Crunch Investigation, l'enquête de Médiapart et Canard PC

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Crunch Investigation, l'enquête de Médiapart et Canard PC

La liste des différents articles publiés

Canard PC s’est associé à Mediapart pour une série d’articles et d’enquêtes sur les conditions de travail dans l’industrie du jeu vidéo. Depuis le mois de septembre 2017, deux journalistes de chacune des rédactions travaillent directement ensemble, partageant démarches et informations. Ce croisement des regards et des compétences entre un magazine de jeu vidéo et un média spécialiste de l’investigation, au service d’une enquête commune, est à notre connaissance inédit.

Chaque rédaction rédigeant ses propres articles, nous regroupons ici les liens vers les articles déjà parus, du plus neuf au plus vieux. Médiapart et Canard PC n'étant pas des médias gratuits, l'accès à la plupart de ces liens nécessitera un abonnement. C'est le prix de l'indépendance qui permet ce genre d'enquête.

Le 3e article de Médiapart. Le 3e article de Médiapart.
Le dossier "Salaire du labeur" de Canard PC n°375. Le dossier "Salaire du labeur" de Canard PC n°375.

23 février 2018 : dossier « Les formes d'entraide dans l'industrie du jeu vidéo » dans Canard PC. Alors qu'une partie des salariés d'Eugen Systems (dont on avait évoqué la situation dans le précédent numéro) se sont mis en grève, Canard PC s'intéresse aux différents réseaux de solidarité entre développeurs. Les articles sont publiés en ligne en avance par rapport à l'édition papier (n°376, en kiosque le 2 mars).

  • Association de bienfaiteurs : comment les créateurs de jeux vidéo s'entraident au quotidien [Par Maria Kalash et Netsabes, dans Canard PC n°376, le 20 février 2018]. Depuis la fin 2017, nous vous parlons beaucoup des problèmes que connaît l’industrie des jeux vidéo en France. D’arrangements avec le droit du travail, de magouilles, d’employés déconsidérés… Mais il ne faut pas croire que les travailleurs du secteur restent passifs face à des directions pas toujours tendres, à un marché du travail tendu, à un milieu petit où chacun craint pour sa réputation. Quand on regarde bien, c’est même un monde professionnel où de plus en plus de réseaux de solidarité se créent, s’organisent et se soudent.
  • Entretien avec Claire Léger, de la FFRAG : "Si on se regroupe, on sera moins seuls et plus forts" [Par Maria Kalash, dans Canard PC n°376, le 20 février 2018]. Parmi les travailleurs des jeux vidéo, il existe une catégorie un peu à part : les freelances. Ils peuvent être graphistes, game designers, producteurs, juristes ou animateurs 3D, débutants ou expérimentés, à Bordeaux ou à Roubaix, auteurs, auto-entrepreneurs ou encore intermittents du spectacle… Derrière cette grande diversité de métiers et de statuts, ils ont pour point commun de ne pas appartenir à un studio, ce qui a des avantages, et des inconvénients. Pour les soutenir, Claire Léger, longtemps productrice en freelance, a fondé avec quelques autres la French freelancers association of the games industry (FFRAG).
  • Grève chez Eugen Systems : des salariés en colère cessent le travail [Par Maria Kalash et Netsabes, dans Canard PC n°376, le 20 février 2018] À l'évocation du mot « gréviste », l'inconscient collectif appelle des images de manifestation, de pneus en flammes, de slogans scandés dans des mégaphones... Rien de tout ça pour les grévistes d'Eugen Systems, qui se sont installés dans un pub confortable, à quelques mètres à peine des locaux qu'ils ont désertés à la mi-février. Nous les avons rencontrés.

Appel à témoignages

Si vous souhaitez nous parler de votre expérience dans l'industrie du jeu vidéo, qu'elle soit bonne ou mauvaise (car pour établir ce que l'industrie considère comme la règle, pour découvrir la normale et ce qui en sort complètement, on ne peut pas se contenter de témoignages négatifs ou au contraire de personnes qui adorent le boulot, ignorant que leur collègue ne va pas forcément aussi bien, bref, il faut de tout), contactez-nous à l’adresse mail "temoignage" à "canardpc.com". Nous garantissons bien entendu la confidentialité des échanges.

6 et 9 février 2018 : troisième article de Mediapart et dossier "Le salaire du labeur" dans Canard PC. Pour cette troisième livraison commune, Médiapart et Canard PC s'intéressent à la façon dont les travailleurs de l'industrie du jeu vidéo essayent de s'organiser et aux conflits sociaux qui grondent. L'article de Canard PC est publié en ligne une semaine avant la sortie du numéro papier en kiosque (n°375, en kiosque le 16 février).

  • Le début de sursaut collectif des salariés du jeu vidéo [Par Mathilde Goanec et Dan Israel, Médiapart, le 6 février 2018]. Le STJV, Syndicat des travailleurs et travailleuses du jeu vidéo, vient de voir le jour. Dans un milieu où les revendications sur les salaires ou les heures de travail sont encore regardées avec étonnement, voire suspicion, certains employés du secteur sautent le pas de l’organisation collective pour changer leurs conditions de travail.
  • Le salaire du labeur: quand le jeu ne paye pas, des salariés font valoir leurs droits [Par Maria Kalash et Netsabes, dans Canard PC n°375, le 9 février 2018]. Depuis que nous avons commencé à travailler sur les conditions de travail dans les studios de jeux vidéo, nous avons discuté avec des gens enthousiastes ou résignés, parfois les deux à la fois. Mais nous avons senti aussi comme un frémissement. Ces derniers mois, certaines équipes ont pris conscience qu’elles avaient des droits à défendre, que la passion n'était pas forcément un salaire suffisant. Elles se sont organisées. Elles commencent même à obtenir gain de cause. Voici comment.
Le deuxième article de Mediapart. Le deuxième article de Mediapart.
Dossier sur "Le crunch" dans Canard PC n°374. Dossier sur "Le crunch" dans Canard PC n°374.

23 janvier 2018 : deuxième article de Mediapart et dossier "Spécial Crunch" dans Canard PC. Le mardi 23 janvier, Mediapart publie son deuxième article, qui porte sur les salaires et les conditions de travail dans le jeu vidéo. Le lendemain, Canard PC met en ligne un peu en avance son dossier correspondant, issu du numéro sortant en kiosque le 1er février (n°374). Le numéro comprend également un récit du déroulement de l'enquête et une interview de Mariina Hallikainen, patronne de Colossal Order, studio finlandais qui ne crunche pas.

  • Heures sup et bas salaires, l’envers du jeu vidéo français [Par Mathilde Goanec et Dan Israel, Médiapart, le 23 janvier 2018]. La France est depuis plus de trente ans à la pointe de l’innovation dans le jeu vidéo, mais à quel prix ? De nombreux salariés du secteur racontent un quotidien sous pression permanente, pour une rémunération modeste. Et une « culture du silence » qui n’incite pas à aborder au grand jour les questions sur ce « métier passion ».
  • Le crunch [Par Maria Kalash et Netsabes, dans Canard PC n°374, le 24 janvier 2018]. Parmi les termes propres à l’industrie des jeux vidéo, le crunch fait figure de symbole. Ce n’est pas pour rien que nous avons intitulé « Crunch Investigation » cette série d’articles consacrée aux conditions de travail dans les studios. En dehors de la blague – évidemment excellente – et de la référence à l’émission d’Élise Lucet, le crunch est une sorte de face visible de la Lune, une partie émergée de l’iceberg du travail dans la production de jeux vidéo. Le symbole et la cause de son immaturité aussi.
  • Interview : Mariina Hallikainen, patronne du studio Colossal Order [par ackboo]. Venue du domaine de l'administration des affaires, elle refuse les vieilles pratiques du secteur du jeu vidéo. Chez Colossal Order, on ne crunche pas, car le crunch n'est pas perçu comme une pratique très professionnelle.
  • Quantic Dream, histoire d'une enquête [Par Ivan Le Fou, dans Canard PC n°374, le 24 janvier 2018]. Dans le numéro précédent, Canard PC a fait des révélations sur le fonctionnement du studio parisien Quantic Dream. Revenons quelques mois ou semaines en arrière pour mieux comprendre comment nous avons travaillé.
  • Quantic Dream: la réponse des délégués du personnel [Par Ivan Le Fou, dans Canard PC n°374, le 24 janvier 2018]. Dans le cadre de notre enquête sur le fonctionnement du studio Quantic Dream, nous avions contacté les délégués du personnel de l’entreprise avec une liste de questions pour avoir leur opinion. Ces derniers nous ont répondu collectivement par écrit. Leurs réponses nous étant parvenues trop tard pour être incluses dans le numéro 373 de Canard PC où figure l’article sur Quantic Dream, nous vous livrons ici leur position sur plusieurs des points abordés.

14 janvier 2018 : parution de la suite de l'enquête et du premier article de Mediapart. Dans son numéro du mercredi 17 janvier, Canard PC publie deux nouveaux articles de la série "Crunch Investigation". La publication en ligne de ces derniers est programmée le 14 janvier pour être coordonnée avec la sortie du premier article de Mediapart. Le Monde, qui a enquêté parallèlement et recueilli des informations allant dans le même sens, publie également au même moment un article signé William Audureau intitulé "Quantic Dream, un fleuron du jeu vidéo français aux méthodes de management contestées".

  • Les errements d’une pépite française du jeu vidéo [Par Mathilde Goanec et Dan Israel, Médiapart, le 14 janvier 2018]. L’entreprise Quantic Dream et son fondateur David Cage sont des célébrités du jeu vidéo. Leur prochaine production est attendue avec impatience par les joueurs du monde entier. Mais en interne, les pratiques envers les salariés et le comportement des dirigeants interrogent. Premier volet d’une enquête sur les conditions de travail dans un secteur peu habitué à se dévoiler, en partenariat avec le journal Canard PC.
  • Dessine-moi un jeu vidéo : L'autre cycle de la vie [Par Netsabes, dans Canard PC n°373, le 14 janvier 2018]. C'est bien beau de parler des conditions de travail dans l'industrie du jeu vidéo, mais qu'est-ce que ça veut dire, au juste, créer un jeu vidéo ? Combien de temps ça prend, combien de personnes ça implique, à quel budget ça correspond ? Pour mieux parler des conditions de travail, il faut d'abord comprendre le travail. Regardons donc rapidement ensemble quel est le cycle de production d'un jeu vidéo.
  • Drôle d’ambiance à Quantic Dream : rififi au cœur d’un grand studio parisien [Par Maria Kalash, dans Canard PC n°373, le 14 janvier 2018]. En tant que journaliste de Canard PC, on n’a pas tous les jours l’occasion de partir en grand reportage au tribunal. L’aventure n’en est que plus passionnante. Au programme, une sombre affaire de photomontages qui aura eu pour mérite de mettre en lumière les mœurs étranges d’une entreprise de jeux vidéo.
La page d'accueil de Mediapart le 14 janvier 2018. La page d'accueil de Mediapart le 14 janvier 2018.
Les photomontages douteux mis en cause chez Quantic Dream. Les photomontages douteux mis en cause chez Quantic Dream.

20 décembre 2017 : annonce du partenariat entre Médiapart et Canard PC. Dans notre numéro de Noël (Canard PC n°372), nous publions le coup d'envoi de notre grande enquête (aussitôt baptisée "Crunch Investigation") sur les conditions de travail dans l'industrie du jeu vidéo, sous la forme de deux articles.

  • De quoi l'industrie du jeu vidéo est-elle malade ? [Par Netsabes, dans Canard PC n°372, le 20 décembre 2017] . Licenciements en cascade, horaires intenables, précarité généralisée... Et si l'industrie du jeu vidéo marchait sur la tête ? Depuis la rentrée, la rédaction de Canard PC, en partenariat avec Mediapart, planche sur un dossier au long cours consacré aux conditions de travail dans le monde des jeux. Les deux articles de ce numéro constituent le début d'une série qui se poursuivra dans les prochains mois, détaillant la question en profondeur.
  • La culture du silence, ou comment les jeux vidéo empêchent la parole de ceux qui les font [Par Maria Kalash, dans Canard PC n°372, le 20 décembre 2017]. Après quelques semaines d’enquête, nous en sommes arrivés à une première conclusion. La principale difficulté du milieu du jeu vidéo, ce ne sont pas les heures supplémentaires impayées, la concurrence à l’embauche, le sexisme ambiant ou l’absence de convention collective. La première difficulté, c’est que tout concourt pour empêcher ces salariés de prendre la parole.