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Par L-F. Sébum | le 26 octobre 2017

Canard PC 370 : Y'en a un peu plus, je vous le met quand même ?

News du CanardPC N°365

Bungie saute dans le vide

Bungie saute dans le vide C

omme un con, je pensais que les Playstation 4 Pro et Xbox One X allaient enfin ouvrir à mes amis consoleux les portes de la 4K en 60 images par seconde. Figurez-vous que non. L'un des gros titres de la rentrée, Destiny 2, n'affichera que 30 images par seconde (FPS) sur ces machines survitaminées. Le patron de Bungie a justifié cela dans une interview donnée à Edge : « C'est à cause de tout ce qu'il faut calculer : 30 intelligences artificielles, de grands environnements ouverts, six joueurs simultanément... Nous pourrions faire un Destiny 2 à 60 FPS sur console, mais tout serait réduit ». Wow attendez, trente IA ?! Six joueurs !? On est clairement aux limites ultimes de la technologie ! C'est du jamais vu ! Non sérieusement, que le jeu tourne à plus de cinq images par seconde est déjà miraculeux.

 


Début juillet, Oculus faisait passer son casque de réalité virtuelle Rift sous les 200 dollars. HTC aura attendu un mois et demi pour répondre et propose désormais le Vive (beaucoup plus complet) sous les 600 dollars. L'acheteur futé résistera lui à la tentation et attendra la prochaine génération.


Mais c'est complètement honk ?

Aujourd'hui, l'Internet nous apprend que la dernière mode chez les joueurs de jeux vidéo consiste à se livrer au stream honking. Une pratique qui consiste à traquer des streamers avec une voiture dans PlayerUnknown's Battlegrounds et à klaxonner sans relâche. Quel intérêt ? Certains prétendent que c'est un moyen de repérer le joueur que l'on suit, et de s'offrir un frag facile, en cherchant à entendre son propre klaxon dans le flux audio du streamer, afin de savoir si l'on s'en rapproche ou si l'on s'en éloigne. Selon d'autres, la manœuvre aurait pour objectif de passer les nerfs du streamer à la râpe à fromage jusqu'à lui faire péter les plombs en direct. Tout le monde s'accorde à dire que le stream honking devrait être sanctionné, au motif qu'il nuit à l'expérience de jeu. Et aussi parce que c'est quand même très con.


Focus se roule dans la boue

Focus se roule dans la boue S

em>Spintires, simulateur étrange et hypnotique de gros camions utilitaires russes qui pataugent dans la boue, s'est vendu, depuis 2014, à plus d'un million de copies sur Steam. De quoi donner des idées à Focus, l'éditeur français qui a constaté que l'on pouvait générer beaucoup de cash en modélisant des moissonneuses-batteuses dans Farming Simulator. Une idée très simple : ressortir Spintires en lui collant un sous-titre (Mud Runners) et en prenant soin de ne pas parler de suite mais d'une « édition ultime ». L'éditeur ne va pas laisser beaucoup de temps aux joueurs PC pour vérifier si le nouveau contenu proposé ne serait pas déjà disponible sur le workshop de Steam, puisqu'il sortira en octobre sur PC, Xbox One et PS4. Avec une réduction de 50 % pour les détenteurs du titre original, ce qui, quand on considère la possibilité d'un vil recyclage, constitue presque un aveu de culpabilité.


Lézards du spectacle

Lézards du spectacle V

ous le savez, à Canard PC, on a beaucoup aimé Planet Coaster, sorti fin 2016. À la réflexion, la seule chose qui manquait au jeu de gestion de Frontier, c'était peut-être des attractions vraiment dangereuses, voire mortelles, pour les visiteurs, histoire de pimenter les tours de parc. Imaginez notre joie à l'annonce de Jurassic World Evolution, qui a tout l'air de relever du spin-off de Planet Coaster, sous licence Jurassic Park, avec créations d'enclos, parcours de visite et construction de centres de recherche pour concevoir des races inédites, parce que c'est bien connu que ça n'a jamais tué personne de tripatouiller de l'ADN de dinosaures. Le jeu et le nouveau film de la saga (Jurassic World : Fallen Kingdom) sont attendus tous les deux pour l'été 2018, mais, en ce qui nous concerne, pas avec le même degré d'impatience.

 


Suite à la news parue dans le no 364 sur son départ d'Arkane Studios, Raphaël Colantonio nous a précisé par mail : « J'insiste sur le fait que mon départ est de ma propre volonté. (...) Bethesda a tout fait pour que je reste et était très conciliant pour trouver des solutions qui me fassent changer d'avis. »


Kickstarter : la tête dans le pion

D'après une étude réalisée par ICO Partners, ce n'est pas la grande forme pour les projets de jeux vidéo sur Kickstarter. Les fonds levés lors du premier semestre 2017 sont certes un peu plus élevés qu'en 2016, mais restent deux fois moindres qu'en 2015. Et il faut remonter à 2013 pour trouver l'année la plus prolifique pour le jeu vidéo. Remise en question du financement participatif ? Pas du tout. La preuve : les projets de jeux de plateau ont eux le vent en poupe, avec une augmentation de près de 40 % entre les premiers semestres 2016 et 2017, sur une courbe qui n'en finit pas de grimper. Comme dans ce secteur, on recense assez peu de cas de boîtes envoyées aux backers avec seulement la moitié des pions et des plateaux de jeu partiellement imprimés, il y a peut-être un début d'explication à chercher de ce côté...


Par les créateurs, pour les créateurs

Par les créateurs, pour les créateurs A

près neuf ans d'activité (on ne va quand même pas parler de « bons et loyaux services », l'ironie a ses limites), Microsoft fermera en septembre sa boutique Xbox Live Indie Games, qui permettait à tout le monde de publier des jeux sur Xbox 360 sans éditeur. Au milieu de milliers d'atrocités, on trouvait quelques petites merveilles, comme Blocks That Matter, Super Amazing Wagon Adventure, Hidden in Plain Sight, Escape Goat, Doom & Destiny, les Arkedo Series... Pas de panique : si vous les aviez achetées, vous pourrez toujours les télécharger. Par masochisme, Microsoft a lancé en parallèle la « Collection Créateurs » sur Xbox One et Windows 10, autrement dit la même chose mais avec de nouveaux jeux. Hélas, ceux-ci ne sont pour l'instant même pas assez nuls pour être drôles.


Dota, c'est moi

Dota, c'est moi D

epuis avril, les chercheurs d'Open AI, une association consacrée à l'intelligence artificielle, entraînent un bot à jouer à Dota 2. Ou plutôt le laissent s'entraîner tout seul, le bot onaniste enchaînant des milliers de parties contre lui-même, s'améliorant un peu à chaque fois. Parti d'un niveau zéro, à peine capable de faire le poids face à un bon joueur humain en juillet, il est aujourd'hui en mesure de battre les meilleurs mondiaux. Les chercheurs s'enthousiasment des progrès de leur protégé et affirment que « le 11 août, le bot avait un taux de victoire de 60 % face à sa version du 10 août. » Bien sûr, une telle progression peut faire peur, évoquer des images d'IA toute-puissante et de soulèvement des machines. Mais après tout, si Skynet avait passé ses journées à insulter des adolescents russes, il n'aurait peut-être pas ressenti le besoin de vitrifier le reste du globe.

 


Sam Barlow ne s'ennuie pas : le créateur-réalisateur d'Her Story bosse en parallèle sur un jeu tiré de Wargames (film avec hackers et menace nucléaire qui date non pas de 2017 mais de 1983) et sur Telling Lies, un nouveau polar en vidéo. Cette fois, il pourra espérer recruter des acteurs hollywoodiens grâce au porte-monnaie infini d'Annapurna Interactive.


La crise de la cinquantaine

La crise de la cinquantaine Q

ue faire quand on a développé l'un des meilleurs jeux au monde ? Une solution est de le refaire en HD. C'est celle qu'avait choisie Derek Yu il y a quelques années, faisant de son Spelunky de 2009 un Spelunky HD en 2012. Mais que faire quand cette version HD est encore meilleure ? Après avoir longtemps erré, Derek Yu a enfin trouvé une porte de sortie honorable : sortir non pas un nouveau jeu, mais plein. UFO 50, prévu pour l'an prochain sur PC, regroupera donc cinquante nouveaux jeux (de plateforme, d'arcade, de réflexion...) qui partageront la même palette de couleurs et les cinq mêmes développeurs, parmi lesquels on retrouvera donc Yu, mais aussi Ojiro Fumoto, créateur de Downwell. Cinquante jeux d'un coup... je prédis une vague d'absentéisme le jour où il faudra désigner un volontaire pour les tester.


La femme est l'avenir du dunk

La femme est l'avenir du dunk L

e sport féminin, salement boudé par la télévision, est tout aussi royalement ignoré par les développeurs de jeu vidéo. Les choses s'améliorent toutefois lentement. Electronic Arts était déjà en pointe sur le sujet depuis FIFA 16 – probablement le premier jeu de sport AAA à inclure des équipes féminines. Pour NBA Live 18, l'éditeur va encore plus loin : l'ensemble des joueuses des douze franchises WNBA (la ligue de basket féminin aux États-Unis) ont été dûment scannées et numérisées dans les studios d'EA Tiburon, ce qui permettra pour la première fois de jouer un véritable championnat féminin complet. Notez au passage que le grand rival, NBA 2K Live 18, restera lui uniquement consacré au basket masculin. Ce qui laissera quelques développeurs à traiter de fascistes cisgenderisés patriarcaux normatifs, ouf.


Un contrôleur pour tous les contrôler

Un contrôleur pour tous les contrôler D

ans la rubrique « Ça a l'air cool mais évitez de précommander avant les premiers tests », signalons le décollage imminent du All Controller, la première manette universelle. L'engin servira de contrôleur pour n'importe quelle machine : PC, Mac, Xbox 360, Xbox One, Playstation 3 et 4, téléphones Android et iOS. Il est beau comme tout avec son écran LCD intégré permettant de sélectionner 18 drivers différents, de programmer des macros et même d'émuler le clavier et la souris. Le plus surprenant, c'est que le prix reste raisonnable. Autour de 45 euros pour la version USB filaire, 70 euros pour la version sans-fil compatible Bluetooth. Il doit y avoir une entourloupe, mais j'ai beau lire la page du projet Kickstarter (dont l'objectif a été explosé en quelques jours), je n'ai pas trouvé. Les premières livraisons sont prévues pour mai 2018.

 


Tony Estanguet, triple champion olympique de canoë et coprésident du comité pilotant les JO de 2024 à Paris, veut discuter avec des acteurs de l'e-sport. Même si le jeu vidéo est autant un « sport » que le bridge, il pourrait avoir droit à sa petite compét' en marge des vrais Jeux, ceux avec de la vraie transpiration et des vrais anabolisants.


Ensemble, tout devient combustible

Ensemble, tout devient combustible J

usqu'à la mi-juillet, on pensait que Just Cause 3 resterait à jamais dépourvu de mode multijoueur. Une équipe travaillait bien à un mod amateur pour en rajouter, mais à l'été 2016, Avalanche avait eu l'excellente idée d'embaucher l'auteur du mod et de lui donner d'autres chats à fouetter (rassurez-vous, c'est juste une expression). Heureusement, voilà qu'une autre équipe de moddeurs a sorti son propre mode multi amateur, qu'on trouve désormais sur la boutique de Steam au prix de 0 euro. Soyez prévenu, il est totalement dépourvu de personnages non joueurs et plante régulièrement. Il reste cependant fort agréable de s'y balader à plusieurs pour conduire (faire exploser) des camions, piloter (faire exploser) des avions de chasse, détruire (faire exploser) des plateformes pétrolières et bavarder avec (faire exploser) des amis.


What the artefact ?

What the artefact ? T

out à coup, sans prévenir, Valve a révélé son prochain jeu vidéo. On imagine l'émotion du public qui assistait à l'annonce, sa joie immense à l'idée de vivre de nouvelles aventures ciselées par le légendaire studio des Half-Life et Portal. À l'écran, il y a d'abord eu un logo mystérieux, fait de sublimes triangles mordorés. Puis un nom qui touchait au divin : Artifact. Quelque part à Paris, des larmes de joie coulaient sur les joues d'ackboo. Il y eut une seconde d'attente. Une merveilleuse seconde. Et puis un sous-titre est venu compléter l'ensemble comme Michel-Ange aurait donné le dernier coup de pinceau à la voûte de la chapelle Sixtine. Artifact – The Dota Card Game. Un nouveau concurrent à Steam, l'autre grand jeu de cartes à collectionner de Valve.


La survie n'est pas un long fleuve tranquille

La survie n'est pas un long fleuve tranquille T

ous les ans, dans ma tête, le prix du jeu au nom le plus honnête est décerné au premier Left 4 Dead, abandonné soudainement sur le bord de la route par Valve alors qu'il était promis à un avenir radieux. Cette année, la victoire ne lui est pourtant pas acquise : les deux moitiés du jeu H1Z1 viennent d'amorcer un curieux virage. Si rien n'a bouleversé H1Z1 : King of the Kill, le très populaire battle royale sans zombies, son aîné H1Z1 : Just Survive a changé de nom en un simple Just Survive. Il s'agit sans doute d'un sursaut de franchise, vu que ce jeu de zombies douteux se porte mal depuis des années et qu'on peut aujourd'hui affirmer qu'il survit tout juste.

 


Malgré un démarrage en dents de scie, Rainbow Six Siege vient de dépasser les 20 millions de joueurs un an et demi après sa sortie. Raison de ce succès : les développeurs d'Ubisoft Montréal ont réglé les problèmes de triche puis régulièrement sorti du contenu de qualité. Comme si respecter le consommateur, en fin de compte, était rentable.


Le commerce est un canular

Le commerce est un canular C

omme vous faites partie de notre lectorat fidèle, vous vous rappelez avoir dévoré, dans nos numéros 354 et 362, les articles que le grand ackboo consacrait à Tokyo 42 (7/10), sympathique jeu d'action-infiltration sorti sur PC au printemps dernier. Et puis, vous avez vu passer, dans un tweet, un forum, ou en une d'un quotidien national, les mots « le développeur de Tokyo 41, le succès de 1987 sur ZX Spectrum, crie à l'outrage après le plagiat de son jeu ». Là vous avez bondi : ackboo est-il devenu sénile ? a-t-il sérieusement testé un jeu sans repérer qu'il s'agissait d'une copie ? Non. Nous devons réhabiliter notre collègue. Il n'a pas été abusé. Tokyo 41 n'est qu'un canular, monté de toutes pièces par Mode 7, le développeur de Tokyo 42, destiné à faire parler du jeu au moment de sa sortie sur PS4. Ackboo, ton honneur est sauf.


Altspace joue de l'alt F4

Altspace joue de l'alt F4 C

ela a bien failli être l'une de ces tristes nouvelles, bien vite oubliée car publiée au cœur de l'été, quand personne n'est là pour l'entendre. Altspace VR, l'un des premiers réseaux sociaux en réalité virtuelle, était mort et enterré dans son cercueil de métaverse. Dénué de modèle économique, en concurrence directe avec de plus gros acteurs (on pense notamment à Facebook Places) après l'échec d'une levée de fonds, la petite startup à l'origine de ce monde encore très expérimental avait annoncé un peu brutalement la fin de l'aventure, malgré 35 000 utilisateurs actifs. Eh bien, séchez ces grosses larmes, car après un mois d'interruption du service, Altspace vient, tout aussi soudainement, d'annoncer la reprise de ses activités. À en croire son fil Twitter, Palmer Luckey, cofondateur d'Oculus, pourrait bien être l'une de ses bonnes fées.


Unhappy Few

Unhappy Few E

t We Happy Few continue sur ses montagnes russes : après avoir impressionné à son annonce grâce à son univers original (une ville britannique des années 1960 à l'ambiance paranoïaque mi-disco, mi-Le Prisonnier), le jeu de Compulsion avait déçu tout le monde par son arrivée peu concluante en accès anticipé. Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts et le jeu, à force de mises à jour et d'ambition retrouvée, a recommencé à plaire. Et puis patatras : maintenant que We Happy Few est plus gros, Compulsion souhaite le vendre deux fois plus cher, soit 60 euros. Tant qu'à faire, une version collector à 150 euros (mais sans le jeu, « pour que ceux qui l'ont déjà puissent en profiter ») sera aussi éditée par Gearbox, toujours présent sur les mauvais coups. À croire que Compulsion tient à nous rendre malheureux.

 


Télex

Laws of War, le prochain DLC d'Arma 3, s'intéressera aux organisations non gouvernementales. On parle d'une campagne centrée sur le déminage, de vans aux couleurs de la Croix-Rouge, d'un propos limite pacifiste... De quoi patienter jusqu'aux obus à fragmentation du DLC suivant, consacré à la simulation de tanks destructeurs.


I shot the Sharif

I shot the Sharif J

e ne sais même plus pourquoi les gens s'embêtent à écrire de la science-fiction. Après les assistants personnels témoins dans une affaire de meurtre et les grille-pains hackers, voici la police d'écriture justicière. L'affaire s'est déroulée cet été au Pakistan. Le Premier ministre, Nawaz Sharif, était accusé de corruption. « Mon père n'a rien fait du tout, d'ailleurs voici des documents qui le prouvent », s'est écriée sa fille, sortant de son chapeau des fichiers de 2006 justifiant les revenus suspects de son papa. Sauf que, détail qui tue, les documents étaient rédigés en Calibri, une police Microsoft sortie en 2007. Cela a suffi à convaincre le procureur que les documents étaient des faux antidatés. Résultat, non seulement Sharif est toujours accusé de corruption, mais il l'est maintenant de faux et usage de faux.


Ne cherchons pas la petite bêta

Ne cherchons pas la petite bêta P

our fêter la troisième saison de For Honor, son jeu qui oppose chevaliers, samouraïs et Vikings dans des combats à rendre fou n'importe quel historien, Ubisoft a organisé un grand tournoi, rapidement devenu un festival du n'importe quoi. Quand les compétiteurs n'ont pas abusé de compétences pétées (par exemple la charge de raider, qui vide l'endurance du type en face, ouvrant la voie à du gros spamming de cochon), ils ont tout simplement eu recours à des bugs. Utilisation de l'inclinaison du terrain pour éviter que les coups ne portent, enchaînements qui permettent de passer à travers la garde de l'adversaire... Devant ce spectacle, certains joueurs ont crié au scandale, alors que franchement, on se demande bien pourquoi un jeu qui prend autant de libertés avec l'histoire ne pourrait pas en prendre quelques-unes avec la physique.


Séoul contre tous

Séoul contre tous É

tablir une religion, au début, ce n'est pas très marrant : grimper des montagnes pour récupérer des tablettes en granit, traverser des déserts, se faire crucifier... Mais une fois les bases posées, ça rapporte : on vous donne le pouvoir spirituel et temporel, on vous bâtit des machins grandioses avec des gargouilles et des vitraux partout, bref, c'est la classe. C'est ce qu'a dû se dire Blizzard qui, convaincu que Starcraft était devenu religion d'État en Corée du Sud, n'a pas hésité une seconde à demander aux propriétaires de cybercafés de lui verser une dîme afin de proposer Starcraft Remastered à leurs clients. 200 won par heure de jeu (environ 20 centimes) : c'est le montant que Blizzard réclamait et que les tauliers ont refusé de payer, arguant d'un abus de position dominante. Au temps du bon pape Sixte IV, ils auraient fini sur le bûcher.

 


Rez Infinite, le rail shooter de Tetsuya Mizuguchi dont Pipomantis vous disait le plus grand bien dans le Canard PC no 348, vient enfin de sortir sur PC. Si vous avez un casque VR et 25 euros (et si vous avez un casque VR, vous avez forcément 25 euros), vous auriez tort de ne pas y jeter un coup d'œil.


Faille des années 90

Faille des années 90 L

e titre de la faille la plus ridicule était détenu depuis plus d'un siècle par celle de San Andreas. Sérieusement, qui peut être assez idiot pour bâtir des villes de la taille de Los Angeles et de San Francisco juste à côté d'une zone d'activité sismique aussi importante ? Mais elle vient cette année de se laisser devancer par une faille ridicule du moteur Source. Il était jusqu'à récemment possible de voir son PC hacké, tenez-vous bien, en se faisant fraguer dans Counter-Strike. Un défaut du moteur permettait l'exécution de code malicieux dans un ragdoll (ce script physique qui détermine la façon dont tombent les corps des joueurs abattus) personnalisé. Hacké à cause d'un ragdoll qui nous a laissés crever le cul en l'air, la honte. Pour revenir dans la course, la faille de San Andreas va devoir engloutir la Silicon Valley dans un big one bien senti. Au moins.


BotW d'une seule main

BotW d'une seule main N

e croyez pas les informations à la télé et sur Snapchat, le monde n'est pas en train de devenir de plus en plus laid. Il reste des gens sympathiques, c'est juste qu'ils sont plus discrets que les raclures de bidet. Parmi ces gens qui devraient parler plus fort, voici Julio Vasquez, jeune ingénieur mécatronicien, qui aime les jeux vidéo et bricoler avec l'imprimante 3D du boulot. Il avait ainsi conçu un support destiné à réunir les deux Joycon de la Switch, permettant ainsi de jouer à une main. Rami Wehbe, un jeune homme victime d'un accident vasculaire cérébral qui le prive depuis bientôt trois ans de l'usage de sa main droite, a repéré son travail. De leurs discussions est née une version plus aboutie de l'objet, qu'il est possible d'imprimer en 3D. Et voilà comment Julio et Rami ont participé à mettre Breath of the Wild entre toutes les mains.


Ouvrez la Valve !

Ouvrez la Valve ! E

n juin, Steam Greenlight a été remplacé par Steam Direct. Plus besoin de passer par les votes truqués de la communauté : pour accéder au catalogue de Valve, les développeurs n'ont qu'à lâcher un billet de cent dollars. Comme on s'y attendait, le changement a eu l'effet de... euh... vous voyez le dernier Mad Max, quand Immortan Joe ouvre les vannes et que l'eau tombe sur la foule ? Remplacez l'eau par du caca et vous aurez une idée de la situation. D'après les chiffres ICO Partners, 730 jeux sont sortis durant les trois dernières semaines de juillet et la première d'août. Autres chiffres amusants : entre avril et juin, jamais plus de 140 jeux n'étaient sortis en une semaine. À partir de mi-juillet, on est à 160 sorties hebdomadaires au moins, avec un pic à 215 début août. Vous voulez encore des chiffres amusants ? 69, 353773, 7. C'est vrai qu'il est super drôle comme chiffre, le 7.

 


Si par erreur vous aviez manqué Undertale, que vous cherchiez une bonne raison de le recommencer, ou que vous vouliez l'offrir à votre nièce et votre patron, voici de quoi vous réjouir : le jeu de Toby Fox est désormais disponible sur PS4 et PS Vita.

 


Dans un message révélé par Steam Spy, un employé de Valve explique que son patron va limiter le nombre de clés envoyées aux développeurs. « Si vous avez vendu quelques milliers de copies sur Steam et que vous demandez 500 000 clés, nous allons examiner vos jeux en détail. » Le but, limiter la revente à l'extérieur de Steam, a beau être légitime, difficile de ne pas se dire que, quand même...