Comme à l'E3, tout finit toujours bien, mes immondes préjugés sur le noble art du combat naval n'ont pas résisté à la présentation de Skull and Bones. Comme de juste, le but du jeu sera de diriger un bateau de pirates fort bien réalisé, avec ses voiles qui claquent, son équipage qui grouille et ses chants de marins, sans pouvoir se déplacer sur le pont mais avec plusieurs points de vue qui vont de la barre à la vigie. Jusque-là, tout colle avec mes vilaines idées reçues. Sauf que les batailles multijoueurs dans lesquelles Skull and Bones nous plongera ne se résumeront pas à de bêtes bordées de canons parallèles. Pour commencer, les matchs en 5 contre 5 dévoilés par Ubisoft nous ont permis de voir trois types de bateaux différents : un galion lourdement armé, un plus petit navire taillé pour le combat rapproché avec un bélier sous la proue et enfin, une embarcation de lâches qui reste à distance avec son mortier et ses canons précis. Voilà qui donnera des combats un peu plus variés que ce que j'imaginais. D'autant que pour brouiller encore un peu plus les cartes, Skull and Bones a d'autres atouts : on pense par exemple à la gestion de la navigation, un peu plus exigeante que prévu. Certes, les joueurs les plus nuls pourront manœuvrer leur bateau sans trop de difficulté, mais ils auront du mal à rivaliser avec les capitaines chevronnés qui navigueront en fonction du vent ou des courants, deux éléments d'une importance fondamentale pour réussir à se positionner efficacement.