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Sortie en kiosque
le 1 juin 2020
Ancien numéro
Par Kahn Lusth | le 8 mai 2020

Canard PC 407 : Édito

Édito

À l'heure d'écrire cet édito, nous sommes un vendredi aux alentours de 16 h 30 et Valorant amasse plus de 400 000 spectateurs sur Twitch. Soit le double de la section « Just Chatting », qui arrive pourtant en deuxième position dans le classement des catégories les plus regardées sur le site de streaming. Hors normes, les chiffres de visionnage générés par le FPS de Riot Games n'ont pas manqué d'interroger et certaines rumeurs ont fini par évoquer d’hypothétiques accords financiers entre le studio et certains streamers. Après tout, quoi de plus naturel qu'un bon gros point d'interrogation, lorsqu'une personnalité comme Dr Disrespect annonce à ses 1,4 million de followers sur Twitter « Demain... Bêta fermée de Valorant... Toute la journée... », via une vidéo que l'on résumera à 30 secondes d'arrogance pure. Une rumeur qui, tout naturellement, s'est mise à enfler jusqu'à ce que la directrice marketing de Riot Games ne vienne remettre les pendules à l'heure. À l'occasion d'une interview avec Engadget, Nikki Lewis vient en effet d'affirmer que le succès de Valorant sur Twitch découlerait surtout d'un plan marketing savamment huilé, puisque aucun streamer n'aurait été payé pour diffuser le jeu. Difficile par ailleurs de ne pas croire la responsable, tant les opérations « regardez-moi jouer et obtenez un cadeau » sont fréquentes sur Twitch. Le succès de Valorant se mesurera donc plus tard, lorsque ses principaux diffuseurs ne se résumeront plus à de vulgaires distributeurs de clés bêta... si un autre éditeur ne prend pas entre-temps la première place de Twitch avec un énième plan du même genre.

A la Une

Dossier

Les rassemblements virtuels à l’heure du confinement

Comment des joueurs ont organisé des manifestations, des mariages et des cérémonies religieuses dans des environnements virtuels

Sur les deux mois qu’ont duré le confinement, le monde du jeu vidéo a été témoin de multiples rebondissements – l’Organisation mondiale de la santé s’est subitement mise à promouvoir les jeux comme outils de distanciation sociale, les ventes de consoles ont globalement explosé, tandis que des millions de joueurs d’Animal Crossing sombraient dans l’hystérie collective pour d’obscures histoires de navet. C’est aussi une période durant laquelle de nombreux événements physiques ont été annulés – aussi bien du côté des grands pontes de l’industrie que chez les particuliers. Pour apaiser leur frustration et leur sentiment de solitude, des joueurs ont choisi de reproduire des mariages, des cérémonies religieuses ou des anniversaires dans des environnements virtuels allant d’Apex Legends à Minecraft.

A venir

Crusader Kings III

Le retour du roi

Je sais : c'est mal de mordre les gens. Je m'excuse, voilà. Je n'aurais pas dû mordre le développeur de Paradox quand il a essayé de me retirer le jeu après une trentaine d'heures. Je m'excuse même si, pour être honnête, je ne regrette rien. Certes, il a perdu deux doigts et j'ai définitivement tiré un trait sur ma carte de presse mais j'ai gagné deux heures de jeu donc, au final, je pense que ça valait le coup.

Test

Streets of Rage 4

Poing trop n’en faut

Le jour où j’ai lancé Streets of Rage 4, je n’avais aucune nostalgie à l’égard de la franchise (sans doute parce que j’avais entre deux et cinq ans lors de son âge d'or et que j’étais trop occupée à faire de la pâte à sel) et je n’étais pas spécialement d’humeur à me faire traîner dans la boue. C’est pourtant exactement ce qui m’est arrivé : pendant plusieurs heures, je me suis fait avilir par des policiers musculeux, des dominatrices à fouet et des motardes agiles sur fond de drum’n’bass et de dance des années 1980. Et puis j’ai appris à leur retourner le compliment.

Test

Legends of Runeterra

Deck plus ultra

Depuis que le jeu a été annoncé, tout le monde le dit : Legends of Runeterra, c’est Hearthstone avec une perruque. Il y a bien quelques différences entre les deux jeux de cartes, cependant elles ne pèsent pas bien lourd dans l’imaginaire collectif face à la longue liste des ressemblances. Mais si les deux jeux sont les mêmes et puisque je ne peux pas voir Hearthstone en peinture, pourquoi est-ce que je m’amuse autant sur Legends of Runeterra ?

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