Elite : Dangerous, le JdR perdu dans un trou noir juridique

Tout se passait plutôt bien pour le Kickstarter du jeu de rôles papier Elite : Dangerous. Plus de 65 000 livres collectées sur les 45 000 visées, encore une grosse dizaine de jours avant le terme de sa campagne. Et paf, interruption des programmes : un mail est envoyé aux backers pour leur signaler la suspension du projet pour cause de plainte pour violation de la propriété intellectuelle. Pas du studio Frontier, qui a accordé les droits pour cette adaptation, mais d’un certain Chris Jordan.

Télex

La justice néo-zélandaise a validé la demande d’extradition de Kim Dotcom vers les États-Unis. Le fondateur du célèbre site de téléchargement Megaupload a fait appel de cette décision mais si cette dernière est confirmée, il devra expliquer à des juges américains pourquoi tous les liens vers leurs vidéos partagées de documentaires animaliers ne fonctionnent plus depuis 2012.

La meilleure recette de jeux pochés

À moins que ce Canard PC ne soit le premier que vous lisiez dans votre vie (auquel cas installez-vous confortablement, prenez un jus d'orange et détendez-vous, tout va bien se passer, même si on met moins de 8/10 à votre jeu préféré), vous avez forcément entendu parler de Duelyst. Responsable des nombreux « arrêts maladie » d'une bonne partie de la rédaction, le jeu de cartes de Counterplay Games commence tout doucettement à arriver sur les appareils mobiles.

Télex

Cities : Skylines, le meilleur city-builder de ces dix dernières années, va sortir sur Xbox One au printemps. Oui, cela veut dire qu'il va falloir bâtir des villes entières au gamepad, ce qui risque d'être assez funambulesque.

355 Acheter
La version papier
Sortie en kiosque
le 1 mars 2017
Ancien numéro
Par La Rédaction | le 19 février 2017

Canard PC 355 : Complètement à la Mass

Édito

Vous avez peut-être lu La Patte de Singe, le conte de W.W. Jacobs dans lequel un couple de pauvres gens hérite d'une patte de singe maudite capable d'exaucer trois vœux. Le vieil homme commence par demander à la patte de lui offrir deux cents livres, somme nécessaire pour payer les traites de sa maison. Le lendemain, un bourgeois vient frapper à la porte et lui apprend que son fils unique est mort dans un accident du travail et qu'il va toucher deux cents livres de compensation. Eh bien, peut-être qu'on aurait dû garder cette histoire en tête l'année dernière, quand on se prenait à souhaiter la disparition de Steam Greenlight. Certes, ce système n'était pas parfait, mais celui qui va prendre sa place dès le printemps prochain laisse penser que nous risquons de nous retrouver, comme le héros du conte de Jacobs, devant un remède pire que le mal. En effet, dès la mise en place de Steam Direct, puisque c'est son nom, il ne sera plus nécessaire d'obtenir les votes de la communauté pour faire entrer son jeu dans le Saint des saints. Il suffira de déposer un dossier auprès de Valve et de verser une certaine somme d'argent, dont le montant n'est pas encore arrêté mais qui sera compris entre 100 et 5 000 dollars. Dans tous les cas, cela pose de sérieux problèmes. Si Valve opte pour un montant faible, de l'ordre de 100 dollars (ce qui correspond aux frais de dossier actuellement demandés pour s'inscrire sur Greenlight), en l'absence de toute forme de sélection, le catalogue de Steam va exploser et risque de vite ressembler au Play Store de Google – qui associe lui aussi frais d'entrée dérisoires (25 dollars) et absence quasi-totale de tri à l'entrée. À l'inverse, si un montant élevé pourra sans doute dissuader les plaisantins et les incapables de balancer tout et n'importe quoi dans la grande poubelle de tonton Newell, il aura aussi pour effet de couper une grande partie des développeurs indépendants et amateurs de la plus importante plateforme de vente de jeux sur PC. Certains ont d'ailleurs commencé à s'en alarmer, comme Raw Fury, éditeur de Gonner et Tormentor x Punisher, qui pense mettre en place un système de prêt pour aider les développeurs fauchés à avancer la thune. Quelle que soit la décision de Valve, le Steam de fin 2017 risque de n'avoir plus grand-chose à voir avec celui qu'on connaît aujourd'hui.

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Mass Effect : Andromeda

Il a plus d'une corde à son arche

À en croire les réactions des joueurs de l'époque, il conviendrait de placer la fin de Mass Effect 3 entre le Watergate et les frais de bouche de Chirac sur l'échelle des grands scandales de l'histoire de l'humanité. Triste épilogue pour une saga qui avait pourtant suscité beaucoup d'amour chez nombre de joueurs. Car si la première impression est capitale, la dernière n'est pas moins importante : qui n'est pas terrifié à l'idée d'être fauché par la mort sur le siège des toilettes, son caleçon Dark Vador au niveau des chevilles, un numéro de Tricot Magazine à la main ? Or, quoi de mieux pour faire oublier une mauvaise fin qu'un nouveau commencement ?

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« La Terre ne nous appartient plus. » Non, ce n'est pas une phrase écrite au Tipp-ex sur son sac à dos par un lycéen qui veut paraphraser Antoine de Saint-Exupéry pour impressionner sa prof, mais bel et bien l'accroche d'Horizon : Zero Dawn, le nouveau titre de Guerrilla Games.

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Torment : Tides of Numenera

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En 2013, quand Torment : Tides of Numenera a dévoilé sa thématique centrale après avoir explosé tous les compteurs de Kickstarter, j'étais dubitatif. Qui pouvait croire qu'un jeu obsédé par la question de « la valeur d'une vie » réussirait à captiver les foules ? Perso, je séchais les cours de philo à la fac pour fracasser des crânes sur Mount & Blade, alors j'avais peur que les problèmes existentiels et les casse-tête philosophiques me sortent par les yeux. J'avais simplement oublié que Torment : Tides of Numenera n'était pas un jeu de rôle comme les autres.

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Orion et Interstellar Marines, les acharnés du FPS

En informatique, un « vaporware » désigne un logiciel annoncé, dont les concepteurs ne manquent pas de faire miroiter les mirifiques merveilles, mais (a) pas encore disponible et (b) très en retard. Le terme date de 1982 et aujourd'hui, à l'époque de l'accès anticipé, il manque un mot pour désigner les logiciels annoncés comme fabuleux mais dont seule une toute petite partie est réellement accessible.