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Par L-F. Sébum | le 16 septembre 2019

Canard PC 399 : Édito

News du CanardPC N°397

Morhdau de boudin

Morhdau de boudin L

es insultes homophobes, sexistes et racistes sont monnaie courante dans Mordhau (Canard PC n° 395). Pour luter contre la toxicité de leur communauté, les développeurs de Triternion ont expliqué au site américain PC Gamer qu'ils envisageaient une option pour cacher les personnages non blancs ou féminins dans le cas où de tels persos débarqueraient lors de futurs patchs. Tranquille. Bon, après que l'info a fait grand bruit sur tous les sites de jeux vidéo, le studio a démenti en soulignant l'inexpérience des membres de l'équipe qui avaient répondu aux journalistes. « Les femmes ne me gênent pas du tout, mais j'aurais quand même bien aimé cette option pour avoir un jeu viril, un jeu d'hommes », soupirait un internaute début juillet sur le Reddit du jeu. Qu'est-ce que ce sera lorsque Triternion annoncera que Mordhau sera entièrement repeint en rose... I.

 


Télex

Le jeu indé Cuphead avait tellement l'air d'un film d'animation que Netflix vient d'annoncer qu'il deviendrait bientôt un vrai dessin animé intitulé The Cuphead Show, le tout sous l’œil vigilant des créateurs du titre. Comme quoi, après quatre millions de ventes, même un jeu indé peut avoir droit à sa propre adaptation ratée. I.


Le goudron et les plumes

Le goudron et les plumes P

our son 5e anniversaire, G2A s'est offert une campagne de pub très efficace : elle place le site en tout premier lorsqu'on recherche le nom de certains jeux vidéo sur Google. De quoi irriter beaucoup de développeurs, G2A n'étant pas une simple boutique en ligne : comme nous l'expliquions dans le Canard PC n° 360 (cpc.cx/dossierG2A), il s'agit d'un site de revente de clés parfois frauduleuses, sur lesquelles les studios ne touchent pas un centime. De plus, ces clés volées ne fonctionnent pas toujours, ou finissent par être désactivées, ce qui coûte un temps monstrueux aux développeurs en SAV. La campagne de pub actuelle est la goutte d'eau pour certains studios : début juillet, ils ont à nouveau appelé les internautes à pirater leurs jeux plutôt que de les acheter chez G2A. I.


La routour par tour va tourner

La routour par tour va tourner A

près Pillars of Eternity 2 en janvier, c'est au tour d'un autre fleuron du combat en temps réel pausable d'opérer un virage à 180 degrés. Un moddeur nommé Hsinyu vient en effet de sortir un mod pour Pathfinder : Kingmaker qui permet d'y jouer au tour par tour. Par bonheur, le jeu se prête mieux à ce type de combats que Pillars of Eternity 2, avec ses fameux combats à six contre quinze goules. En prime, comme il est possible d'accélérer la vitesse des animations, les batailles ne sont pas aussi lentes qu'on pourrait le penser. En bon défenseur du tour par tour, je me réjouis bien entendu que le sacro-saint temps réel pausable perde du terrain. Je ne peux toutefois pas m'empêcher d'espérer qu'à l'avenir, les développeurs se mettent à l'utiliser dès le départ, histoire qu'on n'ait plus à attendre un patch qui rende les combats tolérables. I.


Il faut savoir saison garder

Il faut savoir saison garder Ç

a y est, on a tourné la dernière émission Canard PC chez O'Gaming. Pas la dernière émission Canard PC tout court, hein, parce qu'on reviendra devant la caméra dès la rentrée pour une toute nouvelle saison. Ce sera l'occasion de faire évoluer la formule puisqu'on les tournera désormais chez nous, à la rédaction. On remercie vraiment O'Gaming pour l'accueil fabuleux qu'ils nous ont réservé et leur professionnalisme, sans lequel on ne se serait pas lancés dans cette étrange aventure. Dès le mois de septembre, une nouvelle série d'émissions sera programmée, cette fois sur notre propre chaîne Twitch (twitch.tv/canardpc). Si l'attente se fait trop longue d'ici là, n'hésitez pas à revoir l'intégralité de la première saison sur notre chaîne YouTube (cpc.cx/youtube) pour des soirées d'été endiablées. I.

 


Télex

American Truck Simulator n'en finit pas de s'agrandir. Un cinquième État, et donc un cinquième DLC, sera bientôt disponible afin que les joueurs puissent parcourir les routes de l'Utah. Au moins, avec 50 États au sein des États-Unis, les développeurs ne tomberont pas à court d'inspiration pour leurs prochaines 45 extensions. I.


Cyberpunk sans la gabelle Newell

Cyberpunk sans la gabelle Newell L

es précommandes de Cyberpunk 2077 ont démarré et les comptables de CD Projekt Red s'apprêtent à ramasser le pactole. D'abord parce qu'ils vont sûrement en écouler des millions d'exemplaires vu les attentes des joueurs. Mais aussi parce que le studio gardera 100 % des revenus issus des ventes réalisées sur GOG.com, propriété de leur maison mère, le CD Projekt Group. Et les consommateurs semblent réceptifs à cet argument mis en avant sur la boutique. Un bon tiers des précommandes de Cyberpunk 2077 ont ainsi été faites sur GOG, là où, en principe, la plateforme polonaise se contente de ramasser les miettes que lui laisse le mastodonte Steam. Un manque à gagner certain pour Gabe Newell qui, avec un modeste matelas de sécurité de 4,1 milliards de dollars, pourrait tomber dans la précarité bien plus vite qu'on ne le pense. A.


Lite is lite

Lite is lite U

n jour au bac, à la question « Qu’est-ce que l’audace ? », un élève est sorti de la salle, il a marché jusqu’à Kyoto, s’est installé devant une caméra pour lancer un Nintendo Direct. Là, il a expliqué que la nouvelle Switch, la Switch Lite, serait une version uniquement mobile de la console (dont le nom ne veut, du coup, plus rien dire). Il a ensuite montré des gens qui font du skate, puis il a passé les 3 minutes suivantes, les plus longues de sa vie, à expliquer tout ce qu’il serait impossible de faire avec la nouvelle Switch (retirer les manettes, se connecter à un écran, profiter des vibrations, jouer à un jeu qui nécessite du motion control...). Cet homme, c’était Yoshiaki Koizumi, producteur de la Switch. Il a eu 20/20. La « Switch de la tristesse », elle, sera disponible en septembre pour environ 200 euros. N.M.


Y a-t-il un pilote dans la chambre ?

Y a-t-il un pilote dans la chambre ? T

out le monde s’est inquiété pour ackboo quand il s’est levé d’un coup pour parler à Ivan Le Fou, lui demander s’il pouvait couvrir le Tokyo Game Show. Il a fallu faire un petit tour dans son antre, regarder l’onglet ouvert sur son Macintosh pour dévoiler le pot aux roses : le Haneda Excel Hotel Tokyu, un hôtel situé dans l’un des aéroports de Tokyo, vient d’ouvrir une chambre cockpit qui permet de jouer à une simulation de vol dans une réplique à taille réelle de la cabine d’un Boeing 737-800. Avant qu’ackboo ne bloque tous les créneaux, les touristes pouvaient louer la chambre pendant 90 minutes et profiter d’un instructeur de vol, ou réserver la chambre pour la nuit, sans instructeur, et m’observer pendant que je leur susurrais à l’oreille : « Ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer, je gère. » N.M.

 


Vous l'ignorez sans doute, mais début juillet, la France a remporté la Coupe du monde de foot. Pas de foot masculin (ça c'était l'année dernière), pas de foot féminin (ça on a paumé) mais celle des « robots humanoïdes enfants ». C'est terrifiant, oui, et c'est à l'équipe Rhoban, du laboratoire d'informatique de la fac de Bordeaux, qu'on doit ce... euh... cet événement. LFS


À l'Ouest, rien de nouveau

À l'Ouest, rien de nouveau E

n novembre 2017, je me perdais avec bonheur dans les prairies sublimes de Wild West Online (Canard PC n° 371), un MMO dans l'Ouest américain où il n'y avait hélas rien à faire de plus que d'errer sans but à travers la pampa. Plutôt que de remplir cette très belle coquille vide, le studio Free Reign a préféré la transformer en un vague jeu de survie steampunk, avec des montres et de la construction de base. Même le nom a changé : exit Wild West Online, place à New Frontier. Enfin, à New Frontier et à Magnificent 5, sa version battle royale où vingt équipes de cinq joueurs s'affrontent dans une repompe de PUBG à la sauce Far West. Il y a deux ans, j'aurais pu avoir foi en cette idée. Hélas, à la mi-2019, elle ressemble plutôt au dernier soubresaut d'agonie d'un poisson sur la berge. I.


La mer qu'on voit enfin danser

La mer qu'on voit enfin danser L

orsque vous lirez ces lignes, la première extension d'Underrail sera déjà disponible. C'est peu dire que de simplement déclarer qu'on a hâte d'y jouer : non seulement Underrail est un jeu de rôle à l'isométrique fabuleuse, mais ses développeurs font miroiter la sortie de cette extension depuis 2015 à coups d'images de jet-skis, de ruines antédiluviennes et de bateaux pirates. Oui, parce qu'Underrail : Expeditions permet d'explorer, vers le milieu du jeu, les berges d'une immense mer souterraine. En plus de tonnes de nouveaux objets, d'une école de magie inédite et des fameux combats à dos de jet-skis, il y aura aussi une feuille de perso encore plus poussée, avec des points à répartir pour améliorer les perks prises au cours de la partie. Stygian Software promet une vingtaine d'heures de contenu, mais cette estimation semble un peu trop modeste. Verdict dans le Canard PC de septembre avec notre test en bonne et due forme. I.


Bépo le clown

Bépo le clown S

ans doute avez-vous entendu parler des claviers bépo. Cette disposition de clavier alternative, inventée en 2003, a été conçue pour être la plus ergonomique possible et donner accès à tous les caractères spéciaux du français, comme les majuscules accentuées. L'adoption de la norme bépo gagne du terrain, nous apprend-on, puisqu'il figure aux côtés de l'azerty améliorée dans la toute nouvelle norme AFNOR (NF ZF1-300) et qu'Alexandre Astier s'y est mis. Bon, bien sûr, tout ça c'est du flan : le bépo est condamné avant d'avoir été. À part quelques libristes fous, personne n'a envie de réapprendre à taper après avoir passé vingt ans devant un clavier azerty. Et surtout, surtout, qui aurait envie de jouer à un FPS en appuyant non pas sur ZQSD mais sur ÉAUI ? Une fois encore, Canard PC est seul à poser les bonnes questions. LFS

 


Keanu Reeves balançant « You're breathtaking ! » à un fan pendant l'E3, c'était mignon hein ? Eh bien, un gamin de 10 ans s'est gentiment moqué de lui dans une vidéo (« Keanu a l'air d'un type qui essaye d'avoir l'air cool avec ses lunettes de soleil. »). Depuis, le pauvre gosse est noyé sous les injures. Sur Internet, les histoires ne finissent jamais bien. LFS


Doom comme un mouton

Doom comme un mouton L

a version collector de Doom Eternal, toujours prévue pour le 22 novembre prochain, coûtera 225 euros et contiendra, enterré comme toujours sous une montagne de saloperies en plastique fabriquées par des enfants chinois, un season pass comprenant deux « campaign DLC ». On s'en souvient, la décision d'id Software de ne fournir que des DLC multijoueurs à son Doom de 2016 avait fait ricaner dans les chaumières journalistiques, où on a le ricanage facile : pourquoi vendre du contenu multi plutôt que solo dans un jeu qui n'avait aucun intérêt à plusieurs ? Eh bien, la leçon a été entendue par le comptable de Bethesda, et désormais qu'on sait qu'on devra payer pour avoir la totalité de la campagne, les chaumières ne ricanent plus mais couinent parce que le méchant id veut vendre un jeu incomplet. LFS


Ubi en orbite

Ubi en orbite U

bisoft et Polytechnique vont lancer une chaire « science et jeux vidéo ». On y trouvera un cours de géographie du vide, un séminaire de sociologie expliquant pourquoi les jeux de mercenaires ne sont pas politiques et un atelier d'écriture collaborative « parler pour ne rien dire, oui, mais avec prétention ». Ah non, excusez-moi, j'ai rêvé tout haut. Voici le projet, décrit par le directeur créatif Serge Hascoët sur le blog d'Ubi : « Pour construire [nos jeux], il faut y mettre de la science. Pour l’instant, la principale science que l’on a est la physique, la mécanique newtonienne : quand je lance une balle, elle rebondit. C’est déjà beaucoup de mathématiques et cette seule science-là nous permet déjà de construire des milliers de jeux. Imaginez ce que l’on pourrait faire en incluant d’autres sciences ! » (sic). Seigneur, c'est encore pire. LFS


La Google de l'emploi

La Google de l'emploi D

'après l'édition indonésienne du site Coconuts.co, un couple, indonésien également, c'est fou comme coïncidence, a donné naissance à un jeune enfant qu'il a prénommé Google. « J'avais aussi en tête Microsoft, iPhone, iOS, Windows, et quelques autres », explique le père de Google, Andi, qui a eu du mal à convaincre son propre père avec son idée à la con. « J'ai dit à mon père, Pak, que Google était un très beau nom, le nom d'une personne qui sera utile, qui aidera beaucoup de gens. » La mère de Google, Ella, a longtemps été moins convaincue, mais a fini par s'y faire et par déclarer, sûrement pas pour qu'on lui foute enfin la paix : « Oui, Google est un joli nom, et j'espère que mon fils deviendra un leader avec un nom pareil. » Le petit Google n'a pas commenté, toujours occupé à lire le CLUF imprimé sur son bavoir. LFS

 


Join the Game! C'est le nom, avec un point d'exclamation, de la campagne du gouvernement qui vise à attirer en France, à grands coups d'allègements fiscaux, les studios anglais inquiets du Brexit. En réponse, le TIGA (équivalent britannique du SNJV) a recommandé au gouvernement anglais de créer un fonds d'investissement en faveur des studios de la perfide Albion. LFS


Baleines fraîches

Baleines fraîches S

ommé de témoigner devant les législateurs britanniques – qui s'intéressent au potentiel addictogène de certains jeux –, King Digital a révélé que chaque jour, 0,16 % des 270 millions de joueurs actifs de Candy Crush, soit 432 000 personnes, passent plus de six heures devant le jeu. On apprend également que la somme record dépensée par un joueur de Candy Crush en une journée est de 2 600 dollars. « Autrefois on envoyait un mail aux joueurs qui dépensaient plus de 250 dollars en une semaine. Mais les joueurs trouvaient ça trop intrusif alors on a arrêté », a expliqué Alex Dale, responsable chez King, avant de reconnaître que « dans le contexte actuel, avec la pratique excessive du jeu vidéo qui vient d'être reconnue par l'OMS, il faudrait qu'on y réfléchisse à nouveau. Mais la dernière fois les joueurs n'étaient pas contents. » Les pauvres chous. LFS


De l'eau dans le gazouillis

De l'eau dans le gazouillis «

em>« Qui a une idée pourrie aujourd'hui ? », demande Peter, responsable du développement chez Twitter. John, du service « idées de merde et aggravation de la situation », lève la main en premier. « Vous savez le problème qu'on a avec les politiciens qui violent nos règles et postent des messages racistes, harceleurs ou mensongers, et qu'on ne veut pas bannir pour pas braquer nos utilisateurs ? – Ouais ouais. – Eh ben si on collait un petit message d'avertissement sur les tweets en question ? » C'est ainsi que désormais, des messages qui auraient valu un ban à un internaute lambda seront assortis d'une mention « ce message va à l'encontre de nos règles, mais nous avons décidé qu'il était dans l'intérêt du public qu'il reste visible ». Message qui, d'ici trois mois, sera considéré comme un badge d'honneur par tous les « libres penseurs » de la plateforme. LFS


Le Grand prix du danger

Le Grand prix du danger P

our accompagner ses soldes d'été, Steam a décidé d'organiser un mini-jeu : le Grand Prix Steam. Les utilisateurs sont répartis dans cinq équipes et gagnent des points en claquant du blé. Chaque jour, des membres de l'équipe en tête sont tirés au sort et reçoivent gratuitement un jeu de leur wishlist. Voilà pour la théorie. En pratique, les règles sont quasiment incompréhensibles, avec un système de points dans lequel tout le monde se paume. Mais les plus à plaindre sont les développeurs : pour avoir une chance de remporter les titres qu'ils désirent le plus, les joueurs ont fait du ménage. « Il y a plus de gens qui virent mes jeux de leur wishlist que de gens qui les achètent. Je n'ai jamais vu ça pendant des soldes », explique le développeur Tom Vian. Valve a été contraint de publier un communiqué et de remettre à plat en urgence les règles de son jeu. LFS

 


Télex

Le studio finlandais Remedy a racheté les droits d'édition d'Alan Wake à Microsoft. Cela ne veut pas dire qu'ils vont en développer une suite dès demain matin (ils bossent déjà sur un autre jeu, Control), mais cela laisse quand même espérer que la franchise n'est pas tout à fait morte. A.


C'était un aigle noir

C'était un aigle noir «

em>« J'étais une star en prison ! », s'est exclamé non pas Patrick Balkany mais Oleg Tishchenko, développeur d'Eagle Dynamics arrêté pour avoir acheté et fait sortir du territoire américain des manuels techniques du chasseur F-16. Interviewé par le site Meduza.io, le programmeur russe de 42 ans raconte avoir été arrêté en Géorgie alors qu'il se rendait à un festival de danse – ce pays, contrairement à la Russie, ayant un accord d'extradition avec les États-Unis. On apprend également qu'il avait été piégé par un agent fédéral américain, lequel lui avait proposé toutes sortes de manuels d'avions récents (comme le F-22 ou le F-35), pensant avoir affaire à un espion. Heureusement pour lui, Tishchenko, que seul le F-16 intéresse, a refusé l'offre – ce qui a joué en sa faveur lors du procès. Aujourd'hui libre, Tishchenko a repris son ancien poste, où il travaille sur une simulation de F-16. LFS


Imperator : Rome ne s'est pas bâti en un jour

Imperator : Rome ne s'est pas bâti en un jour «

em>« Ras le cul, j'arrête de faire des jeux vidéo », s'est dit Johan Andersson, le game designer vedette des studios Paradox, après le demi-flop d'Imperator Rome. Habitué au succès avec sa série Europa Universalis, il confie dans une interview au site PC Gamer que les nombreuses critiques négatives de son jeu (auquel nous avons collé 6/10 il y a trois mois) l'ont profondément miné. Et puis, comme le font les gens intelligents, il s'est repris. « Si les joueurs veulent qu'on change le gameplay, on le changera. » Il annonce donc entamer un chantier de longue haleine pour transformer le jeu, corriger les principaux défauts et mettre l'accent sur l'aspect stratégie et simulation. Les premiers résultats devraient être visibles dans la mise à jour Cicero, prévue pour septembre. A.


Mais avant ce dunk, une petite page de publicité

Mais avant ce dunk, une petite page de publicité J

'ai décidé de ne plus toucher à un NBA 2K depuis que ses développeurs s'entêtent à nous infliger d'interminables scènes cinématiques impossibles à zapper dans le mode carrière du jeu. Mais Take Two vient de me donner un nouvel argument pour que j'évite ce jeu comme la peste : depuis le dernier patch, des publicités apparaissent pendant les écrans de chargement, et il n'est bien sûr pas possible de les interrompre. Pour ne plus les voir, les joueurs doivent aller cocher une case au fin fond d'un menu d'options. C'est peut-être ça, l'avenir du jeu vidéo triple A : des titres à 50 € qui vous balancent des pubs à la gueule. Vous me direz que Windows 10 (à 145 € la licence) fait exactement la même chose. Comment voulez-vous, dans ces conditions, ne pas rejoindre les gilets jaunes qui font griller des merguez au rond-point du village ? A.

 


Suite au tollé provoqué par un article de Motherboard, DeepNude, un site web qui utilisait des deepfakes pour « déshabiller » les femmes sur les photos, a été désactivé. « Jamais nous n'aurions pu imaginer que des gens allaient s'en servir pour nuire à autrui », ont déclaré ses créateurs, parfaitement sérieux. LFS


Oui, Microsoft va simuler

Oui, Microsoft va simuler À

l'E3, Microsoft a suscité beaucoup d'espoir avec sa merveilleuse bande-annonce de Flight Simulator. Mais aussi, comme nous le signalions dans notre article, beaucoup d'interrogations. L'équipe du jeu s'est donc fendue d'un petit message à la communauté des simmers pour calmer leurs angoisses. En résumé : Microsoft prépare bien un simulateur, le jeu est taillé pour le PC mais sortira aussi sur d'autres plateformes, et il sera jouable avec de nombreux périphériques (manche, palonnier, clavier/souris, gamepad...). Sans dévoiler trop de détails, Microsoft confirme enfin que Flight Simulator sera compatible avec les mods développés par des éditeurs tiers ou par la communauté. C'est rassurant, mais je vais quand même continuer d'aller prier tous les jours à l'église, à la mosquée, à la synagogue et à la préfecture jusqu'à ce que je puisse essayer le jeu. A.


Un vrai coup sur la tête

Un vrai coup sur la tête A

près avoir parlé de sa version anticipée en 2016, je voulais jeter un œil aux progrès de la simulation spatiale futuriste Rogue System, avec sa physique newtonienne réaliste et sa procédure de démarrage des moteurs merveilleusement complexe. Sur la page Steam de ce jeu prometteur, un message de l'éditeur a mis fin à mes espoirs. Michael Juliano, 14 ans d'expérience derrière lui (il a notamment bossé sur la grande série des Close Combat), s'est en effet « blessé à la tête » en 2018. Il n'est pour l'instant plus capable de travailler. Comme il s'agissait de l'unique développeur du jeu, le futur de Rogue System semble compromis. C'est bien triste, et cela souligne aussi la vulnérabilité de ces titres produits en solo. Il suffit malheureusement d'un accident de la vie, comme on dit, pour que des projets intéressants tombent à l'eau. A.


Le Commando costaud n'est pas mort

Le Commando costaud n'est pas mort L

a renaissance du jeu d'infiltration en vue isométrique, entamée grâce à l'excellent Shadow Tactics du studio Mimimi, se poursuit. Outre Desperados III annoncé pour la fin de l'année, on attend désormais une édition remastérisée HD de Commandos 2. Kalypso en a racheté les droits et fait cravacher deux studios – dont les créateurs originaux, les Espagnols de Pyro – sur le projet. Au programme : des graphismes améliorés bien sûr, des persos trois fois plus détaillés et une interface modernisée. Sur sa lancée, Kalypso prépare aussi le remake d'un autre titre de Pyro, Praetorians, un STR de 2003 dans lequel on dirigeait des formations de troupes romaines. Je me souviens bien l'avoir testé il y a quinze ans, mais pas de la note exacte que je lui ai mise. Probablement un truc du genre 76,49 %, comme ça se faisait dans les magazines de l'époque. A.


Lucy in the sky with demons

Lucy in the sky with demons D

'après le site ComicBook.com, la chaîne câblée américaine USA Network (à qui l'on doit Mister Robot) aurait commandé le pilote d'une série adaptée de Masters of Doom, le bouquin de David Kushner qui raconte la création du premier Doom en 1993. « Masters de Doom raconte l'histoire de John Carmack and John Romero, les Lennon et McCartney du jeu vidéo, des créateurs révolutionnaires dont l'œuvre a marqué durablement la culture populaire et provoqué une polémique nationale. » On a connu pitch plus dégueulasse, même si l'on attendra de voir le résultat pour se prononcer – USA Network aussi, puisque la série ne sera produite que si les huiles de la chaîne sont convaincues par le pilote. En attendant, on continue de rêver à une scène où John Carmack chante Imagine un joint à la bouche. LFS