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Imprimé à l'encre de tes E. Coli

Si vous avez l’impression que désormais, à peu près toute substance plus ou moins insolite est susceptible de finir en encre 3D, les travaux publiés dans Nature Communications ne vous contrediront pas (http://cpc.cx/wv6). Ainsi, une équipe de scientifiques a développé « une encre microbienne programmable pour l’impression 3D de matériaux vivants produits à partir de nanofibres de protéines génétiquement modifiées ». Le microbe concerné est l’Escherichia coli (E. coli), une bactérie intestinale commune chez l’être humain, les hamburgers mal cuits et les poignées de porte de toilettes au fromage de lait crû. « De la même manière qu’une graine possède un ensemble d’instructions génétiques pour produire un arbre, nous voulons fournir aux cellules biologiques un ensemble d’instructions génétiques qui les programment pour fabriquer des structures matérielles aux propriétés prescrites », explique le chimiste Neel Joshi dans un bel effort de vulgarisation. Une technique ouvrant la voie à de multiples innovations, notamment des matériaux vivants anticancéreux ou encore « mangeurs » de toxine BPA. (Crédit photo : Pexels - Tima Miroshnichenko)

Nvidia une nouvelle fois, avec la présentation d'Earth 2 (E2), un jumeau numérique de la Terre intégré au projet Omniverse. La simulation sera dédiée aux modèles climatiques pour anticiper les changements à venir.

L'Allemagne a demandé une interdiction de la surveillance de masse biométrique, alors qu'une enquête de l'Agence des droits fondamentaux stipule que 83 % des Européens s'opposent à l'utilisation de la reconnaissance faciale par les autorités et 94 % au partage de ces données avec des entités privées.

Ca vIA mal finir, S10-E24

Un collectif international de scientifiques a publié un article dans le Journal of Artificial Research, au titre aussi jovial qu’évocateur : « La superintelligence ne peut être contenue » (http://cpc.cx/wr5). Au moins, c’est cash, nous ne sommes pas pris en traîtres. Les travaux - basés sur l’état actuel de la recherche en la matière - aboutissent à la conclusion qu’il sera objectivement illusoire de penser conserver le contrôle sur une intelligence artificielle avancée. Parmi les arguments livrés, l’impossibilité de simuler une IA dont les mécaniques échappent totalement à la compréhension humaine, afin de la tester en amont dans un cadre sécurisé. Quant au risque que l’Homme soit à moment ou un autre considéré comme un obstacle à la réalisation de ses objectifs, avec les conséquences pénibles que les œuvres de SF ne se sont pas gênées d’imaginer, ne comptez pas sur les trois lois de la robotique d’Asimov pour sauver nos miches : la super IA exploitera des raisonnements et logiques bien éloignés de nos simplistes abstractions simiesques. Bref, ne manquerait plus qu’il pleuve. (Crédit photo : Tic Tac Toe)

La Chine encore avec Ocean Light, un superordinateur exascale présenté par l’université de Pékin au Supercomputing 2021 : près de 42 millions de cœurs en provenance de 108 960 processeurs RISC 64*bit SW26010 Pro (384C) et une puissance totale de 1,05 exaflops sur le benchmark Linpack, celui utilisé par le fameux classement Top500. Les Etats-Unis ne sont pas en reste, avec trois machines dans les cartons qui surpasseront prochainement l’Ocean Light.

Nvidia a développé Canvas, une app intégrant l’IA du « Generative Adversarial Networks » GauGAN et capable de générer une image/photo plus où moins réussie à partir d’une simple description textuelle. Réservé aux GeForce RTX (http://cpc.cx/wqY).

Soyez prévenus les indigents, Jeff Bezos (Amazon) a décidé sans rien nous demander qu’au terme du processus de colonisation spatiale, la Terre - alors dépeuplée en raison de la migration (forcée ?) vers l’espace - deviendra une sorte de parc national pour (riches ?) colons en mal de tourisme (de luxe ?) et dont les initiales sont J.B.

Un gros bol de cérébral
Un gros bol de cérébral

Rien de tel qu’un implant cérébral top moumoute - enfin… « sous moumoute », pour le coup… - améliorant la vie d’un patient pour vanter les bienfaits du transhumanisme, nonobstant la montagne de problèmes éthiques que la technologie va - une fois démocratisée - nous déverser sur la tête tel un défi de réseau social à base de seau d’aisance. En attendant, réjouissons-nous  sincèrement pour cette personne tétraplégique qui a pu communiquer à l’aide d’une interface cerveau-machine (ICM) analysant sa pensée, avec une précision de 94 % selon les chercheurs du projet BrainGate. L’expérience a consisté à ce que l’homme de 65 ans imagine écrire les lettres de l’alphabet et des mots à l’aide d’un papier et d’un stylo fictifs, les signaux transmis par les électrodes installés dans son cortex étant interprétés par une IA. La vitesse d’écriture fût de 90 caractères par minute, la précision brute de 94 % grimpant jusqu’à 99 % à l’aide de la correction automatique. L’équipe précise que cette ICM n’en est qu’à la preuve de concept, beaucoup de travail restant à accomplir pour aboutir à un produit fini. (Crédit photo : Pexels - cottonbro)

La filiale recherche scientifique « DAMO Academy » d’Alibaba annonce disposer d’un système d’intelligence artificielle assez surpuissant, répondant au doux nom de « Multi-Modality to Multi-Modality Multitask Mega-transformer ». M6 pour les intimes. Le communiqué explique que M6 écrase les IA des GAFAM en termes de capacités cognitives/créatives, grâce à la gestion de 10 000 milliards de paramètres. (Crédit photo : Pexels - Alex Green)

Neutronique ta connexion
Neutronique ta connexion

Il fallait bien que quelqu’un te le dise Gérard, mais ce qui manque à ta décoration d’intérieur/configuration informatique néo-cyberpunk, c’est clairement un réseau sans fil reposant sur des radiations nucléaires. Parce que tu vois, hein, les connexions ondes radio de ton routeur Wi-Fi marque repère offert avec l’achat d’un pack de merguez, ça ne colle vraiment pas avec l’esprit Tchernobyl de ton horloge à tubes Nixie. Justement, il se trouve que des chercheurs de l’université de Lancaster et de l’Institut Jožef Stefan ont expérimenté avec succès un transfert de données via un rayonnement neutronique émis par du Californium-252. Pour rappel, cet isotope radioactif synthétique se trouve dans les réacteurs nucléaires, alors que chaque microgramme balance 2 314 000 neutrons par seconde (rien qu’une bonne crème solaire à l’Aloe Vera ne puisse contenir). Alors certes, il faudra peut-être que tu vendes ta Xantia, Gérard, car il semble que le Californium-252 tourne autour des 20-25 millions d’euros le gramme. L’étude ici : http://cpc.cx/wnI. (Crédit photo : Pexels - Dhia Eddine)