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le 1 août 2019

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Par L-F. Sébum | le 10 juillet 2019

Canard PC 397 : Édito

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Dossier

Dans la jungle des contrefaçons de jeux mobile

La petite boutique des grosses horreurs

« Affirmer que l'industrie du jeu vidéo a toujours récompensé les copieurs, c'est un peu comme déclarer que l'eau mouille », écrivait récemment mon confrère ackboo, journaliste de talent et influenceur charismatique à propos des nombreux battle royale qui saturent le marché. Il a raison : les studios les moins inspirés n’ont jamais rechigné à piquer les idées de leurs concurrents ou à reproduire une formule efficace. Parfois, ces idées sont tout de même améliorées, modifiées ou repensées, afin d’aboutir à une œuvre qui se démarque un minimum de celle qui l’a inspirée. Mais il existe aussi une catégorie bien particulière de jeux calqués sur des licences à succès : ceux qui ne cherchent même pas à faire semblant de ne pas avoir copié, qui ne sont ni dans l’hommage, ni dans la parodie, et qui comptent simplement sur une petite faute de frappe dans votre barre de recherche pour prospérer. Bienvenue dans le monde merveilleux des copies éhontées de jeux mobile, où se côtoient des Mario poilus et des Pokémons aux yeux vitreux.

Test

Judgement

Violence partout, justice nulle part

Le Japon est connu pour être l’un des pays au plus faible taux de criminalité au monde. Après avoir fini Judgement, je peux affirmer que c’est uniquement parce que Kamurocho, la toile de fond du jeu librement inspirée du quartier de Kabukichō à Tokyo, n’existe pas. Dans ce coin rempli de love hotels, de salles d’arcade et de casinos souterrains, il est impossible de faire deux pas sans avoir à éclater des loubards à grand renfort de vélos, de matraques électriques ou de plots de signalisation. Là-bas, les policiers sont inefficaces, les hommes politiques corrompus et les barmans susceptibles de vous arnaquer à tout moment. Sans parler du mystérieux tueur en série qui sévit dans le coin en ce moment, et dont le modus operandi consiste à énucléer des yakuzas.

Test

Crash Team Racing : Nitro-Fueled

Madeleine de course

Depuis mes cinq ans, ma mère est persuadée que j’ai une mémoire prodigieuse. Pour tester mes limites, elle s’amusait à me faire retenir les emplacements de parking dans lesquels on se garait lors de « grands » événements – baptêmes, anniversaires, réveillons, virées au centre commercial. Ce petit jeu a cessé il y a bien longtemps, mais je pourrais encore vous citer les premiers (Y4, H11, H10, P8, K10, P16 sud, 256 vert). Puis le temps a fait son œuvre, et j’ai compris que ma mémoire était en réalité moyenne – quoique étonnamment prodigieuse pour les choses qui ne servent à rien. Par exemple, je suis incapable de me souvenir de mes déclinaisons d’allemand, mais je peux encore vous donner le code qui permettait de débloquer le personnage de Penta Penguin dans Crash Team Racing.

Dossier

Erik Estavillo, le plaignant en série

Le point commun entre World of Warcraft, Depeche Mode et Winona Ryder

Au cours de ces dix dernières années, l’Américain Erik Estavillo s’est bâti une sale réputation en portant plainte contre les plus grosses sociétés de jeux vidéo. De Nintendo à Sony en passant par Activision et Epic, celui qui s’est lui-même surnommé le « serial-plaignant » a beaucoup de choses à reprocher à l’industrie vidéoludique : des bannissements injustifiés, des pratiques mensongères, des consoles défectueuses et des personnages qui se déplacent trop lentement, entre autres. Autant de motifs considérés comme risibles par l’essentiel de la presse spécialisée, mais qui soulèvent tout de même quelques questions alors que les studios multiplient les moyens d’inciter les joueurs à dépenser leur argent – et que l’OMS vient de reconnaître l’addiction aux jeux vidéo comme un trouble mental.

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« Affirmer que l'industrie du jeu vidéo a toujours récompensé les copieurs, c'est un peu comme déclarer que l'eau mouille », écrivait récemment mon confrère ackboo, journaliste de talent et influenceur charismatique à propos des nombreux battle royale qui saturent le marché. Il a raison : les studios les moins inspirés n’ont jamais rechigné à piquer les idées de leurs concurrents ou à reproduire une formule efficace. Parfois, ces idées sont tout de même améliorées, modifiées ou repensées, afin d’aboutir à une œuvre qui se démarque un minimum de celle qui l’a inspirée. Mais il existe aussi une catégorie bien particulière de jeux calqués sur des licences à succès : ceux qui ne cherchent même pas à faire semblant de ne pas avoir copié, qui ne sont ni dans l’hommage, ni dans la parodie, et qui comptent simplement sur une petite faute de frappe dans votre barre de recherche pour prospérer. Bienvenue dans le monde merveilleux des copies éhontées de jeux mobile, où se côtoient des Mario poilus et des Pokémons aux yeux vitreux.

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Le Japon est connu pour être l’un des pays au plus faible taux de criminalité au monde. Après avoir fini Judgement, je peux affirmer que c’est uniquement parce que Kamurocho, la toile de fond du jeu librement inspirée du quartier de Kabukichō à Tokyo, n’existe pas. Dans ce coin rempli de love hotels, de salles d’arcade et de casinos souterrains, il est impossible de faire deux pas sans avoir à éclater des loubards à grand renfort de vélos, de matraques électriques ou de plots de signalisation. Là-bas, les policiers sont inefficaces, les hommes politiques corrompus et les barmans susceptibles de vous arnaquer à tout moment. Sans parler du mystérieux tueur en série qui sévit dans le coin en ce moment, et dont le modus operandi consiste à énucléer des yakuzas.

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