Le plus dingue c'est qu'au premier abord, tout, dans ce jeu, donne envie de hurler. Ou, du moins, de rouler des yeux très fort. Le titre, bien sûr. Mais aussi l'accent mis sur le tir de précision militaire, alors qu'on sait très bien qu'un jeu aussi arcade ne va jamais nous plonger dans la vie réelle d'un sniper, qui se planque pendant des heures avant d'effectuer un tir d'une complexité inouïe. Ou la promesse d'un monde ouvert vide de sens où, à l'instar d'autres FPS, on se balade en voiture avant de décider d'attaquer soudain tel ou tel camp ennemi. Pourtant, quelques heures sur la bêta du jeu ont réduit à néant mes idées préconçues. Parce que, déjà, le tir de précision de Braconnier Géorgien 3000 est assez bien rendu : sans atteindre le niveau de complexité d'un Arma moddé, un coup au but (à, disons, 200 mètres) vous demandera de tenir compte de la force du vent, de ne pas utiliser le centre du viseur afin de compenser la force de Coriolis et d'accepter que la balle ne finisse pas toujours au pixel près là où elle devait atterrir – les joies des armes à feu. Avant tout ça, il faudra aussi trouver une bonne position de tir, l'occasion pour le monde ouvert de Braconnier Géorgien 3000 de briller.