Another Lost Phone débute de la même manière que A Normal Lost Phone (du même studio) : vous trouvez un téléphone et, mû par une curiosité malsaine et l'envie de ne pas rester bloqué devant le premier écran du jeu, vous commencez à fouiller dedans. Textos, e-mails, réseaux sociaux... rien ne vous résiste (malgré la gêne certaine que l'on éprouve à fouiller dans la vie d'autrui), jusqu'à ce que l'image que peint le téléphone de son propriétaire et de ses proches commence à vous inquiéter. Comme son prédécesseur, Another Lost Phone (par ailleurs mieux écrit et mieux rythmé) propose une histoire simple, qui pourrait être celle de n'importe qui. Ça secoue d'autant plus, surtout que les ellipses entre textos font travailler l'imagination (et pas toujours pour produire de jolies choses). La force des jeux d'Accidental Queens, c'est aussi qu'une fois terminés, on continue à y penser, à garder ces personnages et ces situations dans un coin de la tête.