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Sortie en kiosque
le 15 novembre 2016
Ancien numéro
Par La Rédaction | le 13 décembre 2016

Canard PC 349 : Edito

Édito

Le 25 octobre, l'éditeur Bethesda a annoncé qu’il n’enverrait plus ses jeux à la presse que le jour précédant leur sortie. Rien de révolutionnaire à première vue : il s’agit d’une tendance à la fois ancienne et en voie d’accélération. Cela fait des années qu’aucun journaliste n’espère plus poser les mains sur un jeu Blizzard avant sa sortie. Bethesda lui-même avait envoyé les versions finales de Doom au dernier moment. Cette annonce officielle n'en reste pas moins un événement important, surtout venant d'un éditeur dont les titres ont presque toujours été encensés par la presse. Certains ont dénoncé l'hypocrisie de cette décision : plusieurs jours avant que la presse ne reçoive Skyrim Special Edition, une poignée de streameurs s'était déjà vu remettre une copie. D'autres, tout en comprenant l'agacement des développeurs devant des tests bâclés, qui souvent ne tiennent pas compte des modifications apportés par les patchs day one (argument souvent entendu pour justifier l'envoi tardif des versions finales à la presse), ont fait remarquer qu'une telle décision n'y changerait rien. Au contraire, elle risque de pousser les médias peu scrupuleux à se presser encore davantage pour ne pas débarquer trop tard après la bataille et à multiplier les articles torchés et autres « tests en cours de rédaction ». Nous nous contenterons de remarquer deux choses. Premièrement, que cette décision est le dernier clou enfoncé dans le cercueil de l'accord tacite que presse et éditeurs respectaient plus ou moins depuis les années 1990 : en échange de previews neutres (qui « laissent sa chance au produit », comme on dit pudiquement), les journalistes recevaient les versions finales en avance pour pouvoir publier leurs tests avant la sortie du jeu. Un fragile équilibre qui a volé en éclat depuis qu’Internet permet aux éditeurs de contrôler toute la chaîne de communication directement (via des conférences, des vidéos, des site web…) ou indirectement (via des streameurs payés pour dire du bien des jeux) sans avoir besoin de la presse. Deuxièmement, que si, malgré ces canaux de communication incroyablement puissants, les éditeurs continuent à craindre à ce point les tests de la presse, c’est qu’elle a encore une certaine importance.

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