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Sortie en kiosque
le 15 novembre 2017
Numéro actuel
Par L-F. Sébum | le 26 octobre 2017

Canard PC 370 : Y en a un peu plus, je vous le mets quand même ?

Édito

Vous vous souvenez de Toto, notre maquettiste chaman, parti fin 2016 vers d'autres aventures ? Eh bien, figurez-vous qu'il est repassé à la rédac pour dire bonjour et que, incroyable mais vrai, il est venu à Paris par ses propres moyens. Il ne s'est pas réveillé dans un squat du 19e sans savoir comment il était arrivé là, ni dans la BX pourrie d'un type « bizarre mais sympa » croisé sur un parking. Non, il a pris un TGV, comme tout le monde. Un nouvel homme, notre Toto. Qu'est-ce qui a bien pu lui arriver ? « Tout ça c'est à cause de la French Tech. » Et il nous a tout raconté. Son installation dans une grande ville de province. Le jour où il est allé chercher du travail dans une pépinière de start-up aux portes ornées d'un énorme coq doré : le logo « French Tech », emblème du génie français 2.0. Il nous a parlé de la dame de l'accueil, et de la conversation qu'il a eue avec elle.

« Bonjour, je cherche du travail, je viens déposer mon CV.
– Vous pouvez, mais personne ne le lira.
– Pardon ?
– Je veux bien vous le garder, mais dans deux jours il finira dans le placard derrière moi.
– Mais il n'y a pas d'entreprises ici ?
– Quelques-unes. Cinq ou six.
– C'est tout ? Mais il y a des gens qui travaillent dans la pièce en face !
– Eux ? À l'origine ça devait être un espace de
coworking, mais là c'est des chômeurs qui profitent du Wi-Fi gratuit. »

« Depuis que j'ai vu cette salle, a continué Toto, et ses yeux brillaient comme à l'époque où il venait directement à la rédac en rentrant de teuf, j'ai l'impression que personne ne bosse, en fait, dans les villes. Les gens font semblant. Ils ressemblent à des bobos, mais en fait c'est tous des clochards. » Puis Toto a repris le train, laissant dans la rédac une vague odeur de clope roulée et un peu de sa sagesse.

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Note 1 : On a tout de même eu droit cette année-là au film Assassin's Creed, dont même l'acteur principal Michael Fassbender jugeait récemment qu'il « se prenait trop au sérieux » et qu'il aurait dû être « plus amusant ». Tchac dans la jugulaire.

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