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La version papier
Sortie en kiosque
le 2 septembre 2020
Numéro actuel
Par Kahn Lusth | le 12 août 2020

Canard PC 410 : Édito

Édito

Nous avons bien cru que ce numéro allait être écrit sans la plume du vénérable ackboo. À l'heure de rédiger ces quelques lignes, celui que l'on surnomme désormais « L’Alouette de Nogent » vient en effet d'être enlevé à son domicile par une équipe d'extraction polonaise, puis jeté dans une toute petite pièce sans fenêtre de la rédaction. Seulement équipée d'un ordinateur doté d'un processeur Cyrix MII et d'une GeForce 256, cette salle, judicieusement surnommée « le Trou » par notre équipe, est utilisée dans les cas d'engluement vidéoludique extrêmes, afin de sevrer brutalement le rédacteur ou la rédactrice qui ne pourra sortir qu'en rendant tous ses textes. Et après avoir passé des semaines barricadé chez lui à jouer à Flight Simulator, il va de soi qu'ackboo ne vit pas très bien cette situation, celui-ci ayant d'abord tambouriné à la porte pendant une heure avec son gobelet de métal, avant de menacer de mettre fin à ses jours en ingérant toutes les touches de son clavier. Or, signe que nos méthodes de management sont indéniablement efficaces, le Trou n’émet désormais plus qu'un doux clapotis de clavier, seulement interrompu par le glissement d'une disquette sous la porte signalé par quelques sanglots. Courage, mon cher ackboo. Je sais que te confier le test de Flight Simulator revenait à remettre une dose dans les mains d'un ancien drogué, mais la France sera fière de toi et du texte que tu es en train de rédiger.

A la Une

Test

Crusader Kings III

La croisade s'amuse

En l'an de grâce 867, un peu plus de 5 000 fiers guerriers vikings menés par le petit roi Ivar Hvitserk – c'est-à-dire moi – se sont jetés sur le centre de l'Angleterre, bien déterminés à s'y tailler une place et à s'installer là, parmi les paysans, les imbéciles et les gueux aux mœurs si tendres.

A venir

Diablo IV

Cornu d'abondance

Ça ne va pas fort chez Blizzard. Non seulement les employés sont si peu payés qu'ils n'arrivent pas à se nourrir et se bourrent de café pour se couper l'appétit (non, ce n'est pas une blague : cpc.cx/blizzardsalaires) mais en plus, j'en suis persuadé, les développeurs de Diablo IV ont été enfermés dans une cave. C'est la seule explication rationnelle au déballage auquel on assiste aujourd'hui. Trop heureux de voir à nouveau la lumière du jour après des années de silence et d'obscurité durant lesquelles ils devaient nier jusqu'à l'existence du jeu, ils n'arrêtent plus de parler.

Dossier

Quand les développeurs tourmentent délibérément les joueurs

Voyage au bout de l’ennui

À travers l’histoire, de nombreux titres se sont vu attribuer la palme du « pire jeu vidéo de tous les temps ». Parmi ces œuvres désastreuses, on trouve notamment l’adaptation sur NES de Vendredi 13, tristement réputée pour son gameplay frustrant ; E.T. the Extra-Terrestrial, depuis devenu symbole de la chute financière d’Atari ; ou encore Superman 64, dont la mollesse des combats et la vacuité des environnements lui ont valu nombre de critiques assassines. Dans ces listes, on trouve aussi Takeshi no Chōsenjō, un jeu conçu par Takeshi Kitano, qui ne semble pas avoir d’autre but que de donner envie au joueur de se lover en position fœtale en ressassant des pensées sombres.

Test

Microsoft Flight Simulator

J'ai encore rêvé d'ailes

Quinze ans. Cela fait bien quinze ans qu'on attendait un grand simulateur de vol. Qu'on devait se contenter d'un produit bancal développé par une équipe minuscule (X-Plane) ou d'un jeu qui ne demandait qu'à partir en retraite (FSX). Ce qu'il convient d'appeler Le Moyen Âge de la simulation est désormais terminé. Développé avec le budget d'un AAA, exploitant enfin les technologies du XXIe siècle, Microsoft Flight Simulator signe la renaissance d'un genre qu'on croyait mort. Ma joie est incommensurable, mes check-lists sont prêtes.

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