Les premières heures d'Osiris ressemblent comme deux gouttes de pluie acide à celles de No Man's Sky : paumé sur une planète inconnue, équipé d'une combinaison en piteux état, vous commencez par la retaper (ici au gros scotch, comme dans Seul sur Mars), puis vous explorez un peu les alentours. Vous ramassez quelques minerais, vous vous faites recuire le cul par la faune locale... Déjà vu ? Un peu. Mais ici, point de vaisseau à réparer pour fuir la planète et se lancer dans une course vaine : vous êtes là pour rester, et il s'agit donc pour vous de vous construire un petit abri qui pourra vous accueillir la nuit ou en cas de tempête, et où vous pourrez sauvegarder. Petit à petit, c'est une base tout entière que vous pourrez bâtir. Ça prend un temps infini mais le résultat s'avère plutôt satisfaisant. Bon, curieusement, les points communs entre mes premières heures des deux jeux ont continué encore plus loin : dans les deux cas, j'avais à ma disposition des tonnes de roches relativement rares (titanium, plutonium et autres machins en nium) mais récupérer les ressources théoriquement courantes (comme le fer ou l'hydrogène) a été un calvaire. Et quand j'ai enfin pu mettre la main dessus (en survivant à une attaque de ver des sables, merci bien), c'est le retour au camp de base qui m'a pris des plombes : j'avais surchargé mon inventaire, et après tout ce temps je ne pouvais décemment abandonner sur le chemin les roches si recherchées.