HS24 Acheter
La version papier
Sortie en kiosque
le 23 novembre 2016
Ancien numéro
Par Guy Moquette | le 30 juillet 2019

Canard PC HS24 : edito

Édito

Il fut un temps où une panne de télévision ou d’électricité demeurait la seule véritable raison d’extraire la vieille boîte en carton de son écrin de poussière. Une crise d’éternuements plus tard, on en soulevait le couvercle et, quand aucun pion ou autre élément ne manquait à l’appel (c’est-à-dire dans la moitié des cas à peu près), on se lançait dans une partie interminable qui s’achevait par la victoire du plus chanceux. Ou qui s’interrompait avant son terme parce que : « Oh, l’électricité est revenue, ouf, on a failli rater Patrick Sabatier. » C’était l’époque où l’on disait « jeux de société ». En 2016, et depuis pas mal d’années, on parle de « jeux de plateau ». Derrière cette appellation, conçue davantage pour se démarquer de la philosophie simpliste des Monopoly, Bonne Paye et autres Cluedo qu’autre chose, se cache un tas de choses : des jeux de diplomatie subtils, des exercices de gestion complexes et calculatoires, des jeux narratifs, des aventures coopératives… Les jeux de plateau ont d’abord été une activité de niche, confidentielle, un truc de geeks. Mais ça, c’était avant. Aujourd’hui, le marché s’est considérablement élargi et offre pléthore de titres pour tous les goûts, les âges et toutes les chapelles. Comme plusieurs amateurs, qui de petits cubes en bois, qui d’exploration de donjons remplis de figurines à repeindre, qui de jeux apéro (plus pour l’apéro que le jeu, mais c’est une autre histoire), se dissimulaient au sein de la rédaction de Canard PC, nous avons décidé de consacrer un magazine entier au jeu de plateau. Avec notamment une sélection de ce qui se fait – de manière totalement subjective et assumée comme telle – de mieux dans chaque genre, histoire de disposer intelligemment du budget cadeaux de Noël cette année. Ou des étrennes qui suivront. Ou du fruit de la revente sur eBay des cadeaux pourris que vous aurez reçus de la part des personnes qui n’auront pas acheté ce magazine. Car on sait qu’il y en aura. Un grand merci à : au moins deux Alexandre, Nico de la boutique du Bois Rieur à Vincennes, Adrien de Days of Wonder, Thomas de Iello, fuzie et l’ensemble des jeux-de-platistes (on invente des mots si on veut, d’abord) du forum de Canard PC, ainsi qu’à tous les autres qu’on aura oublié pour, pêle-mêle : leurs suggestions et avis éclairés, leur disponibilité, le partage de leur carnet d’adresses, la mise à disposition de jeux et on en passe…

A la Une

Première partie

Les jeux vidéo servis sur un plateau

Trente-cinq ans d'adaptations en jeux de société

Les joueurs de jeux vidéo aiment jouer, les amateurs de jeux de plateau aussi... on pourrait croire que transposer un jeu d'une manette à des figurines tomberait sous le sens. Si aujourd'hui c'est de plus en plus courant, la pratique a en réalité longtemps été assez rare, et surtout réservée aux plus gros titres.

Première partie

Kickstarter, le nouvel Eldorado des jeux de plateau

Quand les moyens de financement changent les processus de création

Depuis quelques années, on assiste à une petite révolution dans le domaine de la production et du financement des jeux de plateau : ils sont de plus en plus nombreux à être financés directement par les clients, en direct sur Kickstarter. En 2015, les jeux de plateau ont même récolté deux fois plus d'argent que les jeux vidéo sur la plate-forme de financement participatif. Qu'est-ce que cela change dans le marché des jeux de plateau, leur édition et leur distribution ? Et pourquoi diable est-ce que ça marche aussi bien ?

Dossier

L’univers de Lovecraft dans les jeux de société

Le plateau bouffé par le Mythe

Outre d’avoir tous deux engendré des batraciens qui rendent fou, les univers de Lovecraft et de George Lucas ont pour point commun d’avoir donné indirectement naissance à des jeux, non seulement de société mais également de rôles, devenus immensément culte. Mais connaissez-vous la différence majeure entre les deux ? Profusion de tentacules chez l’un et absence de sexualité chez l’autre ? Manichéisme béat opposé à misanthropie farouche ? Tout cela se discute. Je parle plutôt d’une différence bien plus terre à terre et qui ne souffre d’aucune contradiction.

Dossier

Les évasions barbares

Ils ont poussé comme des champignons mutants. En l’espace de trois ans, leur nombre a décuplé. Et pour une fois, le terme est utilisé littéralement : à Paris, ils étaient trois fin 2013, ils sont désormais, fin 2016, une trentaine. Les jeux d’évasion grandeur nature, live escape games, que notre rédacteur en chef bien-aimé préfère appeler « résolutions coopératives d'énigmes en milieu clos » parce qu’il se la raconte, ont pris d’assaut la capitale (cette fois-ci, pas littéralement), et commencent à essaimer outre-périphérique, jusque dans les régions de France les moins densément peuplées. Alors, selon la formule consacrée, nous allons poser les questions qui fâchent : qui sont-ils ? quels sont leurs réseaux ? et surtout, ces gens méritent-ils vraiment notre argent ?
Première partie

Les jeux vidéo servis sur un plateau

Trente-cinq ans d'adaptations en jeux de société

Les joueurs de jeux vidéo aiment jouer, les amateurs de jeux de plateau aussi... on pourrait croire que transposer un jeu d'une manette à des figurines tomberait sous le sens. Si aujourd'hui c'est de plus en plus courant, la pratique a en réalité longtemps été assez rare, et surtout réservée aux plus gros titres.

Première partie

Kickstarter, le nouvel Eldorado des jeux de plateau

Quand les moyens de financement changent les processus de création

Depuis quelques années, on assiste à une petite révolution dans le domaine de la production et du financement des jeux de plateau : ils sont de plus en plus nombreux à être financés directement par les clients, en direct sur Kickstarter. En 2015, les jeux de plateau ont même récolté deux fois plus d'argent que les jeux vidéo sur la plate-forme de financement participatif. Qu'est-ce que cela change dans le marché des jeux de plateau, leur édition et leur distribution ? Et pourquoi diable est-ce que ça marche aussi bien ?

Dossier

L’univers de Lovecraft dans les jeux de société

Le plateau bouffé par le Mythe

Outre d’avoir tous deux engendré des batraciens qui rendent fou, les univers de Lovecraft et de George Lucas ont pour point commun d’avoir donné indirectement naissance à des jeux, non seulement de société mais également de rôles, devenus immensément culte. Mais connaissez-vous la différence majeure entre les deux ? Profusion de tentacules chez l’un et absence de sexualité chez l’autre ? Manichéisme béat opposé à misanthropie farouche ? Tout cela se discute. Je parle plutôt d’une différence bien plus terre à terre et qui ne souffre d’aucune contradiction.

Dossier

Les évasions barbares

Ils ont poussé comme des champignons mutants. En l’espace de trois ans, leur nombre a décuplé. Et pour une fois, le terme est utilisé littéralement : à Paris, ils étaient trois fin 2013, ils sont désormais, fin 2016, une trentaine. Les jeux d’évasion grandeur nature, live escape games, que notre rédacteur en chef bien-aimé préfère appeler « résolutions coopératives d'énigmes en milieu clos » parce qu’il se la raconte, ont pris d’assaut la capitale (cette fois-ci, pas littéralement), et commencent à essaimer outre-périphérique, jusque dans les régions de France les moins densément peuplées. Alors, selon la formule consacrée, nous allons poser les questions qui fâchent : qui sont-ils ? quels sont leurs réseaux ? et surtout, ces gens méritent-ils vraiment notre argent ?