J'ai appris bien des choses en jouant à Formata. Par exemple que, né à Rome deux mille ans plus tôt, j'aurais fait un très mauvais général. Mais aussi que tout ce que je croyais avoir appris dans Astérix était faux. Tortue, quinconce, tout ça c'est des conneries : pour gagner une bataille, il faut rusher comme un goret affamé et capturer des points de contrôle. Si Vercingétorix l'avait su, toute la face de l'Europe en eût été changée. Mais je digresse, je digresse, et je ne vous ai toujours pas dit ce qu'est Formata. Il s'agit d'une sorte de jeu de tactique minimaliste, dans lequel on envoie des unités (quatre pour le moment : infanterie, archer, porteurs de bannières et ingénieurs) fracasser celles de l'ennemi sur une petite carte inspirée d'une bataille célèbre, comme celle des Thermopyles ou le siège d'Alésia. Si l'on ne dispose au début de chaque bataille que d'un petit nombre de soldats, on peut en produire d'autres en envoyant ses troupes capturer les fameux points de contrôle, sortes d'obélisques qui, chaque seconde, rapportent une grosse poignée de ressources à leur propriétaire. Bien sûr, l'ennemi va tenter d'en reprendre le contrôle, c'est pourquoi il voudra les défendre efficacement, en prenant le contrôle de ses unités.