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Intel a modifié en loucedé la date de sortie des cartes graphiques ARC Alchemist indiquée sur son site, passant subitement du « premier trimestre 2022 » à « 2022 ». En clair, « Q1 22, v’là pas Intel ».

Capteurs flexibles, plutôt bonne pâte

Prenez un secoueur parisien – ou « shaker continental » si vous préférez – et fourrez-y du papier et des nanotubes de carbone. Agitez le dispositif calmement, mais fermement afin de bien faire comprendre qui est le patron dans l’histoire, jusqu’à ce que vous entendiez des petits cris de joie. Félicitations, vous disposez maintenant de capteurs de proximité en papier. C’est, à quelques détails industriels près, la méthode employée par la jeune pousse Somalytics, qui a présenté au CES 2022 le SomaControl, un capteur de mouvements 3D, et le SomaSence, un tapis de sol également à détection 3D. Selon elle, comparés aux capteurs existants, les Soma sont « 100 fois plus petits et dix fois plus rapides, avec une plus grande portée pour la détection de la proximité et de la pression ». Parmi tous les usages possibles, la technologie pourrait améliorer l’expérience de réalité virtuelle/augmentée, avec un suivi oculaire bénéficiant d’une latence inférieure à 3 ms. (Crédit photo : Somalytics)

Selon MyDrivers.com, le contrat liant Nvidia et TSMC pour la production de puces 5 nm avoisinerait les sept milliards de dollars, dont une bonne partie payée à l’avance. Un traitement auquel les clients historiques du fondeur - Apple, AMD, Mediatek - ne seraient pas soumis.

La Chine a déposé une plainte aux Nations Unies, arguant qu’une collision entre sa station spatiale – en cours d’achèvement – et des satellites Starlink avait été évitée à deux reprises, en juillet et octobre 2021. Elle estime par ailleurs que les États-Unis pourraient être tenus pour responsables en cas d’accident à la Gravity. Une affaire qui rappelle l’importance de disposer d’un constat à l’amiable dans la boîte à gants lorsqu’on se balade dans l’espace aux orbites de pointe. (Crédit photo : Pexel - Pixabay)

Lumière calculatrice

Comme son nom ne l’indique pas, LightOn est une jeune pousse française spécialisée dans le développement d’Optical Processing Units (OPU) et de solutions photoniques pour l’intelligence artificielle. Selon elle, l’avenir de l’IA sera forcément lumineux, au premier sens du terme, les performances des OPU dépassant largement celles des CPU/GPU. Lors d’essais portant sur du « transfer learning » – un apprentissage machine « se concentrant sur le stockage des connaissances acquises en résolvant un problème et en les appliquant à un problème différent mais connexe », par exemple identifier des images de camions à partir de l’apprentissage sur des voitures –, les OPU ont permis une vitesse de calcul 5/200 fois supérieure à celle des GPU/CPU du marché, la consommation étant divisée par 30 en ce qui concerne les GPU. Ainsi, les coprocesseurs photoniques de LightOn ont été intégrés fin décembre au supercalculateur français Jean Zay – actuellement 105e du classement Top 500 – faisant de ce dernier le premier HPC au monde à fonctionner à la lumière. (http://cpc.cx/wEN / Crédit photo : Pexels - Pixabay).

Objection votre IA !

Le parquet populaire de Shanghai a développé une intelligence artificielle chargée de décider de l’inculpation d’une personne à partir des éléments versés à un dossier criminel. Baptisée System 206 et entraînée à l’aide de milliers de cas entre 2015 et 2020, les concepteurs avancent que l’IA remplit sa tâche avec une précision dépassant les 97 % dans le cadre des délits les plus communs : jeux d’argent, fraudes, conduite dangereuse, obstruction à un agent, agression, larcin mais aussi, se quereller et provoquer des troubles. Tournure joyeuse pour emballer proprement tout ce qui touche à la dissidence politique. Si les autorités se gargarisent de l’efficacité du procureur virtuel, un confrère humain ose toutefois exprimer sa crainte, anonymement, en cas d’erreur du système : « Qui prendra la responsabilité lorsque cela se produira ? Le procureur, la machine ou le concepteur de l’algorithme ? » Un écueil récurrent dès lors que l’on propulse l’IA du rôle d’assistant à celui de créateur/décideur. (Crédit photo : Pexels - ThisIsEngineering)

Métavers plus de rien

Nouvelle égérie des GAFAM et autres opportunistes en quête de bons filons, les « métavers » – ces univers virtuels centralisés à base de NFT et de cryptomonnaies où le quidam jouira, n’en doutons pas, d’existences palpitantes et de propriétés numériques de grande valeur (soupir) – restent pour l’heure une chimère. Selon un billet de Raja Koduri, senior vice-président d’Intel, la puissance de calcul nécessaire pour donner vie au délire techno-schizophrénique devra être multipliée par mille, afin de disposer d’une « informatique réellement persistante et immersive, à l’échelle et accessible par des milliards d’humains en temps réel ». Euh… pardon, « des milliards d’humains » moins un, merci bien. Et d’ajouter que « la structure entière d’Internet aura besoin d’une mise à jour majeure ». Pour autant, le concept matriciel enthousiasme Intel comme un chiot devant une grosse saucisse huileuse, certainement aguiché par la demande en puces qui en découlera. (http://cpc.cx/wB2 / Crédit photo : Pexels - Meryl Katys)

Un rapport d’UFC-Que Choisir appelle à « une réforme de l’indice de réparabilité afin qu’il puisse être un véritable outil », estimant que ce dernier « pèche tant dans sa construction par les pouvoirs publics que dans sa diffusion par les distributeurs ». Après avoir analysé 330 produits et neuf sites de vente en ligne, l’association de consommateurs a ainsi relevé un faible investissement du secteur. Par ailleurs, en l’état, UFC-Que Choisir perçoit l’indice comme un outil permissif pensé pour la communication des fabricants et non pas dans l’intérêt des consommateurs. (Le rapport : http://cpc.cx/wyW / Crédit photo : Pexel - energepic.com)

Imprimé à l'encre de tes E. Coli

Si vous avez l’impression que désormais, à peu près toute substance plus ou moins insolite est susceptible de finir en encre 3D, les travaux publiés dans Nature Communications ne vous contrediront pas (http://cpc.cx/wv6). Ainsi, une équipe de scientifiques a développé « une encre microbienne programmable pour l’impression 3D de matériaux vivants produits à partir de nanofibres de protéines génétiquement modifiées ». Le microbe concerné est l’Escherichia coli (E. coli), une bactérie intestinale commune chez l’être humain, les hamburgers mal cuits et les poignées de porte de toilettes au fromage de lait cru. « De la même manière qu’une graine possède un ensemble d’instructions génétiques pour produire un arbre, nous voulons fournir aux cellules biologiques un ensemble d’instructions génétiques qui les programment pour fabriquer des structures matérielles aux propriétés prescrites », explique le chimiste Neel Joshi dans un bel effort de vulgarisation. Une technique ouvrant la voie à de multiples innovations, notamment des matériaux vivants anticancéreux ou encore « mangeurs » de toxine BPA. (Crédit photo : Pexels - Tima Miroshnichenko)

Nvidia une nouvelle fois, avec la présentation d'Earth 2 (E2), un jumeau numérique de la Terre intégré au projet Omniverse. La simulation sera dédiée aux modèles climatiques pour anticiper les changements à venir.