starcraft, avec son extension Brood War et ses pixels moins pixellisés, sort cet été, le 14 août précisément. Si cela vous démangeait depuis longtemps de filer une quinzaine d'euros à Blizzard, vous avez désormais deux occasions de le faire : soit pour cette réédition d'un jeu mythique, soit pour un nouveau personnage dans Diablo III.

L'homme qui vit la verge

Brenton Hooper vit en Islande, pays où il faut payer une taxe à chaque fois qu'on reçoit un colis de l'étranger. Il a cependant été assez surpris lorsque les douanes l'ont contacté pour lui facturer un colis qu'il n'avait pas commandé. À sa demande, les autorités islandaises l'ont ouvert et lui ont envoyé sa description : « Deux sacs d'ours en guimauve en forme de pénis, des paillettes, des confettis en forme de pénis et une feuille portant l'inscription Bouffe ce sac de pénis » (une formulation insultante et commune dans les pays anglophones). Rien d'inhabituel pour Brenton Hooper, développeur de EVE Online qui bidouille l'équilibrage du jeu et s'attire régulièrement les foudres d'une partie de sa communauté. Sa situation s'améliore tout de même d'année en année : il avait reçu en 2016 un phallus d'un mètre de long découpé dans du carton, nettement moins savoureux que de la guimauve.

Attention, derrière toi, un Fricosaurus !

Attention, derrière toi, un Fricosaurus ! Assister à la sortie d'accès anticipé d'un jeu de survie, c’est comme voir s’écouler une semaine sans entendre une connerie sortir de la bouche d’Eric Ciotti : ce n’est pas courant et on a envie de marquer le coup pour fêter ça. Les développeurs d’Ark : Survival Evolved aussi, visiblement… Le prix de leur jeu, qui sera officiellement « terminé » (notez les guillemets, tant il est, toujours à l’heure où l’on écrit, optimisé à la truelle) début août, a soudainement grimpé de 150 %. Oui, oui : 70 eurothunes dans nos contrées. De la part de Wildcard, studio qui n’a pas hésité à vendre une extension pour un jeu toujours en alpha, on ne devrait s’étonner de rien, remarquez. Officiellement, c’est un « alignement des prix » de la version PC sur les tarifs console, pour ne léser personne. C’est vrai qu’auparavant, Wildcard avait déjà aligné le taux d’images par seconde de son jeu sur celui des consoles, on peut donc lui reconnaître une certaine cohérence.

Quand tout part en rouille

Quand tout part en rouille Depuis que Steam permet aux joueurs de se faire rembourser n'importe quel titre sur lequel ils ont passé moins de deux heures, on a surtout entendu les développeurs de jeux très courts dénoncer le système comme une sale embrouille. Grâce aux chiffres donnés par Garry Newman, on peut désormais entrevoir l'ampleur des remboursements pour les titres qui cartonnent. Le créateur de Rust a indiqué qu'en tout, 330 000 exemplaires du jeu avaient été remboursés sur Steam, ce qui équivaut à 6 % de ses 5 millions et demi de ventes et à... 4,3 millions de dollars remboursés. Pas de quoi en faire un fromage pour Garry Newman, qui trouve que les motivations des joueurs se défendent (« ne tourne pas assez bien sur ma machine » étant l'un des principaux griefs).

 


Agacés de ne plus trouver à la vente de version légale des No one lives forever, dont la propriété intellectuelle fait l'objet d'une interminable querelle entre Monolith Productions, la 20th Century Fox et Activision, des petits bricoleurs ont décidé de balancer sur le Net, en tout illégalité, une version complète, crackée et patchée de NOLF 1 et NOLF 2. L'objectif est de mettre ses trois papas devant le fait accompli pour les obliger à s'entendre.

Halo Halo, monsieur l'ordinateur

D'ordinaire, quand nous avons à écrire sur un jeu développé par des fans dans l'univers d'une licence connue, c'est avec des trémolos dans la plume ; nous sommes conscients que si nous avons connaissance de leur œuvre, les avocats des ayants droit de ladite licence ne vont pas tarder non plus à être au courant et à ne faire qu'une bouchée des fans inconscients. Les développeurs d'Installation 01 font office de rassurante exception. La petite équipe qui développe sous Unity un jeu dans la lignée de Halo 2 et 3, est allée à la rencontre de 343 Industries. Ils ont promis de ne jamais vendre ni leur jeu ni de goodies et de ne pas réclamer de dons. En échange, les avocats de 343 les laisseront tranquilles et les regarderont se débrouiller en mangeant du popcorn salé.

Mark Pincus veut patcher le parti démocrate

Mark Pincus veut patcher le parti démocrate Rappelez-vous, Mark Pincus, c’est le jeune homme qui avait cofondé et dirigé jusqu'en 2013 Zynga, le principal responsable de la pollution de Facebook par des jeux creux mais très rentables, comme Farmville. En compagnie de Reid Hoffman, le créateur de Linkedin, il a fondé le mouvement Win the Future (WTF, c’est cela, oui), grâce auquel il espère rebâtir le parti démocrate américain. Sa légitimité, Pincus la revendique en parlant du marché du jeu vidéo qu'il estime avoir remodelé, « une industrie en déclin en 2007 (…), car au service des hardcore gamers, avec des titres toujours plus complexes et chers », une situation comparable, selon lui, à la politique. Celui qui se dit « pro-écolo, pro-social, mais aussi pro-économie et pro-entreprise, mais pas pro-politiciens » ne recule donc devant aucune contradiction pour espérer faire sauter le système en place. En voilà un qui a dû suivre attentivement la campagne présidentielle française.

Pas bien Net

Pas bien Net D'après l'Education Policy Institute, un centre de recherche londonien, les adolescents qui font un « usage extrême d'Internet » seraient plus susceptibles de souffrir de problèmes psychologiques. On pourrait bien sûr débattre pendant des heures des liens de causalité ou de corrélation, chercher à confirmer ou à infirmer l'étude. Moi, ce qui m'intéresse, c'est de savoir ce qu'est un usage « extrême » d'Internet. Est-ce que cela consiste à passer trois jours d'affilée sur 4chan sans dormir ? À lire les logs des plus obscurs salons IRC peuplés des mêmes quinquagénaires barbus depuis 1990 ? Est-ce un sport ? Existe-t-il des compétitions de XTreme Internet sponsorisées par Red Bull ? Eh bien, non. L'étude nous apprend qu'un « usage extrême » consiste à passer plus de six heures par jour sur le Web pendant le week-end. Comme on dit sur Internet, meh.

 


Télex Les ventes de Crash Bandicoot N-Sane Trilogy, le remake sur PS4 de trois jeux PS One des années 1990 ont, pour leur première semaine, surpassé celles de Horizon : Zero Dawn au Royaume-Uni. Interrogés sur ce succès, nos spécialistes console ont commenté : « Peut-on vraiment faire confiance à des gens qui mangent de la Marmite ? »

Tu sais où je me la mets, ta valeur « travail » ?

Sur l'année 2015, en moyenne, les hommes américains âgés de 21 à 30 ans, hors étudiants, ont travaillé 203 heures de moins qu'en 2000. Pourquoi donc, se sont demandés quatre économistes du National Bureau of Economic Research. Il y a la mondialisation, la récession, les progrès technologiques et aussi... le jeu vidéo. D'après ces chercheurs, qui viennent de publier une étude reprise par le New York Times, les jeux vidéo réduisent de 15 à 30 heures la durée du temps de travail annuel. Ils expliquent que ces chiffres moyens cachent en fait des réalités individuelles : certains jeunes Américains préféreraient simplement passer leurs journées à jouer aux jeux vidéo plutôt que d'aller trouver leur premier emploi sur le marché du travail, comme de bons petits soldats du système capitaliste. Et ça, j'ai beau l'analyser de n'importe quelle façon dans ma tête, je trouve que c'est une excellente nouvelle.

Sniper mais pas sans reproches

Sniper mais pas sans reproches Il n'est pas si fréquent qu'un studio reconnaisse qu'un de ses jeux n'est pas aussi réussi qu'il aurait pu l'être. La dernière fois, ça devait être quand les développeurs de Trine 3 ont publié une vidéo d'excuses filmée devant des containers à ordures. Forcément, à côté, le communiqué de presse publié par City Interactive fait très professionnel. Dans ce bref message, le PDG Marek Tymiñski explique que « l'équipe a beaucoup appris durant le développement de Sniper Ghost Warrior 3 », avant d'ajouter, j'imagine en pleurant sur son clavier, « avoir réalisé trop tard que le monde ouvert de SGW3 était trop ambitieux pour un studio de cette taille » et « vouloir à tout prix singer les autres jeux AAA en termes de fonctionnalités et de taille nous a empêchés de nous consacrer pleinement à ce que nous savons faire ». Ne nous moquons pas de l'ami Marek. Si un dixième des indés qui bossent sur des survivals à monde ouvert avaient sa sagesse, le monde serait un endroit meilleur.

L'arbre qui cache la forêt

L'arbre qui cache la forêt « Un arbre abattu, c'est comme une bibliothèque qui brûle », dit-on sans doute dans quelque pays lointain d'Afrique, je ne sais pas, je ne connais pas tous les dictons du monde. Toujours est-il qu'un arbre, un arbre virtuel mais un arbre tout de même, a été abattu dans les forêts de Rising Storm 2 : Vietnam. C'est un joueur du nom de SprayAndPlay qui en a fait la demande à Tripwire, le studio à qui l'on doit le jeu (et à qui Izual doit deux mois de stress post-traumatique, mais c'est une autre histoire). « À chaque fois que je décolle de la clairière avec mon hélicoptère, j'oublie qu'il y a cet arbre tout seul au milieu du chemin et je m'écrase dessus. Vous ne pourriez pas le remplacer par un rocher ? » Les développeurs, émus par la souffrance de SprayAndPlay, ont supprimé l'arbre de la carte, et j'appelle ça de la lâcheté.

 


Télex Vous connaissiez le studio hollandais Triumph ? Ce ne sont pas vraiment des rockstars, mais ils se sont bâti une solide réputation en matière de stratégie temps réel avec l'excellente série des Age of Wonders, dont le dernier épisode date de 2014. Sachez qu'ils viennent d'être joyeusement gobés par les nouveaux riches de Paradox Interactive. Les douze analystes de la division strategic business forecasting de Canard PC sont unanimes : le studio va sûrement continuer à faire des jeux de stratégie de niche.

C'est la loi du plus mort

Il y a deux semaines de ça, Take Two partait en guerre contre les tricheurs de GTA Online avec un bulldozer. Maladroitement planqué derrière une sombre histoire de propriétés intellectuelles, l'éditeur a fait disparaître Open IV (le principal outil de modding de GTA V) d'Internet, avant de faire machine arrière face aux joueurs qui ont tenu à exprimer leur mécontentement avec des battes de base-ball. Encadré par des joueurs en colère, la bouche pleine de sang, le représentant de Take Two aurait finalement déclaré : « Nous fommes treès feureux de foutenir la communauté de créateurs. Effe que fe peux partir maintenant ? » Signe qu'il est toujours possible de trouver un terrain d'entente lorsqu'on tord suffisamment le bras de son interlocuteur.

L'addiction du jour

L'addiction du jour À moins que vous ne soyez de fins sinologues, vous n'avez probablement jamais entendu parler d'Honour of Kings. Avec plus de 160 millions de joueurs par mois, 55 millions par jour, le moba mobile est pourtant le jeu vidéo le plus joué au monde... mais seulement en Chine. Tellement qu'il a commencé à s'attirer les foudres du gouvernement. Quelques faits divers sur fond « d'addiction » (l'enfant de 10 ans qui dépense en un mois plus de 7 500 euros en achats dans l'application), la grossièreté des échanges entre joueurs et le temps que ces derniers (dont 20 % a moins de 18 ans) consacrent au titre ont porté le sujet dans les débats publics. Soucieux de ne pas voir sa poule aux œufs d'or interdite (le jeu représente le tiers des revenus mobiles de Tencent), l'éditeur a décidé de mettre en place quelques limitations. Les moins de 12 ans ne peuvent plus jouer plus d'une heure par jour et pas après 21 heures, les 12-18 ans n'ont plus droit qu'à deux heures quotidiennes. De quoi enseigner tout de suite à tout ce petit monde comment contourner efficacement les systèmes de protection.

La nostalgie à prix très Doom

La nostalgie à prix très Doom La nostalgie coûte cher ; elle peut aussi rapporter gros. Tout dépend de quel côté l'on se place. John Romero, dont le nom reste indissociable de celui d'Id Software bien qu'il se soit fait lourder voici plus de vingt ans, a mis en vente sur eBay sa version de Doom 2 sur disquettes 3,5 pouces. Le jeu de 1994, vendu sans boîte ni manuel, a été remporté par un acheteur anonyme pour la coquette somme de 3 150 dollars (2 775 euros). John Romero, qui a déjà confié quelques-unes de ses archives à des musées du jeu vidéo, a indiqué qu'il souhaitait faire plaisir aux collectionneurs tout en dégageant un peu de place chez lui : à son arrivée en Irlande en 2015, lui et sa femme Brenda transportaient un container rempli de reliques de la grande époque. De quoi, accessoirement, se faire un peu d'argent de poche sur les sites d'enchères. Et pourquoi ne pas rêver, financer une suite à Daikatana.

 


Télex Le studio Rebellion vient d'annoncer qu'une suite d'Evil Genius (2004) était en développement. Pour mémoire, ce jeu de stratégie a été créé par Demis Hassabis, devenu riche comme Crésus en 2014 après le rachat par Google de sa société DeepMind, spécialisée dans l'intelligence artificielle, pour 500 millions de dollars.

N'oubliez pas le pourboire

Five Nights at Freddy's, c'est terminé. Selon son créateur, qui vient de raccrocher les gants dans un éclair de lucidité, le développement en rafale de cette série de titres se serait fait au détriment de sa vie personnelle, ce pourquoi il aurait décidé d'annuler purement et simplement le sixième opus. Désormais, Scott Cawthon souhaite développer des jeux qui lui feront découvrir de nouveaux horizons, car faire sursauter les joueurs avec des animatroniques déglinguées dans une pizzeria hantée, ça va bien cinq minutes. Mais ne criez pas victoire trop rapidement, le développeur envisage déjà une suite pour Foxy Fighters 2Note : 1, ou carrément un simulateur de pizzeria. Bref, des choses qui changent, quoi.

Note 1 : Un mini-shoot-them-up pourlingue dans l'univers de Five Nights at Freddy's.

Pendant ce temps, chez les milliardaires

Pendant ce temps, chez les milliardaires Les manœuvres reprennent dans la grande guerre de conquête d'Ubisoft. Rappelons les faits : le milliardaire Vincent Bolloré, par l'intermédiaire de Vivendi, a racheté discrètement des pelletées d'actions Ubisoft ces dernières années. Objectif avoué, prendre le contrôle du géant français du jeu vidéo en débarquant Yves Guillemot, qui cofonda la société avec ses frères en 1986. Bien sûr, les Guillemot ne l'entendent pas de cette oreille. Alors les Bretons s'activent. D'après Reuters, ils viennent juste d'augmenter à 13,6 % leurs parts dans le capital et détiennent désormais 20,02 % des droits de vote au conseil d'administration. Bolloré reste en pole position avec 27 % du capital et 24,5 % des droits de vote. L'assaut final du milliardaire pourrait avoir lieu cette année, avec le déclenchement d'une OPA hostile. Si Bolloré a besoin d'un nom de code pour son nouveau raid boursier, je propose « Radin Crétin » ou « Assassin's Greed ».

En plein dans la famille

En plein dans la famille Le monde des grandes entreprises est extrêmement codifié, et du coup paradoxalement facile à déchiffrer. Combien de patrons ont, dans le communiqué de presse annonçant qu'ils étaient gentiment ou manu militari poussés vers la porte, utilisé des phrases comme « je souhaite passer plus de temps avec ma famille » ou « je veux découvrir de nouveaux défis » ? On pourra désormais ajouter Raphaël Colantonio à la liste : au moment de quitter subitement l'entreprise qu'il a fondée en 1999, le patron d'Arkane Studios (filiale de Zenimax, la maison-mère de Bethesda), a expliqué vouloir « passer du temps avec son fils » et « réfléchir à ce qui est important pour son avenir ». On imagine que les échecs commerciaux immérités de Dishonored 2 et Prey ont eu du mal à passer chez Zenimax, qui préfère passer du temps avec son argent.

 


Télex Après trois millions de ventes sur PC et un portage Xbox One, Cities : Skylines va bientôt débouler sur PlayStation 4. Le jeu utilisera l'interface développée pour le gamepad de la version Xbox One et intégrera directement l'extension After Dark. Sortie prévue pour la fin de l'année.

Le bruit et l'odeur

Toujours plus loin dans la dégueulasserie, Koei Tecmo vient d'annoncer un nouveau spin-off pour Dead or Alive, en réalité virtuelle. Les plus fins et pervers limiers nous feront remarquer que Dead or Alive VR existe déjà, mais le studio souhaite aller plus loin avec Dead or Alive Xtreme Sense, une variante du titre qui sera destinée aux salles d'arcade japonaises. Basé sur la technologie VR Sense du studio, le jeu se résumera à enfermer le joueur dans une cabine avec un PS VR sur la tête, tout en lui faisant rencontrer les combattantes de la série et en démultipliant les stimulus. Et quels stimulus trouvera-t-on dans la cabine de ce futur Dead or Alive ? À en croire la notice explicative : du froid, du chaud, du vent, de l'humidité et... des odeurs. Je vous laisse tirer vos propres conclusions, car je suis trop occupé à pleurer de rire.

Elle revient et elle n'est pas contente

Elle revient et elle n'est pas contente Après s'être fait un peu de blé facilement l'an dernier avec la NES Mini (plus qu'avec la Wii U, en tout cas), malgré des stocks ridiculement sous-dimensionnés, Nintendo va récidiver cette année avec la SNES Mini, ou plutôt la « Nintendo Classic Mini : Super Nintendo Entertainment System », parce que pourquoi faire simple quand on peut faire impossible à prononcer sans regarder ses notes ? La console, équipée d'une prise HDMI, sortira le 29 septembre avec 21 jeux dont Donkey Kong Country, Super Mario World (et Yoshi's Island), F-Zero, The Legend of Zelda : A Link to the Past, Secret of Mana, Super Castlevania IV, Super Mario Kart, Street Fighter 2 Turbo : Hyper Fighting, mais aussi des inédits comme Earthbound et Star Fox 2, qui avait été annulé juste avant sa sortie. On attend désormais le Virtual Boy Mini pour 2018.

Pas si caché

Pas si caché Comme le temps passe vite ! Il y a six mois, Adriaan de Jongh et Sylvain Tegroeg sortaient timidement Hidden Folks, leur Où est Charlie ? en noir et blanc, plein d'humour et entièrement bruité à la bouche. Ils ne savaient pas si ça allait marcher... et les voici, six mois plus tard, avec un jeu qui s'est très bien vendu sur PC et iOS et reste parmi les titres les mieux notés de Steam. Pour marquer le coup, et en attendant une future version Android, le duo vient de sortir toute une série de nouveaux niveaux, dans un nouvel environnement (une usine-laboratoire), avec énormément de personnages à trouver et de machines à activer (là encore, toutes bruitées à la bouche). Pour les curieux, ils ont aussi documenté tout le processus en images : http://cpc.cx/hiddenfolks.

 


Télex Pourquoi Cuphead est-il en développement depuis si longtemps ? À en croire les développeurs, le projet aurait été entièrement revu suite à l'E3 2015, lorsque le studio a compris que les joueurs préféreraient un vrai jeu de plateforme plutôt qu'une simple suite de combats de boss. C'est un peu comme les repas de la rédac : on adore ajouter de la salade ou des tomates dans notre vinaigrette.

 


Télex Sans tambour ni trompette ni ressortie à 40 euros, Machinarium a eu droit fin juin à un gros patch gratuit le transformant en « édition définitive ». Au programme : nouveau moteur (pour remplacer Flash), compatibilité avec les résolutions modernes et les manettes, ajout des succès Steam et des sauvegardes dans Steam Cloud... Une excellente occasion de s'y replonger durant l'été.