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La Chine encore avec Ocean Light, un superordinateur exascale présenté par l’université de Pékin au Supercomputing 2021 : près de 42 millions de cœurs en provenance de 108 960 processeurs RISC 64*bit SW26010 Pro (384C) et une puissance totale de 1,05 exaflops sur le benchmark Linpack, celui utilisé par le fameux classement Top500. Les Etats-Unis ne sont pas en reste, avec trois machines dans les cartons qui surpasseront prochainement l’Ocean Light.

Nvidia a développé Canvas, une app intégrant l’IA du « Generative Adversarial Networks » GauGAN et capable de générer une image/photo plus où moins réussie à partir d’une simple description textuelle. Réservé aux GeForce RTX (http://cpc.cx/wqY).

Soyez prévenus les indigents, Jeff Bezos (Amazon) a décidé sans rien nous demander qu’au terme du processus de colonisation spatiale, la Terre - alors dépeuplée en raison de la migration (forcée ?) vers l’espace - deviendra une sorte de parc national pour (riches ?) colons en mal de tourisme (de luxe ?) et dont les initiales sont J.B.

Un gros bol de cérébral
Un gros bol de cérébral

Rien de tel qu’un implant cérébral top moumoute - enfin… « sous moumoute », pour le coup… - améliorant la vie d’un patient pour vanter les bienfaits du transhumanisme, nonobstant la montagne de problèmes éthiques que la technologie va - une fois démocratisée - nous déverser sur la tête tel un défi de réseau social à base de seau d’aisance. En attendant, réjouissons-nous  sincèrement pour cette personne tétraplégique qui a pu communiquer à l’aide d’une interface cerveau-machine (ICM) analysant sa pensée, avec une précision de 94 % selon les chercheurs du projet BrainGate. L’expérience a consisté à ce que l’homme de 65 ans imagine écrire les lettres de l’alphabet et des mots à l’aide d’un papier et d’un stylo fictifs, les signaux transmis par les électrodes installés dans son cortex étant interprétés par une IA. La vitesse d’écriture fût de 90 caractères par minute, la précision brute de 94 % grimpant jusqu’à 99 % à l’aide de la correction automatique. L’équipe précise que cette ICM n’en est qu’à la preuve de concept, beaucoup de travail restant à accomplir pour aboutir à un produit fini. (Crédit photo : Pexels - cottonbro)

La filiale recherche scientifique « DAMO Academy » d’Alibaba annonce disposer d’un système d’intelligence artificielle assez surpuissant, répondant au doux nom de « Multi-Modality to Multi-Modality Multitask Mega-transformer ». M6 pour les intimes. Le communiqué explique que M6 écrase les IA des GAFAM en termes de capacités cognitives/créatives, grâce à la gestion de 10 000 milliards de paramètres. (Crédit photo : Pexels - Alex Green)

Neutronique ta connexion
Neutronique ta connexion

Il fallait bien que quelqu’un te le dise Gérard, mais ce qui manque à ta décoration d’intérieur/configuration informatique néo-cyberpunk, c’est clairement un réseau sans fil reposant sur des radiations nucléaires. Parce que tu vois, hein, les connexions ondes radio de ton routeur Wi-Fi marque repère offert avec l’achat d’un pack de merguez, ça ne colle vraiment pas avec l’esprit Tchernobyl de ton horloge à tubes Nixie. Justement, il se trouve que des chercheurs de l’université de Lancaster et de l’Institut Jožef Stefan ont expérimenté avec succès un transfert de données via un rayonnement neutronique émis par du Californium-252. Pour rappel, cet isotope radioactif synthétique se trouve dans les réacteurs nucléaires, alors que chaque microgramme balance 2 314 000 neutrons par seconde (rien qu’une bonne crème solaire à l’Aloe Vera ne puisse contenir). Alors certes, il faudra peut-être que tu vendes ta Xantia, Gérard, car il semble que le Californium-252 tourne autour des 20-25 millions d’euros le gramme. L’étude ici : http://cpc.cx/wnI. (Crédit photo : Pexels - Dhia Eddine)

Pas d'avatardés chez Nvidia

Puisque les projets de développement d’univers virtuels poussent comme des champignons sur une bouse d’orignal, on ne s’étonnera pas de l’annonce par Nvidia « d’Omniverse Avatar » au GTC 2021. Cette solution génère des avatars interactifs motorisés par de l’intelligence artificielle, intégrée à la plate-forme collaborative/monde virtuel Omniverse actuellement en bêta ouverte. « L’aube des assistants intelligents est arrivée » nous explique le PDG Jensen Huang, alors que les avatars 3D en lancer de rayon ne se contentent pas de discuter de la pluie et du beau temps, mais comprennent également les intentions exprimées. « Omniverse Avatar associe les technologies graphiques, de simulation et d’IA de NVIDIA pour créer des applications en temps réel parmi les plus complexes jamais créées. Les cas d’utilisation des robots collaboratifs et des assistants virtuels sont incroyables et d’une grande portée. ». A ce rythme de virtualisation sociétale, interagir avec un humain pour la moindre démarche deviendra bientôt un luxe. Quant à l'avenir des petits boulots, vitaux pour beaucoup, n'en parlons même pas... (Crédit photo : Pexels - Andrea Piacquadio)

L’agence de protection environnementale et l’autorité de surveillance financière suédoises appellent à bannir le minage des cryptomonnaies, en raison des « énormes quantités d’électricité » nécessaires au processus.

A l’occasion de l’Open Compute Project (OCP) Seagate a présenté le premier disque dur magnétique 3,5 pouces exploitant à la fois le protocole NVMe et une interface PCIe, au sein du même contrôleur.

IA plus de médecine

La pieuvre Alphabet (Google) a officialisé Isomorphic Labs, un énième tentacule qui permettra à la bête de s’infiltrer un peu plus encore dans le secteur de la santé. Cette émanation de Deepmind, la division intelligence artificielle d’Alphabet, aura pour vocation de trouver de nouveaux médicaments à l’aide de l’apprentissage machine. L’idée a surgi après que l’IA AlphaFold 2 (Deepmind) eut prédit avec précision la structure 3D d’une protéine à partir de sa séquence d’acides aminés ; en version courte, son « repliement ». Demis Hassabis, PDG de Deepming/Isomorphic Labs, indique vouloir « réimaginer l’ensemble du processus de découverte de médicaments à partir de zéro avec une approche fondée sur l’IA » et « trouver des remèdes pour certaines maladies les plus dévastatrices de l’humanité ». Ah ben ce n’est pas trop tôt, le syndrome de dépendance affective aux synthés virtuels et à l’accumulation sans fin d’effets Vst ne seront bientôt plus qu’un mauvais souvenir. Je connais quelqu’un qui en souffre, c’est atroce.