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le 1 juillet 2018

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Par L-F. Sébum | le 20 juin 2018

Canard PC 384 : Édito

News du CanardPC N°379

La mort change de camp

La mort change de camp D

ans quelques décennies, quand les définitions de Wikipédia seront entièrement rédigées en sensojis (les futurs emojis 4D qu'on pourra voir mais aussi toucher, sentir et manger), la page de Starbreeze sera illustrée d'un graphique en dents de scie au goût amer. À chaque fois que la boîte vend quelques jeux, elle dépense sans compter et hop, elle doit à nouveau se serrer la ceinture pour plusieurs mois. Ainsi, probablement à cause de ses lourds investissements dans la VR, dans l'édition de jeux à la sortie encore lointaine (System Shock 3, Psychonauts 2) et de l'échec commercial de Raid : World War 2, Starbreeze a décidé de revendre Dead by Daylight à son développeur, Behaviour, empochant 16 millions de dollars au passage. Ce qui veut aussi dire que tous les revenus de Starbreeze reposent désormais sur le vieillissant Payday 2. C'est mal engagé tout ça (insérer ici un sensoji caca). N.

 


Valve a retiré toute mention des Steam Machines de la barre de navigation de son magasin. Face aux ricanements du public, qui voyait dans cette décision la fin des PC brandés Steam, la bande à Gaben a publié un démenti, dans lequel elle reconnaît que les clients « ne s'arrachent pas » lesdites machines. L.-F.S.


Il mérite des baffles

Depuis quelques semaines, la tempête s'abat sur Facebook. Depuis qu'il a été révélé sur la place publique que le réseau social avait cédé sans leur consentement les données personnelles de 50 millions de ses usagers aux États-Unis, Marc Zuckerberg se mord les doigts et regarde les milliards s'évaporer de ses comptes en banque. Autre victime collatérale de la crise : l'enceinte connectée de la firme, conçue sur le modèle de l'Echo d'Amazon ou du Google Home qui devait être dévoilée en mai. Avant même le scandale, les études menées auprès de consommateurs montraient qu'ils n'étaient pas très chauds à l'idée de faire entrer dans leur foyer un potentiel mouchard de Facebook. Certains professionnels de la communication ont considéré que, les choses étant ce qu'elles sont, le moment n'est pas le plus opportun et que peut-être le public pourra-t-il attendre quelques semaines de plus. M.K.


Tentative de redémarrage du CryEngine

Tentative de redémarrage du CryEngine L

a société Crytek tente de sortir de l'ornière dans laquelle elle végète. Les Allemands ont d'abord recommencé à faire des jeux (Hunt : Showdown, dont Guy Moquette vous parlait dans le numéro précédent). Ils tentent maintenant de relancer leur moteur 3D maison, le Cry Engine, dont les parts de marché sont ridicules à côté d'Unity et de l'Unreal Engine. La version 5.5 arrive avec plein d'améliorations : dix chapitres de didacticiel pour aider les débutants, l'accès au code source de l'éditeur et un tarif destiné à séduire les studios indés. Désormais, le Cry Engine sera gratos jusqu'à 5 000 euros de chiffre d'affaires, au-delà ce sera 5 % de royalties. Il s'aligne ainsi sur ce que propose l'Unreal Engine. Reste à régler son plus gros problème : une communauté inexistante et surtout une documentation lamentable, qui m'a donné envie de me tirer une balle la dernière fois que j'ai voulu bricoler avec. A.


Un rayon de lumière sur le jeu vidéo

Un rayon de lumière sur le jeu vidéo N

vidia et Microsoft ont une nouvelle marotte : le ray-tracing. Il s'agit d'une technique qui consiste à simuler individuellement chaque rayon de lumière (et ses rebonds) dans une scène 3D. Considéré comme le Graal du rendu graphique, le ray-tracing est surtout très gourmand en puissance de calcul, à tel point qu'il était jusqu'à présent inutilisable dans le jeu vidéo. Mais à force d'améliorer les cartes graphiques, on nous promet qu'il sera bientôt exploité pour du rendu en temps réel. À la GDC, quelques studios, dont Remedy, ont montré des scènes 3D en ray-tracing, utilisant la technologie RTX de Nvidia et l'API DirectX Raytracing de Microsoft. C'est joli, fluide, les lumières sont merveilleusement réalistes, mais le rendu a un côté granuleux qui pique encore un peu les yeux. Nous consacrerons un dossier « Comment ça marche » dans un prochain numéro à cette techno-du-turfu. A.

 


Télex

Le petit éditeur britannique Curve Digital (qui croule sous la thune depuis les succès de Bomber Crew et Human : Fall Flat) s'est offert un trophée de choix : la licence pour créer un jeu vidéo basé sur la série Narcos. Tant qu'on peut jurer en espagnol à volonté, pourquoi pas. N.


Teuteu teu teudeum

Teuteu teu teudeum. Teuteu teu teudeum. Tududuuuuu, tuuuuduuuuduuuuu. Bon, ok, je suis toujours incapable de reproduire une musique à l'écrit mais difficile de ne pas penser à l'air de Terminator quand on découvre qu'Electronic Arts développe une IA qui apprend à jouer toute seule à Battlefield 1. Selon ses créateurs, cet « agent IA d'auto-apprentissage » a encore du boulot, car son niveau de jeu serait toujours inférieur à celui d'un être humain. Celle-ci serait encore handicapée par son incapacité à hiérarchiser ses actions, ce qui la pousserait à tourner souvent en rond pour rien, en prenant sans cesse de nouvelles décisions qui annulent toujours la précédente. Et puis un jour, quelqu'un va nous coller cette chose dans des robots tueurs géants qui découvriront que le sang humain peut être un formidable engrais et là, on ne rigolera plus du tout. K.L.


L'éditeur sur lequel le Soleil ne se couche jamais

L'éditeur sur lequel le Soleil ne se couche jamais U

bisoft, fidèle à ses origines, reste une petite entreprise familiale où tous les employés se connaissent. L'éditeur rennais vient ainsi d'ouvrir deux nouveaux studios, le premier à Odessa en Ukraine, où une soixantaine de personnes seront affectées à la franchise Ghost Recon. Le second à Mumbai, où 100 développeurs seront recrutés pour renforcer la présence d'Ubisoft en Inde, qui a déjà un studio à Pune (il a bossé notamment sur South Park, Far Cry et Steep). Par curiosité, j'ai pris une carte, la liste des succursales d'Ubisoft et j'ai compté : l'éditeur a désormais 38 studios répartis sur 10 fuseaux horaires. Ça doit être un bonheur d'organiser une conférence Skype entre Bucarest, Osaka, Abu Dhabi, Toronto et Montpellier pour décider de la couleur de la capuche du prochain héros d'Assassin's Creed. A.


Un jeu avec un grappin ? Ça me rappelle quelqu'un, tiens…

Un jeu avec un grappin ? Ça me rappelle quelqu'un, tiens… M

em>Mark of the Ninja n'était pas dans ma liste personnelle de jeux à restaurer en priorité, mais qu'importe : Mark of the Ninja : Remastered sortira cette année. D'ailleurs, les développeurs eux-mêmes n'avaient pas l'air très sûrs de ce qu'il fallait moderniser dans ce jeu d'infiltration dont les graphismes façon dessin animé avaient très bien vieilli. Ils ont annoncé le support de la résolution 4K, des cinématiques, des sons retravaillés et de nouveaux effets de particules, ce qui montre qu'ils galéraient quand même pas mal à trouver des idées. Mais pourquoi un tel remaster ? Aaaah. Attendez, je vérifie juste un truc… Il sortira cette année sur PC, PS4, Xbox One et… Ouaip. Ouais, c'est bien ça. Sur Nintendo Switch, comme tous les jeux indés qui veulent leur part du gâteau japonais. I.

 


Télex

Total War Saga : Thrones of Britannia ne sortira pas en avril comme prévu, mais le 3 mai. Les développeurs veulent apporter des améliorations de dernière minute à l'interface et l'intelligence artificielle.


Alors ça, c'est Fortnite

Selon SuperData, Fortnite est en train de fracasser Playerunknown's Battlegrounds sans forcer. Pour en arriver à cette conclusion, l'entreprise a tout d'abord relevé le nombre de spectateurs de chacun des titres sur Twitch. Nous apprenons ainsi que Fortnite est passé en tête début février et dispose désormais d'une avance confortable, avec 14 millions de spectateurs contre 8,7 millions pour PUBG. Des chiffres qui, associés à de savants calculs, permettent à SuperData d'affirmer que Fortnite a également pris de l'avance au niveau de ses revenus. Le titre aurait déjà généré plus de 126 millions de dollars, contre seulement 103 millions pour son concurrent. Fascinant, surtout lorsqu'un des créateurs de Fortnite explique au même moment à la Game Developers Conference qu'il n'aura fallu que deux mois de travail pour transformer le titre en un battle royale hyper performant. K.L.


Le village Zuckerkine

Le village Zuckerkine F

acebook est en train de construire sa propre ville. Du nom de Willow Village (« le village des saules », rien à voir avec des nains lanceurs de glands, ce qui est un peu dommage quand on y pense) et d'une surface de 24 hectares, le bousin comptera 1 500 appartements, dont 225 seront offerts à des prix en dessous de la valeur du marché afin que tous les petits métiers nécessaires au bien-être des employés de Facebook (coachs, pâtissiers spécialisés dans le sans-gluten, personnel de ménage...) puissent quand même venir y loger. Quant aux employés eux-mêmes, rassurez-vous, ils auront de quoi payer leur loyer à taux plein : ceux qui vivent à proximité de leur travail touchent d'ores et déjà un bonus à cinq chiffres. Après tout, rémunérer les salariés pour qu'ils dorment en face du boulot, c'est une façon comme une autre de payer les heures sup'. L.-F.S.


Néon : le professionnel

Néon : le professionnel A

près douze ans de maison, Dean Evans a quitté Ubisoft. Le bonhomme a beau avoir travaillé sur plusieurs Far Cry, Splinter Cell et Assassin's Creed, tous les médias qui se sont fendus d'un article sur son départ ne mentionnent qu'un seul jeu, Far Cry 3 : Blood Dragon. Dean Evans avait en effet dirigé la campagne marketing loufoque de ce spin-off plein de lasers et de néons. Plus récemment, Evans a travaillé sur un projet annulé avant d'être rendu public. « Je viens de me séparer de ma femme et le projet sur lequel je bossais a été annulé. Avec toute cette merde qui me tombe dessus en même temps, je me suis dit : j'ai 40 ans et c'est un putain de cliché, mais c'est un de ces moments où l'on se dit qu'il est temps de se demander ce qu'on a vraiment envie de faire », a commenté Evans qui, semble-t-il, est vraiment un personnage de Blood Dragon. L.-F.S.

 


« Je ne sais pas trop quelle leçon nous devons retenir de Paragon », a déclaré Tim Sweeney, le fondateur d'Epic Games, lors d'une interview donnée à la rubrique jeu vidéo de Rolling Stone peu de temps après l'annonce de la fermeture du jeu. Pour être honnêtes, Tim, nous non plus. L.-F.S.


La voie royale

Selon des analystes interrogés par le Investor's Business Daily – un site de gens très sérieux qui parlent d'argent dans leurs beaux costumes –, les poids lourds du jeu vidéo seraient sous pression depuis que Fortnite ravage tout sur son passage. À les entendre, les Ubisoft et autre Activision pourraient être tentés de produire leurs propres clones du jeu pour limiter la casse, et certains risqueraient même d'ordonner l'ajout d'un mode battle royale sur des titres déjà sortis. Toutefois, un de ces analystes semble se souvenir des ruées vers l'or créées par les MMORPG ou les moba et tempère les propos de ses collègues, expliquant que tout ceci pourrait n'être qu'un effet de mode. Une mode qui, n'ayons pas peur des morts, poussera certainement le brave Izual à se jeter du haut de la tour Canard PC le jour où Rainbow Six Siege ne se jouera plus qu'en battle royale. K.L.


Une courte page de PUBG

Une courte page de PUBG P

em>Playerunknown's Battlegrounds, le petit jeu qu'on aura bientôt oublié quand Fortnite aura fini de le bouffer, ce qui ne sera que justice si vous voulez mon avis, personne n'a besoin de ce titre imprononçable, et ne venez pas me dire « t'as qu'à dire PUBG », c'est encore pire, personne ne sait s'il faut dire péhubéjé ou pubejé, ça va finir en guerre civile cette histoire. Bref, PUBG, le battle royale moribond, va bientôt bénéficier d'une nouvelle carte. D'une taille de 4 kilomètres sur 4, soit un quart de la surface des deux cartes déjà disponibles, cette nouvelle zone au climat tropical proposera « une expérience plus intense avec une plus grande densité de joueurs ». C'est en tout cas ce qu'a expliqué Brendan Greene, alias Playerunknown, lors de la GDC. En même temps, « on se fait bouffer par Fortnite alors on a bricolé une petite carte à l'arrache » aurait fait désordre. L.-F.S.


Formatage du système

Formatage du système U

n changement de moteur, deux changements de direction, déjà deux ans de retard... Non, je ne parle pas des débuts de Duke Nukem Forever mais du remake de System Shock, financé sur Kickstarter (à hauteur d'1,3 million de dollars) en 2016 pour une sortie fin 2017, et dont les développeurs annonçaient il y a quelques semaines qu'il était finalement « en pause ». En pause, pour quoi faire ? Pour prendre le temps de remettre l'embarcation dans le sens du courant, pardi : au lieu du remake promis, Nightdive Studios était parti sur un quasi-tout nouveau jeu. Et finalement, ils ont annoncé à la GDC fin mars avoir repris le développement d'un simple remake, qui devrait sortir début 2020. Ce qui, si les astres restent alignés, rendrait ce System Shock 1-bis disponible à peu près en même temps que le futur System Shock 3 en cours de création chez Otherside Entertainment. Fortiche. N.

 


Robot Entertainment, créateur de la série Orcs Must Die!, vient de licencier une trentaine d'employés. Une coupe qui, selon le studio, serait due à l'annulation d'un des deux titres prototypés en interne. Une sorte de Koh-Lanta du jeu vidéo, en somme. K.L.


Là où y a de l'Eugen

Six semaines après le début de la grève qui touche le studio parisien Eugen Systems, la perspective d'une résolution du conflit s'éloignait. Convaincus qu'ils n'obtiendraient plus gain de cause par la négociation, douze salariés ont décidé d'entamer une procédure aux Prud'hommes, à laquelle participent aussi deux anciens de l'entreprise. Ils espèrent ainsi contraindre leur employeur à compenser des salaires qui jusqu'à maintenant se situent en-deçà de la convention collective, ainsi que des heures supplémentaires non rémunérées. Mais la procédure va prendre du temps : une conciliation est prévue en juin, neuf mois avant le premier jugement. La direction n'a pas donné suite à nos demandes réitérées d'interview. M.K.


Vers plus de syndicats du jeu vidéo

Vers plus de syndicats du jeu vidéo Q

uelques mois après la création en France du Syndicat des travailleurs et travailleuses du jeu vidéo, le sujet de la syndicalisation du secteur était présent à la Game Developers Conference, qui se tenait fin mars à San Francisco. D'abord dans une table ronde organisée par l'IGDA (dont la présidente, à contre-courant, a décliné toutes les variations possibles de la phrase « les développeurs ne doivent pas se syndiquer, les syndicats c'est le mal, ce qu'il faut c'est encourager les entreprises »), où de nombreux intervenants ont souligné le besoin d'une meilleure organisation pour défendre les droits des travailleurs. Et en parallèle (et très actif dans les couloirs de la GDC), le mouvement Game Workers Unite a été lancé par quelques centaines de travailleurs avec pour but d'éduquer l'industrie et de paver la route pour de futurs syndicats. Ça avance doucement mais ça avance. N.


L’Afterparty des travailleurs

L’Afterparty des travailleurs U

ne vaste proportion de la production vidéoludique place les joueurs face à des situations de vie ou de mort. La mort, c'est l’échec, la fin, le game over. Afterparty, le futur jeu des développeurs d’Oxenfree (8/10 sous la plume du sévère Netsabes dans le Canard PC no 332) prend le contrepied de cette tradition. Night School Studio a en effet décidé de vous faire vivre, en 2019, l’histoire de Milo et Lola, deux adolescents morts et enterrés. Du fond des enfers où ils sont arrivés, ils tenteront de retourner à la vie et devront pour ça battre Satan dans un concours de picole. Pour le reste, Afterparty semble parti (ha ha) pour ressembler pas mal à son grand frère : longs décors horizontaux et options de dialogue. Ce qui s’annonce comme une comédie noire devrait reposer sur deux piliers : l’alcool et les réseaux sociaux, ce qui ressemble un peu trop à ma vie pour me dépayser. M.K.

 


Sony a décidé de baisser les prix de son PSVR. Les lots (avec le casque, la caméra et un jeu) ne coûtent plus que 300 euros. Ce qui est 100 euros moins cher qu’avant, mais encore un peu trop pour profiter pleinement de quatre jeux et demi. M.K.


Lohan in the dark

Lohan in the dark O

n vous parlait en 2014 de la grosse colère juridique de Lindsay Lohan à l'encontre de Rockstar. L'actrice estimait que le personnage de Lacey Jonas dans GTA 5 était manifestement inspiré de sa personne, donc atteinte au droit à l'image, à la vie privée, dommages et intérêts, tout le tintouin. Moi, à sa place, j'aurais fermé ma bouche, car cela revenait à déclarer publiquement : « Mais si, regardez : cette tarée excentrique, égocentrique et inculte, c'est mon portrait tout craché ! » Ce qui n'était pas tout à fait faux, mais d'un point de vue légal, pas pour autant suffisant. Lindsay Lohan vient d'être une nouvelle fois, et probablement définitivement, déboutée par la Cour d'Appel de New York. La seule chance que l'on reparle d'elle un jour, finalement, serait que Rockstar la caricature à nouveau dans GTA 6. G.M.


Crying Sun, l'exploration spatiale à la française

Crying Sun, l'exploration spatiale à la française C

'est plus fort que moi : quand je pense à FTL : Faster Than Light, un petit frisson de plaisir me parcourt le dos. Devant la page de présentation, pour le moment seulement ornée de quelques images, de Crying Sun, j'ai connu presque la même sensation. Développé par Alt Shift, petit studio montpelliérain, le jeu rappelle en effet beaucoup la perle indé qui a tant nui à ma productivité et mon sommeil : exploration spatiale, mécanique de rogue-like, pixel art mignon, batailles tactiques… Le tout inspiré, d'après leurs auteurs, des univers de Dune et Fondation, grands classiques de la SF. La sortie est prévue pour la fin d'année, mais on vous en reparlera dès que les développeurs trouveront nos coordonnées pour nous envoyer une version preview (Pssst ! Un indice, les Montpelliérains : elles se trouvent à la fin du magazine.) G.M.


Google s'engage contre le piratage

Google s'engage contre le piratage G

oogle a expliqué, très fier, qu'il venait de retirer le terme Kodi – nom d'un lecteur multimédia populaire, très utilisé comme media center – de... non, pas de son moteur de recherche, mais des propositions d'autocomplétion quand on en tape les premières lettres. Et ce afin de lutter contre le piratage. Voilà qui soulève des questions éthiques : le logiciel en lui-même, à l'instar des clients BitTorrent, n'a rien d'illégal. C'est ce qu'en font les utilisateurs qui peut l'être (et même si personne n'est dupe, ça ne change rien à la parfaite légalité de l'outil). Mais pour l'instant, la seule véritable répercussion touchera les utilisateurs de Google cherchant des informations sur l'ours kodiak, les vieux appareils photo Kodak ou un modèle d'une marque automobile tchèque et tapant très lentement au clavier, qui ne verront plus mentionnée l'existence de ce logiciel diabolique. G.M.

 


C'est officiel : John Cena incarnera Duke Nukem sur grand écran. J'ai découvert à cette occasion l'existence de ce projet d'adaptation et eu très envie d'une tisane verveine-Lexomil-ciguë, avant de réaliser que les chances de faire pire que Duke Nukem Forever étaient tout de même minces. G.M.


Le ban des accusés

Le ban des accusés L

ongtemps gangrené par la triche jusque dans les tournois pros, Counter-Strike Global Offensive (CSGO) est en train de gagner le combat qu'il mène aux wallhacks et autres aimbots. Son arme secrète ? Le deep learning. En soumettant l'enregistrement des 600 000 matchs quotidiens de CSGO pour examen, Valve a réussi à entraîner une IA qui affine chaque jour un peu plus sa compréhension du comportement des tricheurs. Le programmeur John McDonald, responsable de ce projet, indiquait à la GDC le mois dernier que les suspects repérés par l'IA se révélaient être des tricheurs dans 80 à 95 % des cas. De leur côté, les signalements manuels par des joueurs aboutissent à un bannissement dans seulement 15 à 30 % des cas. Eh oui, l'IA, elle, ne signale pas quelqu'un parce qu'il vient de lui coller un headshot et que ça fait du bien d'écrire dans le tchat « sale batar j evais te report fdp ».


Poisson d'avril !!!!!!!!!! Lol

Poisson d'avril !!!!!!!!!! Lol L

e 1er avril a toujours été saturé d'annonces farfelues de la part de studios qui pensent que raconter des salades constitue le summum de l'humour. Cette année, la mode était aux « On annule le jeu pour faire un battle royale à la place !!!! », ce qui n'est pas drôle pour l'instant mais deviendra savoureux d'ici un an ou deux, quand les mêmes studios auront été obligés de sortir leurs clones de PUBG pour survivre. Au milieu de ce cimetière de l'humour, il y a tout de même un jeu qui a eu le cran d'aller jusqu'au bout : Path of Exile, qui a ajouté un mode battle royale sauce hack and slash solide et amusant, que la communauté a accueilli avec un enthousiasme général. Incrédules, quelques joueurs ont tout de même noté qu'après des années de PvP médiocre sur Path of Exile, le salut est venu d'une blague dont le trailer proclame qu'elle a demandé « une journée entière de travail ! » I.

 


Plus qu'une mise à jour, et hop ! D'ici quelques mois, Factorio sortira pour de bon d'accès anticipé, où il était entré en 2014. Pour fêter ça, le jeu passera à environ 30 euros le 16 avril, contre 20 euros actuellement, et gardera ce même prix à sa sortie. I.