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28/09
L'inspecteur Schafer est sur le coup !
Je suis admiratif du calme apparent de Tim Schafer. Le patron de Double Fine, studio qui était il y a encore pas si longtemps sous le giron de Xbox avant de se faire lâcher en rase campagne dans le cadre de cette grosse boucherie qu’Asha Sharma, la patronne de Xbox, appelle pudiquement « grand reset », s’est exprimé dans une interview avec la BBC dans laquelle il s’interroge sur l’état de l’industrie. Alors qu’il dit ne pas regretter le rapprochement avec la firme de Redmond, le vétéran peine à expliquer ce creux de la vague généralisé qui dure depuis maintenant quatre ans. « Je ne comprends vraiment pas. Les joueurs jouent, les entreprises font de l’argent, donc je ne comprends pas pourquoi il y a de telles pertes d’emplois. Je suppose qu’il y a quelqu’un, quelque part, qui est trop avide. » Oh, Tim ! Mon bon Tim ! Tu es à deux doigts de la vérité. Ne lâche rien ! K.
28/09
Patience et Creeper de temps
Non, mais regardez-nous, là, qui pensons crânement que les jeux auraient besoin de nous et de notre dextérité pour permettre au générique de fin de défiler. Heureusement que le YouTubeur RedLogic, activiste dans la défense du droit des jeux à disposer d’eux-mêmes, a su démontrer avec des mathématiques et quelques simulations bien senties que Minecraft était bel et bien capable de se terminer lui-même, sans qu’un joueur n’ait rien à faire. Avec la bonne seed, il suffit de patienter que le comportement aléatoire des Endermens finisse par construire par hasard des golems de neige et que ces derniers, sans le faire exprès, réussissent à faire exploser des Creepers au bon endroit pour créer un tunnel vers le portail final et aillent tuer le dragon. Certes, en temps réel, ça prend près de deux milliards d’années, mais tout vient à point à qui sait attendre. Bravo Minecraft. K.
25/09
La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que Lebœuf
Imaginez la scène : dans un futur proche, vous êtes tranquillement en train de jouer au prochain Halo développé par Activision sur votre Xbox H3l1x, et alors que vous venez de conclure votre première mission solo, une voix bien familière résonne à vos oreilles. « Salut c'est Frank Lebœuf. Vous voulez savoir combien vaut votre voiture ? » C'est la dystopie toute pourrie dans laquelle nous pourrions vivre un jour, à en croire un brevet récemment déposé par Xbox pour un système qui devrait permettre de mettre un jeu en pause afin de diffuser une publicité (pendant un temps mort, comme un écran de chargement, à la fin d'une cinématique ou encore juste après un combat de boss), avant de laisser le joueur reprendre une activité normale. Sérieusement, ça fait trois news de suite que j'écris sur Xbox, et toutes m'ont fait perdre espoir en l'humanité. ER.
23/09
Non mais Halo, quoi
C'est confirmé : Xbox vient d'annoncer le licenciement de 268 personnes – pardon, Matt Booty a annoncé qu'ils « poursuivaient leur réinitialisation », soit probablement le pire élément de langage qu'il m'ait été donné de retranscrire –, en grande partie au sein d'Halo Studios. On a aussi notamment appris que la prochain épisode de la franchise Halo sera développé par une nouvelle équipe d'Activision et que le studio Obsidian allait passer sous la tutelle de Bethesda, tandis que Ninja Theory, qui devait sortir le jeu Senua l'année prochaine, s'apprête à fermer ses portes. « Notre but est de renforcer nos franchises et nos jeux en travaillant avec un nombre réduit d'unités opérationnelles », peut-on lire dans le communiqué de Matt Booty, soit le deuxième pire élément de langage qu'il m'ait été donné de retranscrire. ER.
22/09
En tout bien tout déshonneur
Au cas où vous n'auriez pas déjà assez envie de crier dans un coussin après avoir lu la flopée d'articles sur le bain de sang qui a eu lieu chez Xbox cet été : la PDG Asha Sharma a récemment fait l'objet d'un portrait dans le Wall Street Journal, où on apprend que cette dernière estime que « la clarté est signe de bienveillance » (au secours), qu'elle travaille très dur et s'attend à ce que ses collègues travaillent tout aussi dur (sortez-moi de là), et qu'il lui arrive de prendre de son temps pour répondre elle-même à des clients (donnez-moi un autre coussin dans lequel crier, je n'aurais pas assez de ce polochon). Tout ça alors que la boîte se prépare à une nouvelle vague de licenciements, soi-disant pour « consolider » les studios restants. En toute bienveillance. ER.