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La version papier
Sortie en kiosque
le 1 juin 2017
Ancien numéro
Par La Rédaction | le 13 mai 2017

Canard PC 361 : Notre train-train quotidien

Édito

« Oh ! Comme c'est beau ! » En arrivant dans ses nouveaux locaux boulevard MacDonald, la rédaction n'en revenait pas. Les couloirs ornés de plafonniers design sont dignes de ceux d'un vaisseau spatial. Tout est beau, ouvert, automatisé, jusqu'au robinet des gogues. Dans un cadre pareil, même la corvée que constitue l'emménagement est agréable. On voit les rédacteurs sourire en installant leurs multiprises et... « STOP ! NEIN ! VERBOTEN ! ». C'est Téraboule, de Canard PC Hardware, qui rentre dans la salle en hurlant. « Pas de multiprises. Ils sont très à cheval sur les normes dans ces bâtiments ultramodernes, et c'est une source d'incendie. Branchez vos écrans sur le bloc blanc et les tours sur le bloc rouge spécial, là, avec l'onduleur, enfin quand on aura les adaptateurs, dans trois jours normalement. » Piteux, les rédacteurs sortent de sous leur bureau pour... « Mais c'est quoi ces bureaux-là ? Vous avez pas vu l'étiquette rouge ? » La quoi ? « L'étiquette rouge sur la fenêtre, ça veut dire accès pompier. Il faut impérativement dégager un mètre cinquante pour que les pompiers puissent l'ouvrir en cas d'incendie. Déplacez vos bureaux tout de suite ! » Décidément, le futur, c'est moins bien une fois que c'est devenu du présent. Heureusement, on peut toujours s'asseoir et boire un Coca sans que... Mais pourquoi les lumières s'éteignent ? « Ils se sont trompés, au lieu d'installer des détecteurs de présence dans les plafonniers automatiques ils ont mis des détecteurs de mouvement, du coup les lumières s'éteignent si on arrête de bouger. Ils devraient bientôt venir les changer. En attendant, il faudrait prendre un stagiaire et le faire sauter devant le capteur toute la journée. » Splendeurs et misères de la start-up nation.

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Destiny 2

Vex & the city

Destiny 2 ? Mais pour quoi faire ? Figurez-vous qu'il y a encore beaucoup de monde sur Destiny premier du nom, alors qu'il s'agit d'un jeu au scénario inepte (et réécrit à la dernière minute après un développement chaotique), à l'univers générique, aux personnages transparents, au contenu rachitique et aux combats mous (la faute aux ennemis débiles plus qu'aux flingues, qui ont souvent une bonne patate), même pour un FPS qui souffre de la lenteur inhérente à la visée à la manette. Bref, à quoi bon une suite ?

Dossier

PDXCon 2017

Paradox, reine de la foire

Ouh, ils sont fiers chez Paradox. En 2016, après une année exceptionnelle, ils ont fait leur entrée dans le top 5 des éditeurs PC grâce à des titres comme Cities : Skylines (3,5 millions d'exemplaires vendus) et Pillars of Eternity (850 000 exemplaires). Copiant la BlizzCon de Blizzard ou la QuakeCon d'id Software, ils se sont donc offert un grand raout pré-E3 à Stockholm afin de célébrer leur réussite, avec plus de cinq cents fans hardcore (certains ont payé 95 euros pour leur billet d'admission VIP...), des hectolitres d'alcool de renne et quelques annonces spectaculaires.

Vu également à la convention:

Dossier

L’aventure textuelle

L’électron livre des jeux vidéo

Au commencement était le verbe. On l’oublie souvent quand on débat des jeux vidéo qui pervertissent la jeunesse et détournent les adolescents des vrais loisirs, comme la lecture et la sculpture sur patates. Mais il n’y a pas si longtemps, les jeux d’aventure en mode textuel dominaient le monde. Et vous ne vous en rendez peut-être pas compte, mais je vais tâcher de vous en convaincre : ils sont encore là.

Sommaire du dossier :

I. L'aventure textuelle

II. Quand la fiction interactive devient non-fiction

III. Interview : Sam Barlow

IV. Petite sélection à l'usage des anglophobes

test

Prey

Il est fort, le soleil

Lorsqu'un bon jeu s'apprête à sortir, celui qui a suivi son développement est souvent tenté de le tester. C'est donc avec une certaine surprise que nous avons découvert qu'Izual ne voulait pas tester Prey. Lui, qui était pourtant si enthousiaste, a tout fait pour refiler le bébé au premier venu à coups de « nan mais ça semble bien, hein ! », avant de s'enfuir en hurlant « DE TOUTE FAÇON C'EST PAS COMME FALLOUT 2 ! ». Mais celui qu'on surnomme « Zuzu la fripouille » dans la banlieue de Versailles avait un tout autre plan en tête.