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le 1 février 2019

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Par L-F. Sébum | le 22 janvier 2019

Canard PC 391 : Édito

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Test

Ace Combat 7 : Skies Unknown

Un peu biplan-plan

En Inde, on appelle ça le karma. En France, un retour de bâton. Dans la rédaction de Canard PC, une belle arnaque. Il y a six mois, j'avais insisté pour qu'Izual, grand fan d'Arma devant l'éternel, se charge de l'« À venir » sur Battlefield V, parce que « comme ça, tu pourras comparer les deux hin hin hin, ça te changera de tes FPS tout lents dans lesquels on rampe dans la boue pendant trente minutes avant de se prendre une balle ». Forcément, quand le sujet Ace Combat 7 a été abordé lors de la dernière conférence de rédaction, on ne m'a pas raté. « Ah ben t'as qu'à le faire, toi qui joues à DCS World et à des simulateurs ultra pointus, ça te fera du bien de cartonner des MiG-29 à la chaîne dans un avion qui se pilote comme un X-Wing. » Qu'est-ce que vous voulez répondre à ça ?

Rétro

Delta Force

À la guerre comme à naguère

Les FPS des années 1990, c'est le moins qu'on puisse dire, n'étaient pas très portés sur les grands espaces. Wolfenstein 3D a pour décor un château, Doom se déroule dans les profondeurs de l'Enfer, Quake aux tréfonds d'une dimension glauque où le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle texturé en 64 × 64 pixels. Pour des raisons à la fois techniques (le hardware de l'époque ne pouvait pas afficher des décors très ouverts) et culturelles (le FPS, dont le premier avatar sérieux avait pour nom Catacomb 3-D, est un descendant du dungeon crawler), on y explorait plus volontiers des couloirs obscurs que des prairies ensoleillées. Même dans les rares lieux un peu plus aérés, comme les villes de Duke Nukem 3D, les distances de vue et de tir restaient faibles : on se battait toujours dans un mouchoir de poche. Tout du moins jusqu'en 1998, quand un développeur du nom de NovaLogic s'est mis en tête de créer un FPS militaire.

Test

Project Warlock

Tableur Hexen

« Les idées flottent dans l'air », avait coutume de dire mon oncle Maurice, qui aimait aussi s'enrouler la tête dans du papier alu pour empêcher la CIA de voler ses pensées. Il y a un peu plus de deux ans, dans ce même magazineNote : 1, je m'enthousiasmais de la capacité des vieux FPS de l'époque Wolfenstein à figurer toutes sortes de décors différents à partir des mêmes niveaux, composés des mêmes corridors et des mêmes murs à angles droits, simplement en changeant les textures. « Ce serait drôle », me disais-je d'ailleurs in petto en rédigeant cet article, car j'aime bien me dire des choses in petto, je trouve ça mignon, « qu'un FPS old school nous donne la possibilité, depuis un hub central, de partir explorer des châteaux médiévaux ou bien des bases spatiales, qui seraient en fait plus ou moins les mêmes niveaux, mais avec des textures différentes ». J'étais loin de me douter que cette idée n'était pas la mienne. Sortie du cerveau de Jakub Cislo, un Allemand de vingt ans, elle était venue de l'est, portée par l'air, comme le nuage de Tchernobyl.

Note 1 : Enfin pas exactement le même, mais vous voyez ce que je veux dire, ne faites pas les idiots.

A venir

Mortal Kombat 11

Boulevard ossements

« Le sang est différent, je trouve, il a l'air plus crémeux. » Il a suffi que Kahn prononce cette phrase, penché sur mon écran, pour attirer l'attention de Noël Malware. Car sous ses airs angéliques, Noël, seul membre de la rédaction dont le degré de Fourniret est égal à 1Note : 1, nourrit une obscure fascination pour le mal et la violence. Pourtant, devant l'annonce de MK11, Noël restait de marbre.

Note 1 : Indice qui mesure le degré de séparation entre une personne quelconque et Michel Fourniret. Par exemple Noël Malware, qui a couvert son dernier procès, a un degré de Fourniret de 1. Moi, qui n'ai jamais vu Fourniret ailleurs qu'à la télé mais croisé Malware chaque jour, j'ai un degré de Fourniret de 2, etc.

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À la guerre comme à naguère

Les FPS des années 1990, c'est le moins qu'on puisse dire, n'étaient pas très portés sur les grands espaces. Wolfenstein 3D a pour décor un château, Doom se déroule dans les profondeurs de l'Enfer, Quake aux tréfonds d'une dimension glauque où le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle texturé en 64 × 64 pixels. Pour des raisons à la fois techniques (le hardware de l'époque ne pouvait pas afficher des décors très ouverts) et culturelles (le FPS, dont le premier avatar sérieux avait pour nom Catacomb 3-D, est un descendant du dungeon crawler), on y explorait plus volontiers des couloirs obscurs que des prairies ensoleillées. Même dans les rares lieux un peu plus aérés, comme les villes de Duke Nukem 3D, les distances de vue et de tir restaient faibles : on se battait toujours dans un mouchoir de poche. Tout du moins jusqu'en 1998, quand un développeur du nom de NovaLogic s'est mis en tête de créer un FPS militaire.

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Note 1 : Enfin pas exactement le même, mais vous voyez ce que je veux dire, ne faites pas les idiots.

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« Le sang est différent, je trouve, il a l'air plus crémeux. » Il a suffi que Kahn prononce cette phrase, penché sur mon écran, pour attirer l'attention de Noël Malware. Car sous ses airs angéliques, Noël, seul membre de la rédaction dont le degré de Fourniret est égal à 1Note : 1, nourrit une obscure fascination pour le mal et la violence. Pourtant, devant l'annonce de MK11, Noël restait de marbre.

Note 1 : Indice qui mesure le degré de séparation entre une personne quelconque et Michel Fourniret. Par exemple Noël Malware, qui a couvert son dernier procès, a un degré de Fourniret de 1. Moi, qui n'ai jamais vu Fourniret ailleurs qu'à la télé mais croisé Malware chaque jour, j'ai un degré de Fourniret de 2, etc.

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