Izual

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Starcraft : Remastered - Raynor pur

Deus Ex - GMDX

Un article sur Deus Ex répond à un cahier des charges bien précis : il faut utiliser trois fois le mot « incroyable », employer onze synonymes de « intelligent » et caser « huitième merveille du monde » avant le troisième paragraphe. Après avoir écrit un papier sur Planescape : Torment il y a quelques mois, je commence à piger le principe. Hélas, Deus Ex a vieilli depuis l'an 2000 et le relancer ne provoque plus autant de couinements de plaisir qu'auparavant. Réinstallez-le, pour voir : c'est une bouillie de pixels à l'interface abominable, un esquinteur d'yeux, un nid d'intelligences artificielles cruches, un fossile déséquilibré et sclérosé de bugs. Jusqu'à ce qu'on installe GMDX.

Guillaume Veer, moddeur devenu professionnel

Tropes vs Women in Video Games / YouTube
Anita Sarkeesian, vidéaste féministe

Les jeux vidéo sont souvent accusés de sexisme. Il faut dire que les mastodontes du marché, créés par des équipes majoritairement masculines, se conforment à des clichés et des traditions d'un goût douteux : les angles de caméra serrés sur les postérieurs féminins, par exemple, ou bien les personnages féminins systématiquement ravalés au rang de demoiselle en détresse qui n'existe que pour être secourue par le héros – un homme, évidemment.

Dans Call of Duty 4: Modern Warfare, le joueur se fait assassiner en vue à la première personne.
Chris Avellone, auteur indépendant

Feargus Urquhart, patron de studio indépendant

Quand on parle de studios indépendants, on imagine un garage dans lequel sont tassées quatre créatures que la malnutrition a rendu chétives. Ce cliché ne correspond pourtant pas à tous les indés : une petite poignée de studios réussit à travailller en toute indépendance sans pour autant cesser de manger le 15 du mois. Leur solution ? Alterner entre la réalisation de jeux pour les gros éditeurs du marché et le développement de projets plus personnels. Parmi eux, on compte Obsidian Entertainment, un studio de Californie du sud qui compte près de 200 employés. Fondé en 2003 par les réfugiés de la branche « jeux de rôle » d'un Interplay exsangue, Obsidian fera du jeu de rôle sa spécialité (Star Wars : KOTOR II, Neverwinter Nights 2, Fallout : New Vegas) tout en privilégiant le travail de commande : ce n'est qu'après sept ans d'existence que le studio réussira à développer un jeu de son invention, Alpha Protocol, puis qu'il réussira à s'extirper un peu de ses contrats avec des éditeurs pour produire plus de jeux originaux, notamment grâce au financement participatif sur le site Kickstarter. Nous avons posé quelques questions à Feargus Urquhart, qui dirige Obsidian depuis sa création, histoire d'y voir plus clair sur la place d'un grand studio indépendant dans une industrie où les blockbusters coûtent de plus en plus cher à produire.