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Fil d'actu
09/04
Salauds de jeunes !
Un papier intéressant d’Anna Siaredzich, cofondatrice de Swame Art Inc, chez nos confrères du site Gamesindustry revient sur les conséquences de la vague de licenciement sans précédent dans l’industrie du jeu vidéo (près d’un quart des emplois selon un rapport GDC. Selon elle, au-delà des drames humains impliqués, c’est une réelle perte de savoir-faire institutionnel, de capacité de décision et de jugement, car beaucoup de ces emplois étaient ceux de seniors. Or, si les promesses de l’IA — ou ses mirages — sont tournées vers l’automatisation [et le coût moindre] de tâches, elle estime que « l’automatisation ne supprime pas la complexité ; elle la déplace ». En gros : sous pression, même si la production avance, la résolution des problèmes rencontrés repose sur les vieux de la vieille, ceux qui ont assez de bouteille pour lever les ambiguïtés et assurer le lien entre les sources, les équipes et les étapes. Bref, la future stabilité repose, pour Anna, sur la pérennisation des emplois des plus vieux, une bonne nouvelle pour ackboo et Ivan le Fou. P.
09/04
The new Pope
Lucas Pope a peur. Il regarde par-dessus son épaule en permanence, guette les mouvements autour de lui, sursaute au moindre bruit. La star des jeux indés n’a pas peur des feux de la rampe, mais de Skynet qui le surveille. Lors d’un épisode du podcast Mike & Rami Are Still Here, avec Mike Rose et Rami Ismail, il a avoué ne pas trop s’épancher sur les détails de son jeu en développement, de peur de se faire piquer son concept par l’IA. En gros, Lucas craint que ses interviews ne deviennent des prompts pour Chat GPT ou Gémini. « Ce n’est pas une règle stricte », précise-t-il, ce qui signifie que son silence est, sans doute, aussi lié à sa faible envie de révéler trop de choses trop tôt, ou tout simplement de se taper des interviews trop longues à longueur de temps. Moscou se refuse à tout commentaire. P.
03/04
Retour dans la Zone
Cet été, le fantastique Stalker 2 : Heart of Chornobyl, qu'Agar décrivait comme « l'un des jeux les plus incroyables, beaux et captivants jamais créés », va bénéficier de sa toute première grosse expansion (« plusieurs douzaines d'heures » de durée de vie, selon GSC Game World), sobrement intitulée Cost of Hope. Il sera possible d'y explorer la centrale nucléaire de Tchernobyl ainsi qu'une toute nouvelle zone, où devraient sévir des mutants particulièrement agressifs. Si mon expérience du DLC ressemble à celle que j'ai vécue sur le jeu de base, je devrais y passer des heures fabuleuses à mourir en boucle après avoir marché sur une anomalie, à me faire dévorer par des chiens errants et à agoniser au pied d'un arbre. ER.
01/04
L'Attaque du clone
Je ne sais pas si vous avez eu l'occasion de jouer à It Has My Face, mais le concept est absolument fantastique : on s'y voit attribuer un avatar simpliste aux traits physiques aléatoires, avant d'être propulsé dans un monde peuplé de personnages où se trouve votre propre clone, lequel cherche désespérément à vous tuer. C'est un mélange de roguelite et de Qui est-ce ? où vous allez courir frénétiquement à la recherche d'une arme, fixer intensément tous les petits personnages qui vous entourent et tuer des PNJ innocents simplement parce qu'ils ont eu le malheur de porter la même paire de bretelles que vous. Si vous voulez vous faire une petite idée, la démo est disponible gratuitement sur Steam, et le jeu sort d'accès anticipé le 3 avril. ER.
30/03
Ça manque un peu de SELL
Le SELL (pour Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs, je crois que tout le monde connaît cet acronyme désormais, mais il me fait tellement rire que je le précise quand même à chaque fois) vient de dévoiler son bilan pour 2025 : le marché du jeu vidéo français se porte comme un charme et enregistre une croissance d’environ 3 % par rapport à l'année dernière. Tout va bien dans le meilleur des mondes, si on exclut les fermetures de studio, les redressements judiciaires, les licenciements par centaines et le fait qu'on soit tous devenus le petit chien dessiné par KC Green qui se dit « This is fine » alors que le monde brûle autour de lui, j'imagine. ER.