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Par L-F. Sébum | le 19 février 2019

Canard PC 392 : Édito

News du CanardPC N°368

« On développe des trucs, le troisième va vous étonner. »

« On développe des trucs, le troisième va vous étonner. » R

ocksteady, c’est le studio derrière l’iconoclaste Batman : Arkham Knight, qui avait réussi l’insigne exploit d’obtenir dans Canard PC la note de 8/10 sur PS4 et 0/10 sur PC en raison de son absence totale d’optimisation graphique. Un responsable marketing Rocksteady vient de déclarer sur Twitter, à propos du nouveau projet du studio, qu’il allait « rendre fous » les joueurs (« people are going to lose their minds »). Alors, de deux choses l'une : soit leur prochain jeu se montrera capable d'afficher trente images par seconde sur un PC de compétition sans que le GPU n'implose et tout le monde sera effectivement sur le cul. Soit ils font appel au même sous-traitant sous-doué (et, espérons-le, sous-alimenté depuis son travail de tâcheron sur Arkham Knight) pour le portage PC et, oui, les joueurs vont convulser, baver, et chercheront des tueurs à gages sur le darkweb dans un rire dément.

 


Télex

L'excellent jeu de survie océanique Subnautica, en accès anticipé sur Steam depuis au moins trois siècles, ne sortira pas en octobre comme prévu. La version 1.0 a été repoussée à janvier 2018. Le jeu est déjà tellement bon que nous ne ferons aucun grief aux développeurs.


Vivendi, vidi mais pas encore vici

La saison 2 de la série Ubi-Vivendi : Struggle for the Rabbid Kingdom est sur le point de s'achever. Le suspense est à son comble, mais on sent qu'on n'est pas loin de l'épisode final. Suite à l'assemblée générale des actionnaires fin septembre, le clan Bolloré a joué les trouble-fêtes mais la dynastie Guillemot a néanmoins vu sa place sur le trône confortée. Par la voix de son directeur de l'exploitation, Stéphane Roussel, Vivendi a alors confié au site Bloomberg hésiter entre soumettre une offre pour l'éditeur ou vendre ses parts (26,6 % à ce jour). La situation devrait se débloquer fin novembre puisque Vivendi, par le truchement des voies comptant double, passera au-dessus des 30 % de droits de vote et sera légalement obligé de lancer une OPA. Épilogue en vue ? Ou fausse hésitation pour embrouiller tout le monde ? OK, ça manque de dragons et de morts-vivants, mais c'est distrayant quand même.


Les serveurs aimables de Gog.com

Les serveurs aimables de Gog.com L

es serveurs officiels de Star Wars : Battlefront 2, qui étaient inaccessibles depuis la fermeture de GameSpy, le 31 mai 2014, sont à nouveau en ligne depuis le 3 octobre grâce aux machines du site Gog.com, qui s'assurent que les joueurs passant à la fois par le client Gog Galaxy et par Steam puissent accéder au mode multi ensemble. Bon, qu'on soit clairs, le Battlefront 2 de 2005, on s'en balance pas mal, mais si Gog se met à réactiver le multijoueur des titres de son catalogue (avec une compatibilité Steam, ce qui ne gâche rien), on pourra peut-être bientôt voir des hordes de joueurs se bastonner sur de délicieuses vieilleries comme Jedi Academy, et ça, c'est un peu Noël en avance.


Comme une légère odeur de rouillé

Comme une légère odeur de rouillé L

a déchéance, c’est moche. Regardez Hawken : en 2012, c’était un FPS à bord de mechs sorti de nulle part mais qui impressionnait tout le monde, un free-to-play aux airs de production AAA devenu porte-étendard de l’Oculus Rift, la technologie du futur du passé. Deux ans plus tard, on le retrouvait à faire la manche sur Steam, à tenter de faire payer un accès anticipé et d’escroquer les joueurs avec de viles mécaniques pay-to-win tandis que le gameplay s’affadissait à vue d’œil. Et puis viendra le 2 janvier 2018, date à laquelle le titre, faute de joueurs, quittera le PC pour ne plus se produire que sur console, telle une vieille gloire de la chanson partie animer des croisières pour troisième âge. Oui, vraiment moche…

 


Nioh, sorti jusqu'ici seulement sur Playstation 4, sortira sur PC le 17 novembre. Vous lirez çà et là qu'il s'agit d'un très chouette Dark Souls dans le Japon médiéval. Foutaises. Il s'agit d'un très chouette Bloodborne dans le Japon médiéval. Les mots ont un sens, bordel.


La doublure d'hiver

Il y a près d'un an, les doubleurs de la SAG-AFTRANote : 1 s'étaient mis en grève contre les éditeurs de jeux vidéo, afin de réclamer – entre autres – de meilleurs salaires et une plus grande transparence vis-à-vis des projets sur lesquels ils sont amenés à travailler. Finalement, l'association vient de trouver un premier accord avec les éditeurs qui s'engagent désormais à verser des bonus de salaire proportionnels à la durée du contrat et, surtout, à dévoiler aux doubleurs des informations qui paraissent essentielles, telles que le nom de code du jeu ou son genre. Un premier pas vers d'autres négociations, puisque la SAG-AFTRA estime ne pas avoir été pleinement entendue.

Note 1 : L'Association des acteurs de l’écran et Fédération américaine des artistes de la télévision et de la radio.


Les garçons bouchés

Les garçons bouchés A

lors que Super Meat Boy Forever (version runner du fantastique jeu de plateforme, prévue pour 2018 sur toutes les plateformes de la Terre) continue son petit bonhomme de chemin, Eurogamer a taillé une bavette avec Tommy Refenes, membre fondateur de la Team Meat avec Edmund McMillen. Dans cette interview, on apprend entre autres choses que McMillen ne fait plus partie de l'équipe et que Refenes a été rejoint par le level designer Kyle Pulver et l'artiste Temmie Chang (Undertale), ainsi qu'un animateur et un graphiste. Sans trop en dire, Refenes semble y annoncer qu'il ne travaillera plus avec McMillen, comme l'a fait en son temps Danny Baranowsky, le compositeur de SMB et The Binding of Issac. Petite lueur d'espoir : rappelons que c'est à Tommy Refenes que l'on doit l'incroyable physique de Super Meat Boy et que l'on peut donc espérer le meilleur pour Forever.


Pas nette, cassée

Pas nette, cassée N

ous ne testerons pas Raiders of the Broken Planet dans ce numéro, parce qu'il nous semble insensé de gâcher autant d'encre et de papier pour les balbutiements de ce qui sera peut-être un jour un sympathique TPS en ligne. En l'état, Raiders of the Broken Planet est un jeu d'action insipide et peu inspiré, joli et fluide mais inintéressant. Le matchmaking prend des plombes (et encore, si vous avez la chance de trouver des joueurs en ligne) et les parties en solo sont à peine plus intéressantes qu'une session de remplissage de déclaration d'impôts. Les récompenses sont totalement aléatoires (il est possible de finir une mission sans ne rien gagner) et le titre multiplie déjà les monnaies différentes pour entuber le joueur. Bref, attendez qu'il soit terminé et si vous voulez un bon jeu Mercury Steam, vous pouvez toujours vous rabattre sur Metroid : Samus Returns, testé dans le numéro précédent.

 


L'excellent Killer Instinct (8/10, Canard PC no 337) quitte enfin les pâturages de Windows 10 pour venir brouter ceux de Steam. Il perd au passage son caractère free-to-play et passe à environ 30 euros, ce qui reste une bonne affaire pour une version qui donne accès à la totalité des combattants.


Le don d'énerver les gens

Michael Forgey était producteur exécutif pour Monolith et n'a pas vécu suffisamment longtemps pour voir la sortie de L'Ombre de la Guerre, à cause d'une saloperie de tumeur. Afin de lui rendre hommage, le studio a donc créé un DLC qui le met en scène sous les traits d'un imposant guerrier et dont les bénéfices seront reversés à sa famille. Enfin, seulement les bénéfices générés aux États-Unis, si l'on en croit la petite mention qui conclut la bande-annonce et qui a fait croire à tout le monde que la Warner cherchait à amortir son budget café avec un mort. Finalement, l'éditeur s'est excusé, a fait un don à la famille, a rendu le DLC gratuit et expliqué que la question des autres territoires avait été éludée pour ne pas tomber dans un cauchemar juridique, qui aurait imposé une mise en conformité dans des dizaines de pays.


Sortez en boîte

Sortez en boîte L

es petits génies de Jackbox Games viennent d'annoncer la date de sortie de leur Jackbox Party Pack 4. À partir de ce 19 octobre, la rédaction connaîtra une étrange baisse de sa productivité, ainsi qu'une recrudescence de fous rires qui agaceront les gens tristes et froids. Au programme, encore cinq jeux qui ont déjà l'air très idiots : « Fibbage 3 » (suite du concours de mensonges particulièrement salé déjà présent dans des précédentes éditions), « Survive the Internet », où il faudra commenter ses camarades aussi méchamment que sous une vidéo Youtube, « Bracketeering » et ses paris sur des tournois de débats stupides ou encore « Monster Seeking Monster » avec des monstres qui se dragouillent entre eux ainsi que « Civic Doodle », l'obligatoire jeu de dessins idiots (et souvent obscènes) entre personnes consentantes. Le titre est prévu sur PC, Mac, PS4 et Switch et nom de nom, qu'on a hâte.


Tout le monde est parti à Pôle emploi

Tout le monde est parti à Pôle emploi Q

ue faire quand on a créé un genre de jeu, qu'on est devenu célèbre grâce à ça mais qu'on veut passer à autre chose ? Pour The Chinese Room, le développeur de Dear Esther, Amnesia : A Machine for Pigs et Everybody's Gone to the Rapture, qui ne voulait plus faire de walking simulators, la réponse n'a pas été joyeuse : la quasi-totalité du studio a été licenciée, réduisant l'effectif à seulement trois personnes. Celles-ci auront la lourde tâche de développer des prototypes pour The 13th Interior et Little Orpheus, déjà financés par des subventions européennes. Avant de presque disparaître, The Chinese Room a publié un dernier jeu narratif, condamné à une certaine confidentialité puisque réservé aux casques et téléphones compatibles avec le système de réalité virtuelle Google Daydream : So Let Us Melt. En français, ça donne quelque chose comme « laissez-nous nous dissoudre ».

 


« Regardez quel film le prochain Need for Speed copie. Nous, nous avons un contrat avec le studio hollywoodien de ce film, et nous allons faire mieux que NFS. » Ainsi Ian Bell, patron de Slightly Mad et développeur de Project Cars 2, annonça-t-il qu'il bossait désormais sur un jeu Fast and Furious.


Il n'y a pas que l'agent dans la vie

Agents of Mayhem est, théoriquement, un jeu situé dans l'univers de Saints Row. En pratique, difficile de vendre un titre aussi sage à des joueurs qui ont été habitués à courir nus et à recouvrir des maisons d'excréments pour gagner des points. Et il ne s'agit pas que d'une impression, puisque le jeu a signé de très mauvaises performances en Angleterre, là où Deep Silver espérait ses meilleures ventes. Résultat, trente des deux cents employés de Volition viennent d'être licenciés. Deep Silver n'a pas souhaité apporter de commentaires, mais on imagine que les développeurs restants travaillent désormais sous les coups de fouet de gros balèzes qui hurlent « mais vous allez sortir Saints Row 5, bon dieu ? ».


Le grand ménage d'automne

Le grand ménage d'automne F

in septembre, Valve a retiré d'un coup 173 jeux de Steam. Tous signés du même développeur (Flipper Hazard 1 à 5, Shapes 1 à 8, les huit Raccoon Hero...), ils étaient souvent distribués gratuitement dans des concours ou des bundles. Ils ne servaient en fait pas à jouer mais à produire des cartes Steam à échanger, sur les ventes desquelles le développeur touchait ensuite quelques centimes à chaque fois. Peu impressionné par l'ingéniosité avec laquelle les créateurs de Point Connect 1 à 4 ont contourné le système, Valve a tout dégagé et fait une petite déclaration : « Spammer Steam de jeux clonés et manipuler les outils de notre boutique ne sont pas des pratiques que nous tolérons. » Valve n'envisage en revanche pas de revenir à une boutique au contenu mieux choisi, comme autrefois. En 2017, plus de 5 000 jeux sont déjà parus sur Steam.


C'est toujours ça d'économisé

C'est toujours ça d'économisé L

es nouveaux sous-marins de classe Virginia de la Marine américaine coûtent 2,6 milliards d'euros pièce. Vous trouvez ça abject ? Attendez, ne jetons pas la pierre aux militaires. Eux aussi ont un cœur. Ils cherchent même à faire des économies. En jouant à la Xbox entre deux bombardements de village au Moyen-Orient, ils se sont rendu compte que les manettes de Microsoft étaient tout à fait capables de piloter les nouveaux périscopes high-tech de ces sous-marins. Autre avantage : c'est un appareil déjà familier pour les nouvelles recrues, qui pourront donc le manipuler plus facilement. Du coup, des pads Xbox 360 pourraient remplacer d'ici la fin de l'année les contrôleurs à 38 000 dollars que les militaires avaient prévu d'intégrer. Nul doute que ces économies leur permettront de financer leurs passe-temps, comme l'installation de dictatures en Amérique du Sud.

 


À en croire la bande-annonce de Battlefront II, le jeu sera bien plus complet que son prédécesseur avec 18 cartes contre 4, 14 héros jouables au lieu de 6 et 39 véhicules contre 11. La vidéo ne précise cependant pas que cette suite ne proposera que 5 modes de jeu, et non 9. On se demande bien pourquoi.


Commission impossible

À peu près tout le monde s'accorde à dire que pirater c'est mal et qu'il faut donner de l'argent aux gens qui ont produit les œuvres qui nous fournissent tant de joie. Cela dit, une portion de ce même monde s'autorise à se servir sur les étagères sombres de l'Internet pas vraiment légal. La Commission européenne, curieuse de savoir dans quelle mesure ces comportements influençaient le commerce, avait donc commandé, pour 360 000 euros, une grande enquête, entamée en 2014 et dont le rapport final, terminé en 2015, dormait dans un tiroir. Il vient enfin d'être rendu public. On n'y apprend pas grand-chose de très sûr : le rapport estime sa marge d'erreur à 45 % environ, ce qui fait beaucoup. À cela près, il conclut qu'en dehors des blockbusters, personne (séries, livres, musique et jeux vidéo) ne souffre vraiment du piratage. Les jeux auraient même tendance à en bénéficier.


Bluehole creuse son trou

Bluehole creuse son trou A

vec 12 millions d'exemplaires vendus pour Playerunknown's Battlegrounds, les Coréens de Bluehole nagent dans les lingots d'or. Mais la richesse ne les aurait-elle pas rendus mesquins ? Ils font tout un tapage autour du mode battle royale de Fortnite, le nouveau shoot d'Epic. Bluehole a dénoncé un plagiat total, puis s'est enfoncé dans la gadoue en disant craindre qu'Epic ne modifie son Unreal Engine, utilisé par PUBG, pour avantager Fortnite. Oui, ils en sont là. Car tout le monde sait que le style battle royale n'appartient à personne, pas plus que le concept de capture de drapeau ou de jeu de tir à la première personne... Si j'étais Bluehole, au lieu de perdre mon temps dans ces niaiseries, j'engagerais un bataillon de programmeurs compétents. Leur dernier patch a effacé ma configuration de touches et m'oblige à relancer trois fois le Lobby pour trouver un match. Il est là, le scandale.


La VR est l'avenir du jeu vidéo, saison 8, épisode 12

La VR est l'avenir du jeu vidéo, saison 8, épisode 12 L

e marché de la VR est bien morne ces temps-ci. Sony domine mollement le secteur avec son PSVR, le Rift et l'Oculus vivotent dans leur coin, la section réalité virtuelle de Steam se peuple gentiment de petits jeux médiocres à 10 ou 15 euros... Mais les choses vont peut-être s'accélérer dans les prochaines semaines. En effet, d'ici la fin de l'année, un paquet de nouveaux casques venus de chez Acer, Lenovo, Dell, HP et même Samsung vont arriver sur PC. Ce tir groupé correspond au début d'une grande offensive planifiée par Microsoft, qui veut promouvoir l'utilisation de sa variante de la réalité virtuelle – la mixed reality – sous Windows 10. Sortir du matos, c'est bien (surtout que ces casques sont annoncés à des prix modérés, généralement sous les 400 dollars), mais encore faut-il des jeux et des applications innovantes pour donner envie aux gens de les acheter. Et dans ce domaine malheureusement, les annonces renversantes ne se bousculent pas au portillon.

 


Au désespoir des 13 personnes qui y jouent encore, Blizzard n'a rien annoncé pour Diablo III lors de la dernière Blizzcon. Mais, tout n'est pas noir pour ces 12 fans (l'un vient de mourir d'une crampe de l'index), le studio « travaille sur l'avenir de la licence Diablo ». Voilà qui va faire 11 heureux.


Une fin d'année bien déchargée

Une fin d'année bien déchargée H

orreur, malheur ! L'éditeur Focus Home Interactive s'était préparé une fin d'année terrifiante avec les sorties de Vampyr (jeu de Dontnod où l'on incarne un vampire) et Call of Cthulhu (jeu de Cyanide où, malgré mes plus folles espérances, on n'incarne pas Cthulhu mais un humain tout ce qu'il y a de plus banal, mais enfin, on peut toujours rêver). Las, un petit coup de froid de dernière minute a forcé l'éditeur à commettre l'effroyable, l'irréparable, l'inéluctable : les deux jeux sont repoussés à 2018, au printemps au plus tôt. Plus de peur que de mal a priori : dans les deux cas, il s'agit de peaufiner des jeux déjà bien avancés (mais pas pour autant en avance), autrement dit de leur éviter un sort épouvantable. On vit tout de même des sensations intenses, dans l'industrie du jeu vidéo.


Ça jette un froid

Ça jette un froid P

renant soudain conscience que l'édition spéciale de Skyrim, lifting graphique vendu au prix fort, était un peu légère en contenu, l'équipe « projets annexes et captation de capitaux » de Bethesda a décidé d'y adjoindre un nouveau mode de jeu du nom de « Survie ». Une fois ce dernier activé, le joueur devra, comme dans un The Long Dark médiéval, prêter attention à ses niveaux de fatigue, de faim et de froid. Le déplacement rapide sera désactivé, les maladies davantage mortelles et la cuisson des aliments recommandée pour éviter l'intoxication. Bref, rien qu'on ne puisse déjà obtenir en combinant deux ou trois mods gratuits. En attendant d'avoir l'honneur de payer pour cette version estampillée Bethesda, vous pouvez essayer gratuitement le mode survie en vous inscrivant à la bêta sur Steam (clic droit sur le jeu dans la bibliothèque, propriétés, bêtas).


Montre monstre

Montre monstre L

es bonnes habitudes se prennent tôt, ne comptez pas sur moi pour contester cela. Est-ce une raison suffisante pour affubler un enfant d'un bracelet connecté biclassé mouchard de Disney ? Garmin avait lancé l'année dernière la Vivofit, une montre-podomètre censée encourager les enfants à accomplir au moins une heure d'activité physique chaque jour. Les parents pouvaient, grâce à une application, déterminer l'attribution de récompenses en fonction de l'intensité du remuage de popotin. Mais là, Garmin a décidé d'ajouter l'intolérable à l'insupportable. Sa nouvelle collection de bracelets est ornée, grâce à un accord avec Disney, de motifs rappelant les stars des enfants. J'implore tous les parents du monde à refuser ce genre de méthodes. Et à contraindre Garmin à faire des bracelets Captain America pour adultes, car il n'y a pas de raison que seuls les gosses se tapent la honte à la récré.

 


Samantha, robot sexuel à l'apparence de femme, était présenté à l'Ars Electronica Festival, en Autriche. Les visiteurs masculins ont tellement tripoté le modèle de démonstration qu'ils lui ont pété deux doigts. Il a dû être envoyé en réparation. C'était notre rubrique « le pire est toujours certain ».


Atlus et les pommes d'or

Atlus et les pommes d'or D

ans le Canard PC no 367, Ivan Le Fou vous racontait comment les éditeurs de jeux vidéo utilisaient parfois le Digital Millenium Copyright Act pour empêcher la diffusion de leurs contenus. Atlus, développeur et éditeur japonais de la série des Persona, a tenté ces dernières semaines une utilisation plus inhabituelle du procédé. La cible de leur ire s'appelle Nekotekina. Ce développeur russe a lancé un Patreon pour l'aider à financer le développement d'un émulateur de Playstation 3 pour PC. Et Atlus craint que Persona 5, titre exclusif aux consoles de Sony, ne soit abondamment piraté par le truchement dudit émulateur. Il souhaite donc le voir disparaître du site de financement participatif. Pour l'heure Patreon n'a pas cédé aux demandes d'Atlus, et Nekotekina continue de percevoir ses 3 000 dollars mensuels.


Mimes antipersonnels

Mimes antipersonnels «

 Pan ! Pan ! T'es mort !  Nan c'est toi !  Même pas vrai ! Panpanpan ! » Voilà comment j'imagine les joueurs de Call of Duty s'amuser pendant que je m'exerce sur Arma 3 le soir au coin du feu, en sirotant un thé rare et exotique. C'est donc sans aucune surprise que j'ai eu vent du dernier mode de jeu temporaire de Call of Duty : Infinite Warfare, qui a ravi les joueurs de 7 à 17 ans pendant quelques jours le mois dernier. Plutôt que de s'y entretuer avec des armes, on pouvait y trucider son prochain grâce à de simples gestes de la main : un claquement de doigts envoyait valdinguer l'ennemi dans un grand bruit d'explosion, un poing qui se refermait lentement provoquait l'implosion des organes adverses, etc., etc. Pour tout vous dire, ça avait l'air tellement rigolo qu'on se demande pourquoi ils se prennent encore la tête à sortir des Call of Duty avec des flingues.


Caricatures et découvertes

Caricatures et découvertes E

n janvier, quelques mois après sa sortie, Assassin's Creed Origins sera doté d'un nouveau mode de jeu : le discovery tour, sorte de version pacifique du jeu. Le joueur sera libre d'y circuler comme bon lui semble et de suivre des visites guidées d'une vingtaine de minutes sur l’Égypte antique. Le but : se cultiver, oui, mais aussi débloquer des personnages historiques célèbres comme Cléopâtre et César, qui pourront servir d'avatar dans ce mode de jeu. Ce sera un peu comme l'intro de chaque Assassin's Creed, sauf que le personnage qu'il faut suivre à deux à l'heure ânonnera des infos sur les techniques d'embaumement au lieu de régurgiter un tissu d'absurdités sur les assassins et les templiers.

 


Télex

Si d'aventure vous ne passiez pas régulièrement sur le marché de la communauté de Steam, sachez que le succès de Playerunknown's Battlegrounds n'a pas permis de réduire le degré de spéculation et de zinzinnaboulerie qui y règne. Nous y avons trouvé un bandana qui se négocie à mille dollars. Voilà voilà.

 


Larian a nié plancher sur une édition améliorée de Divinity : Original Sin 2. Du contenu supplémentaire est plus ou moins prévu, oui, mais il n'y aura pas de version entièrement revue du jeu, en tout cas pas dans l'immédiat. Vous me direz, on lui a déjà mis 9/10 alors il n'y a pas urgence.