Sur Internet, la frustration des joueurs est palpable. À la rédaction aussi. Il faut dire que Mount & Blade : Warband était suffisamment complexe et gratifiant pour qu'on y engloutisse des centaines d'heures : on y contrôlait un seul personnage libre de se déplacer dans un vaste monde médiéval grouillant de vie, de rassembler des armées, de posséder des terres et de devenir vassal ou roi. Lors des batailles – en temps réel, chaque soldat étant modélisé sur le terrain – on donnait de vagues ordres aux troupes tout en pourfendant nos adversaires grâce à un système complexe d'attaques et de parades dans quatre directions. Autant vous dire que l'attente de Mount & Blade II est longue. Et l'E3 n'a pas apporté que des bonnes nouvelles : Taleworlds s'est refusé à toute indication sur une potentielle date de sortie tandis que des pans entiers du jeu, comme la carte du monde ou le nouveau système diplomatique, étaient restés en Turquie sous bonne garde. On avait sorti les fourches, Kahn Lusth se tenait en embuscade avec sa tronçonneuse en or massif, le bûcher érigé à partir de piles d'anciens numéros était prêt à s'enflammer. Et puis le studio a montré quelques batailles et on s'est rappelé pourquoi on attendait Bannerlord.