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le 1 avril 2019

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Par L-F. Sébum | le 21 mars 2019

Canard PC 393 : Édito

News du CanardPC N°389

Pour un nouvel Half-Life, il va falloir casquer

Pour un nouvel Half-Life, il va falloir casquer L

es ventes de casques de réalité virtuelle stagnent méchamment, mais Valve continue d'y croire dur comme fer. Une série de photos clandestines publiées sur le site Imgur montrent ainsi un nouveau modèle de casque estampillé de leur logo. D'après les rumeurs qui ont suivi la publication de ces images, l'engin pourrait avoir un champ de vision de 135°, une résolution comparable au Vive Pro (2 880 × 1 600) et serait vendu avec les contrôleurs VR « Knuckles », eux aussi développés en interne. Rien d'extraordinaire par rapport aux autres produits qui arriveront en 2019 – c'est même beaucoup moins excitant que le très attendu Pimax 8K –, mais les gros malins de Valve ont une botte secrète : une préquelle VR à Half-Life 2 spécialement développée pour ce casque. Pas très fair-play pour la concurrence, mais si cela peut aider le taux d'équipement VR des joueurs PC à dépasser le misérable 0,7 % actuel, pourquoi pas... A.

 


Télex

Valve arrête la production du Steam Link, son petit gadget permettant de diffuser l'image du PC vers la télé du salon par Ethernet ou Wi-Fi. La faute probablement à l'appli Android du même nom, qui permet de faire exactement la même chose sur n'importe quel appareil, notamment les Smart TV de dernière génération. A.


Vive le Rift

Depuis que Brendan Iribe a quitté Oculus, de nombreuses voix s'élèvent pour faire part de leur inquiétude. Et si la réalité virtuelle était finalement un échec ? Heureusement, Palmer Luckey est toujours là. Bon, OK, je déconne : le fondateur d'OculusNote : 1vient d'asséner un violent coup de tatane aux casques de réalité virtuelle sur son blog. Selon l'intéressé, les chiffres de ventes des Rift et autres Vive seraient effectivement un mauvais indicateur, puisque ces derniers finissent invariablement par moisir dans les placards de leurs propriétaires. Mais heureusement pour nous, Luckey a la solution puisqu'il suffirait d'améliorer la qualité des casques pour qu'un marché s'ouvre « pratiquement du jour au lendemain ». D'accord mais sinon, on fait quoi pour le Rift qui prend la poussière dans notre rédac ? K.L.

Note 1 : Et ex-employé de Facebook qui a racheté son entreprise en 2014.


Denuvo de nouveau pris en défaut

Denuvo de nouveau pris en défaut C

onsidérée comme un miracle par les éditeurs il y a encore quelques années, la technologie antipiratage Denuvo n'en finit plus de montrer ses failles. Si elle est encore capable de garantir quelques semaines de protection à certains titres (Assassin's Creed : Odyssey, par exemple, a résisté plus d'un mois après sa sortie), elle foire lamentablement sur d'autres. Dernier gros ratage en date : Hitman 2, qui a été cracké quatre jours avant sa sortie. Les pirates ont mis la main sur une version de précommande et ont fait sauter le verrou Denuvo avec une inquiétante facilité. Peut-être le signe qu'il est temps d'arrêter de claquer du fric dans ces idioties de DRM, de digérer le fait qu'il y aura toujours des gens qui pirateront les jeux, et de se concentrer sur le confort et les services fournis aux clients honnêtes. A.


Ubisoft passe la Chine

Ubisoft passe la Chine M

ais que se passe-t-il chez Ubisoft ? Depuis quand les grosses multinationales du jeu vidéo écoutent-elles leurs clients ? Ça cache quelque chose de louche… Je vous résume la situation : pour adapter le jeu au marché chinois (traduction : pour obéir aux censeurs du gouvernement local), l'éditeur a retiré certains éléments visuels des décors de Rainbow Six Siege, notamment tout qui se rapporte au sexe, au sang et aux jeux d'argent. Bronca chez les joueurs occidentaux, qui ne voulaient pas qu'on touche à leur jeu pour plaire à quelques bureaucrates chinois persuadés qu'un modèle 3D de machine à sous allait subvertir la jeunesse de leur pays. Et figurez-vous que… Ubisoft a donné raison aux joueurs. L'éditeur a décidé de réintégrer les éléments graphiques censurés. On ne sait pas ce qu'il adviendra de Rainbow Six Siege en Chine, mais qu'importe : la démocratie a triomphé. A.

 


Dodge Roll vient d'annuler le prochain DLC payant de Enter The Gungeon. Manifestement, les développeurs en ont eu marre de bosser sur le même jeu depuis cinq ans et souhaitent se lancer sur un nouveau titre. K.L.​


Lanceur de carpettes

Huit mois avant la sortie de Red Dead Redemption 2, un site nommé Trusted Reviews publiait une série de documents qui dévoilaient de nombreuses informations sur le jeu. Rien de vraiment neuf dans une industrie où l'omniprésence du secret a fait du leak un sport national. Un précédent vient toutefois d'être constitué : le site a reconnu avoir commis une faute en divulgant des informations sur le jeu, et effectué un don d'un million de livres à des associations qui seront choisies par Rockstar, semble-t-il par peur d'un procès. Trusted Reviews s'est également fendu d'une lettre d'excuses assez troublante venant d'un site qui prétend faire du journalisme, dans laquelle il a reconnu que ces informations n'auraient jamais dû être publiées en vertu de leur confidentialité. K.L.


Le casino et les jetons

Le casino et les jetons D

'après la Gambling Commission britannique, en charge des paris et des casinos dans ce qui reste du royaume de Sa Majesté, le nombre de mineurs se livrant à des jeux d'argent serait en considérable augmentation. 450 000 jeunes âgés de 11 à 16 ans auraient ainsi parié de vrais pounds, soit plus que ceux qui ont consommé du tabac, de l'alcool ou des drogues illégales au sein de cette classe d'âge. Plus inquiétant encore, 50 000 d'entre eux auraient une pratique « problématique », un nombre qui a quadruplé en deux ans. En plus de claquer leur pognon dans des jeux à gratter et des machines à sous virtuelles, les gamins se livreraient de plus en plus fréquemment à des paris entre amis ou à des jeux de cartes à mises réelles. Et le rapport de la commission de faire les gros yeux à l'industrie du jeu vidéo, remarquant que l'omniprésence des loot boxes, qui encourage les gamins à risquer des thunes dès leur plus jeune âge, n'est sans doute pas sans lien avec l'épidémie en cours. LFS.


Il va falloir en menhir aux mains

Il va falloir en menhir aux mains O

n en sait enfin un peu plus sur le prochain jeu des créateurs de Legends of Grimrock. Jusqu'ici, on savait juste qu'il s'appelait Druidstone : The Secret of the Menhir Forest, ce qui donnait moyennement confiance dans le projet puisqu'on s'endormait avant même de lire le nom jusqu'au bout. Par bonheur, les développeurs sont sortis du bois (ou de la forêt de menhirs) le mois dernier avec une bande-annonce ma foi assez alléchante. On y découvre une sorte de XCOM médiéval-fantastique fort mignon, dans des décors très détaillés qui vont du souterrain humide à la montagne enneigée. Tout allait bien jusqu'à la promesse d'une « fantastique et poignante histoire d'amour et de mort », qui m'a replongé dans un sommeil très profond. C'est terrible, le pouvoir soporifique qu'ont ces développeurs sur moi. J'espère quand même me réveiller au printemps prochain, quand le jeu sortira. I.

 


Pendant qu'Izual, bien au chaud dans la chambre de l'hôpital où nous l'avons fait interner, se remet péniblement du test de Fallout 76, nos confrères de Giantbomb ont choisi une autre solution, expliquée lors de leur podcast : « Personne ne veut continuer à y jouer. Hors de question que je m'inflige 20 ou 30 heures de plus de cette saloperie juste pour coller une note dessus. Ma note est : n'y jouez pas. » LFS


C'est dans les vieux pots qu'on fait les vieilles soupes

3D Realms est encore actif. Si si, ils ont survécu à la catastrophe industrielle qu'a été Duke Nukem Forever – quatorze ans de développement, pour finalement abandonner le projet à Gearbox qui en a fait un FPS médiocre. Aujourd'hui, leur dada, ce sont les jeux « rétro-3D ». En février dernier, la boîte lançait la version anticipée d'Ion Maiden, un FPS développé par le petit studio canadien Voidpoint, utilisant l'antique moteur 3D Build Engine créé en 1996 pour Duke Nukem 3D. Ils ont dû être contents du résultat, car d'après le magazine PC Gamer, 3D Realms préparerait maintenant, en interne cette fois-ci, un autre shoot basé sur… le moteur du premier Quake. Lui aussi date de 1996, avec textures pixellisées et modèles 3D anguleux de série. Pas de date de sortie ni même de titre annoncé, mais on est déjà certain que ça tournera correctement sur une GeForce 2080 Ti. A.


Petite semaine chez THQ Nordic

Petite semaine chez THQ Nordic T

HQ Nordic, l'éditeur autrichien qui rachète tous les studios qui lui passent par la tête, s'est offert dans la même journée Bugbear Entertainment (FlatOut, Wreckfest) et Coffee Stain Studios (Goat Simulator, Deep Rock Galactic). C'était encore trop peu pour l'éditeur qu'on surnomme déjà « l'ogre de Vienne » à voix basse pendant les nuits noires. Attristé de cette si maigre pêche, THQ Nordic s'est dès le lendemain porté acquéreur de la licence Expeditions. Logic Artists, qui a développé Expeditions : Conquistador et Expeditions : Vikings, gardera son indépendance mais se chargera de créer un troisième jeu de la même saga sous la houlette de THQ Nordic. On imagine déjà un Expeditions : Video Game Publishing, où un éditeur muni d'un fusil à éléphants braconnera d'inoffensifs studios dans la savane. I.


Coup de froid chez Blizzard

Coup de froid chez Blizzard A

près une Blizzcon qui restera dans les anales, oui, avec un seul « n », les malheurs continuent pour Activision et Blizzard. Le premier s'est fait souffler dans les plumes pour avoir sorti Spyro Reignited Trilogy sans le moindre sous-titre. Un choix difficile à avaler pour les joueurs malentendants, qui a viré au foutage de gueule de calibre 12 quand l'éditeur, sommé de s'expliquer, a pondu un communiqué expliquant que (je paraphrase) « bon, déjà on a dû apprendre un nouveau moteur 3D et on l'a localisé dans un paquet de langues, alors bon, ça va hein, on n'a pas non plus des poches extensibles à l'infini ». Côté Blizzard, c'est David Brevik, créateur de Diablo II et ancien du studio, qui a lâché les hordes de l'Enfer en annonçant au débotté, durant un stream de sa femme, que Blizzard venait de supprimer son programme de redistribution des bénéfices, utilisé pour compenser les faibles salaires versés aux employés. Sans ce système, a expliqué Brevik, un peu éméché, Blizzard est condamné à connaître un « exode massif » de ses talents. Pendant ce temps, au pays des gens sérieux de la Bourse, l'action ActiBli continue de dévisser, avec -19 % depuis le début de l'année. LFS.

 


Attendu pour ce mois de décembre, Team Sonic Racing vient d'être repoussé au 21 mai 2019. De quoi nous laisser six mois pour réfléchir à la question suivante : ça lui fait quoi à Sonic, lorsqu'il roule sur un hérisson avec sa bagnole ? K.L.


50 millions de nuances de simulateurs allemands

Quand le gouvernement allemand a décidé de financer le cinéma national pour que le rayonnement culturel teuton irradie toute la planète, ça a donné Uwe Boll. Du coup, c'est avec une pointe de terreur que le monde a accueilli la première aide débloquée par le gouvernement fédéral pour soutenir le secteur du jeu vidéo, à hauteur de 50 millions d'euros en 2019. L'argent devrait aider à soutenir les produits nationaux, qui ne représentent pour l'instant que 6 % des achats réalisés dans le pays, dont probablement 95 % de simulateurs de tractopelles obscurs. D'ailleurs, le gouvernement ne s'y est pas trompé, puisque c'est le ministère fédéral des Transports et des Réseaux numériques qui sera chargé de distribuer la somme. Oui, oui. Le ministère allemand des Transports finance le jeu vidéo et, à ce niveau-là, on s'abstiendra même de faire une blague. N.M.


Un petit Fortnite entre deux frappes de drones ?

Un petit Fortnite entre deux frappes de drones ? A

près avoir lancé son propre jeu vidéo dans les années 2000 (ça s'appelait America's Army et c'était médiocre), l'armée américaine lance une nouvelle initiative à destination des joueurs : la création d'une équipe d'e-sport. Ses premiers membres participeront à une compétition Tekken début décembre. D'après le site Polygon, les militaires cherchent aussi à recruter du monde sur Fortnite, League of Legends, PlayerUnknown's Battlegrounds, Overwatch et FIFA. Évidemment, ils ne font pas ça par amour du jeu multi. L'armée cherche à se donner une image cool et funky afin d'attirer de nouvelles recrues – il leur en manquait 6 500 l'année dernière pour atteindre leur objectif. Allez savoir pourquoi, après deux décennies d'interventions militaires calamiteuses, la jeunesse du pays n'a plus aucune envie d'aller se faire trouer le bide au nom de la démocratie. A.


Sid Meier pense à la planète

Sid Meier pense à la planète C

'est devenu une habitude, Firaxis développe toujours deux extensions pour ses Civilization. Après « Rise and Fall » sorti en début d'année, le studio américain annonce « Gathering Storm », second gros add-on pour Civilization VI. Thématique principale : les catastrophes naturelles, avec l'apparition de volcans, de tornades, d'inondations et même la prise en compte du réchauffement climatique et de la disparition des énergies fossiles. L'extension rajoutera aussi quatre nouvelles civilisations, des tas de leaders et de technologies ainsi que deux scénarios inédits (l'arrivée de la peste en Europe et une guerre 39-45 alternative). Sortie prévue pour février 2019, à un prix de 40 euros qui va faire grincer des dents. A.

 


Déjà repoussé d'un mois, Battlefield V est finalement sorti sans ses modes battle royale et coopératif. Nous en profitons pour vous annoncer que le test est aussi repoussé au prochain numéro, ses serveurs ayant l'outrecuidance d'ouvrir pile pendant notre bouclage. Erratum : bah en fait non. K.L.


Tabata se casse

Final Fantasy XV, qui ressemblait depuis sa naissance à un bébé difforme hurlant « tuez-moi », verra son souhait exaucé en 2019, Square Enix ayant décidé d'arrêter les frais et de débrancher la couveuse. Trois des quatre DLC qui étaient prévus pour l'année prochaine ont été annulés et Hajime Tabata, l'homme qui a tout tenté pour que son enfant survive, malgré ses tares et ses dix ans de production, a été remercié. Officiellement, il s'en va de son propre chef pour monter le studio de ses rêves. Officieusement, la société le tient personnellement responsable d'une perte « exceptionnelle » de 28 millions d'euros, à cause d'un projet mystère abandonné en cours de route. Le studio Luminous Productions, qu'il avait monté au sein de Square, continuera pour sa part de travailler sur une nouvelle licence et fera semblant de sourire sur la photo, en essayant de cacher la petite tombe au fond du jardin. N.M.


Danse avec les dollars

Danse avec les dollars S

i vous êtes le créateur d'une danse devenue virale (on ne sait jamais, il y a de tout parmi nos lecteurs), il y a fort à parier que la simple évocation de Fortnite vous fasse serrer les dents à vous en péter la mâchoire. C'est en tout cas ce qui arrive à 2Milly, le créateur du « Milly Rock », un pas de danse aujourd'hui vendu par Epic sous forme d'une emote pour son battle royale. Interrogé à ce sujet par CBS, le rappeur s'estime lésé, le studio ne lui ayant pas versé d'argent pour utiliser sa création, si bien que l'artiste envisage de porter l'affaire en justice. Une telle plainte ouvrirait la voie à d'autres créateurs (comme Donald Faison, qui vient d'affirmer qu'Epic lui aurait « piqué » une danse imaginée pour un épisode de Scrubs), même si le studio a très probablement consulté une armée d'avocats avant de dupliquer des gigues de célébrités dans son jeu. K.L.


Chassez ces saints que je ne saurais voir

Chassez ces saints que je ne saurais voir S

'il a fallu trois jours à Jésus pour sortir du tombeau, la fondation Ramón Pané a quant à elle mis plus de deux ans à sortir son Pokémon Go version catho. Disponible sur iTunes et Google Store, pour le moment uniquement en espagnol alors qu'on aurait quand même apprécié une version latine. Baptisé (c'est le cas de le dire) Follow JC Go, sans doute en référence à Jean-Claude, le type sympa de la supérette d'en face, le jeu fonctionne sur le même principe que celui de Niantic. Jeté dans les rues de sa ville comme un marchand hors du temple, le joueur doit capturer les saints qu'il croise pour les ajouter à sa collection. Pas de Cathoball toutefois : pour capturer un saint, il ne faut pas lui jeter une balle, ni la première pierre, mais répondre à une question sur sa vie, ce qui est quand même un peu nul. On aurait préféré un QTE où recréer le martyr du saint en question à coups de flèches, de lions et de bûchers virtuels. LFS

 


Pendant que Palmer Lucky disait tout le mal qu'il pense de la technologie qui l'a rendu riche (voir ailleurs dans ces news), l'autre fondateur d'Oculus, Brendan Iribe, quittait Facebook suite, je cite avec des guillemets très épais pour ne pas me brûler avec toute cette bile, « à un certain nombre de secousses dans la branche "réalité virtuelle" de l'entreprise ». En clair, à l'annulation du Rift 2, le prototype de casque nouvelle génération. LFS


Le fantastique M. Toby Fox

Le créateur d'Undertale a sorti la démo de son nouveau jeu mais, comme souvent avec Toby Fox, ce n'est pas aussi simple que ça. Deltarune a beau se dérouler dans le même univers qu'Undertale (avec plusieurs personnages communs), il a beau être pensé pour les joueurs qui ont terminé Undertale, son nom a beau constituer un anagramme d'Undertale, ce n'est… pas une suite d'Undertale. Toby Fox le voit comme un projet différent, beaucoup plus ambitieux que son jeu précédent avec ses graphismes améliorés et ses multiples personnages principaux. Si ambitieux, d'ailleurs, qu'il cherche à monter une équipe de développeurs pour l'aider à le mener à bien. On n'en saura pas plus avant un long moment, puisque le jeu sortira tout d'un bloc une fois qu'il aura été terminé. En attendant, la démo (téléchargeable sur www.deltarune.com) offre un aperçu plutôt robuste de ce que Deltarune donnera : un truc bien perché, évidemment. I.


Réussite Epic

Réussite Epic D

'après le site GameIndustry.biz, qui sait de quoi il parle, la preuve il y a « .biz » dans son nom, Fortnite Battle Royale aurait été téléchargé par près de la moitié des possesseurs de Nintendo Switch (10 millions de téléchargements pour 22 millions de consoles en circulation). Cela en fait, et de très loin, le jeu le plus populaire de la boutique Switch eShop, dont le catalogue contient pourtant 1 300 titres issus de 500 développeurs, condamnés à se battre comme des chiffonniers pour les miettes qui tombent de la grosse barbe du géant Epic, tout cela sous le regard et la moustache d'acier de Mario, qui se moque bien de leur malheur. LFS


C'est ma cam'

C'est ma cam' X

avier Niel, le célèbre cosplayer de Jacques Séguéla, doit l'avoir mauvaise. Fin octobre, la CNIL a mis en demeure 42, son école qui transforme des cancres en génie du code en les faisant dormir par terre devant un PC (je résume en vrac, je n'ai pas tout compris) pour surveillance excessive. L'école compterait en effet près de 60 caméras qui filment les élèves et le personnel en permanence. Plus étonnant, l'existence d'un dispositif permettant aux étudiants d'accéder aux images de vidéosurveillance, et donc de mater au calme leurs petits camarades par caméra interposée. Dernier point, non contente de stocker dans sa base de données des informations personnelles sur ses élèves (notamment sur leur niveau d'endettement ou des événements personnels), l'école 42 y conserverait indéfiniment des données sur les candidats au test d'entrée, sans avoir pris la peine de les en informer. LFS

 


UMO, un site gouvernemental suédois à destination des jeunes, avait créé une petite vidéo d'éducation sexuelle dans laquelle on pouvait entre autres apprendre à mettre un préservatif, et l'avait postée sur Instagram, Facebook et Snapchat. La vidéo avait beau être très chaste selon les critères suédois, elle a été presque immédiatement bloquée par les trois plateformes en raison de la présence de contenu à caractère sexuel. Morale de l'histoire : le Web est international, mais l'international est américain. LFS


Mortel malgré tout

Mortel malgré tout C

onnaissez-vous ces vidéos parodiques dans lesquelles des youtubeurs remplacent les applaudissements des conférences E3 par des silences gênés émaillés de toussotements ? Toujours à la pointe du progrès, Blizzard vient de recréer l'expérience en live et sans trucage lors de la dernière Blizzcon, qui a eu lieu début novembre. Jeté sans armure dans la fosse aux lions, Wyatt Cheng, lead designer de Diablo Immortal, a tenté de défendre avec tout l'enthousiasme humainement possible son jeu mobile devant un public qui rêvait d'un Diablo 4. Le résultat, visible ici, est impossible à regarder sans grincer des dents, quoi qu'on pense du jeu, développé en collaboration avec le studio chinois NetEase – dont le précédent titre, le MMO Endless of God, ressemble d'ailleurs étrangement à ce Diablo Immortal. Aucun rapport, mais les développeurs de Grinding Gear Games auraient été retrouvés ivres cuits au champagne le 3 novembre au matin. LFS


Le petit Lance Armstrong de l'e-sport

Le petit Lance Armstrong de l'e-sport D

es pro-gamers pris la main dans le sac en train de tricher comme des enflures, il y en a déjà eu un paquet. Mais Nikhil « Forsaken » Kumawat, 23 ans, une des stars indiennes de Counter-Strike GO, décroche le pompon. Lui n'a pas hésité à lancer un utilitaire de triche sur une LAN party internationale dotée de 100 000 dollars de prix. Quand le troupeau d'arbitres s'est approché de lui, notre héros a fait un Alt-Tab en catastrophe pour sortir du jeu puis fermer et effacer un étrange programme nommé «↨ Word.exe ». Le tout sous l'œil des caméras, histoire d'immortaliser ce beau moment de désespoir. Après analyse du PC, les officiels ont déterminé qu'il utilisait un bon vieil aimbot. « Si je pouvais revenir en arrière, j'effacerais le jour où j'ai découvert Counter-Strike. Rien de bon ne m'est arrivé depuis que j'y joue », a déclaré par la suite le tricheur, disqualifié et viré par son équipe, au site spécialisé AFK Gaming. Oui Nikhil, c'est la faute au vilain jeu, tu n'as rien à te reprocher. A.


News

News L

es vacances de Noël approchent, et avec elles l'inévitable séjour en famille durant lequel le papy raciste s'engueulera avec la cousine mélenchoniste. Ne serait-il pas prudent d'emporter un PC portable et de rejouer au meilleur jeu de stratégie de la décennie, Crusader Kings 2 ? Ça tombe bien, Paradox vient juste de sortir la plus grosse extension du jeu, « Holy Fury », six ans après sa sortie. La nouveauté qui va vous faire réinstaller cette merveille pour la 18e fois, est la possibilité de jouer sur une carte « shattered » (les grandes factions sont morcelées par rapport à la réalité historique) ou « random » (toutes les factions sont redistribuées au pif). Centrée sur l'Europe, le christianisme et le paganisme, elle rajoute, entre autres, de nouvelles croisades « légendaires », un nouveau type de société guerrière et la possibilité de réformer complètement la religion de votre empire, au cas où vous auriez une soudaine envie de régner sur un empire byzantin bouddhiste. A.

 


Le catalogue PC du Xbox Game Pass (10 € par mois) était jusqu'à présent famélique, avec seulement une quarantaine de titres disponibles, dont pas mal de petits jeux sans intérêt. Le boss de Microsoft ayant annoncé vouloir changer ça, une nouvelle version de cet abonnement, beaucoup plus fournie, devrait donc être bientôt proposée aux joueurs PC afin de développer la « communauté gaming » de l'éditeur. A.


La bouée de Microsoftage

La bouée de Microsoftage M

icrosoft a besoin de sortir des jeux sur le Xbox Game Pass, son Netflix du jeu vidéo, alors Microsoft achète des studios. Le mois dernier, l'éditeur s'est offert inXile et Obsidian, deux des plus importants développeurs de jeux de rôle, et la Terre a tremblé. Les deux studios crient sur tous les toits qu'il s'agit d'une excellente opportunité d'avoir de la maille à l'infini et donc de développer des jeux plus ambitieux, plus beaux et sans bugs. C'est sans doute vrai, mais ils oublient aussi de dire que ce sauvetage in extremis les sauve de la ruine : à l'heure où le financement participatif des JdR ne passionne plus les foules, les bides de Tyranny, Pillars of Eternity 2 et The Bard's Tale IV prédisaient un avenir bien sombre aux deux studios, désormais promis à un avenir plus radieux. Ils seront moins soulagés quand ils se retrouveront à développer des clones de Fortnite pour le Kinect 2, tiens. I.


La boule Azeroth

La boule Azeroth M

algré les polémiques, souvenons-nous que Blizzard n'est pas arrivé les mains vides à la Blizzcon : le studio a annoncé un remaster de Warcraft III. Prévue pour 2019, cette version compatible avec nos machines modernes bénéficiera de graphismes remis au goût du jour ainsi que d'effets visuels et sonores dignes de ce nom. Ce sera l'occasion de se replonger dans les campagnes culte du jeu de stratégie, même si ce n'est pas tellement pour ses parties solo que Warcraft III est resté dans l'histoire. Non, c'était surtout un gigantesque bac à sable, sur lequel des bricoleurs ont fait mumuse pendant des années pour accoucher de modes de jeu comme DotA. Heureusement, Blizzard a promis que tous ces vieux scénarios fonctionneraient sur le remaster et que personne n'aurait besoin de recréer les maps à partir de zéro. Pas comme pour Starcraft 2, persifleront les plus traumatisés par la sortie chaotique de Wings of Liberty. I.


Pour qui Sony le glas

Pour qui Sony le glas P

arce qu'il n'y a pas de petit profit, la PlayStation Classic, cette version miniature de la PS1 que Sony va vendre à Noël en espérant faire autant de sous que Nintendo avec sa NES Classic et sa Super NES Classic, utilisera un émulateur existant. Plus précisément, l'émulateur PCSX ReARMed, un logiciel open source conçu pour fonctionner sur les processeurs ARM, comme celui qu'utilisera la PlayStation Classic. On résume : cent balles pour un bout de plastique avec une sortie HDMI, capable de faire tourner vingt (20) jeux à l'aide d'un émulateur développé par une équipe bénévole et disponible gratuitement. Les comptables en ont rêvé, Sony l'a fait. LFS.

 


En 8 jours, Rockstar a vendu plus de 15 millions de copies de Red Dead Redemption 2, soit autant que du premier épisode en 8 ans. Alors, certes, ça ne suffit pas à faire oublier les questions concernant les conditions de travail au sein du studio, mais ça permet de se confectionner des jolis casques en billets de banque qui étouffent très bien le son des gens qui se plaignent. N.M.


C'est vraiment pas d'hyperbole

C'est vraiment pas d'hyperbole N

on, Cliff Bleszinski n'a toujours pas digéré la fermeture de son studio. L'ancien développeur vient d'exploser un client qui se plaignait sur Twitter de sa difficulté à se faire rembourser LawBreakers. Avec sa verve toujours pleine de délicatesse, Cliffy B. a affirmé que ces soucis découlent du fait qu'il a tenu à payer les plans épargne retraite et les assurances santé de ses employés « pendant des mois » après la fermeture du studio, avant de conclure « ce genre de connerie est une des raisons pour lesquelles je ne ferai plus JAMAIS un autre jeu ». Des propos forts, vite minimisés par ceux d'un ex-animateur 3D qui expliquera plus tard que le plan en question n'a duré que trois semaines, poussant Bleszinski à reconnaître « une hyperbole » dans ses propos. Allez, il ne reste plus qu'à reconnaître cette hyperbole appelée Radical Heights, et tout sera pardonné. K.L.

 


Télex

La série Netflix The Witcher avance bien, mais pas forcément dans la bonne direction. Les premières images de Geralt, joué par Henry Cavill, laissent en effet penser que notre société aurait bien besoin d'une guerre nucléaire. Ce serait toujours mieux que regarder une série avec un Geralt qui ressemble à un Legolas tout propret. I.