Ce test est historique. Oui madame. C'est la première fois, dans Canard PC, que nous allons donner une note à un jeu en réalité virtuelle. Car Ubisoft, contrairement à tous les vendeurs à la sauvette qui polluent le marché de la VR, s'est donné la peine de sortir un vrai jeu. Ça n'est ni de l'accès anticipé ni une démo expérimentale, ni une collection de petites scènes 3D bricolées en deux semaines sur un coin d’Unity. Il était temps. Confortablement coiffé d'un Rift d'Oculus, me voilà donc dans les yeux d'un jeune aigle tournoyant au-dessus d'un Paris à faire fantasmer pas mal de monde. En effet, dans cette Ville-Lumière version Eagle Flight, pas d'embouteillages. Pas de pollution. Et vous n'auriez aucun mal à acheter un loft de 250 m² rue de Rivoli. Il faut juste accepter de le partager avec une famille de babouins et ne pas se formaliser si deux éléphants copulent sous vos fenêtres. Les façades haussmanniennes sont recouvertes par la jungle, les antilopes paissent sur l'esplanade du Louvre, les faucons ont nidifié sur la Tour Eiffel, les tunnels du métro servent d'abri aux chauves-souris. Cette idée d'un Paris à l'état sauvage, débarrassé de toute présence humaine, est superbe. Ça donnerait presque envie de larguer une bombe à neutrons au-dessus de la capitale pour obtenir la même chose en vrai.