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Les prix palissent

Le coup de massue administré aux fermes de minage de cryptomonnaie chinoises a eu pour effet d’inonder le marché de l’occasion local de cartes graphiques à prix bradés, avec par exemple des Nvidia GeForce RTX 3080 trouvables à 500 dollars (nous dit-on). De quoi interpeller plus d’un joueur en mal de GPU récent, après des années de frustration inhérente au phagocytage des productions par les mineurs. Bonne nouvelle pour les uns, mauvaise pour les autres, semble-t-il, puisque le fabricant Palit a mis en garde contre l’acquisition d’un GPU ayant traîné sa misère dans les fermes. Selon ses tests, menés sur divers modèles pendant une période de douze mois, la perte moyenne de performance s’élève à dix pourcents, surtout en cas d’exploitation intense et de refroidissement médiocre. Sans remettre en cause les résultats obtenus, comprenons que Palit ne souhaite pas se retrouver avec des palettes de cartes graphiques aussi neuves qu’invendables. Rappelons également que le voltage des GPU mineurs est habituellement réduit à des fins de rentabilité, via la recherche d’un rapport consommation énergétique/hachage optimum.

AMD dispose d’une nouvelle carte Radeon Pro W6000x bi-GPU RX6800 d’une puissance relativement acceptable de 30,2 Tflops, mais restons calmes et courtois, le bestiau est réservé aux Mac Pro.

Selon les chiffres combinés de Strategy Analytics et Counterpoint, au second trimestre 2021 Xiaomi a occupé la première place mondiale des fabricants d’intelliphone (17,1 % du marché), à l’instar de sa position en France (30 %) et en Europe (25,3 %). Samsung et Apple suivent à quelques pourcents près. Notons qu’Apple, bien qu’en troisième position, reste le fabricant générant le plus de marge.

Master et servant

Quoi de plus efficace pour berner une IA que de recourir à une autre IA ? Cette dépêche surfe effectivement sur la mode du contournement des systèmes d’authentification faciale à l’aide de « Master Faces », comprendre des images faciales « génériques » déjouant les algorithmes de reconnaissance. Conçus par des chercheurs de l’Université de Tel Aviv (Israël), les Master Faces sont créées en introduisant un algorithme spécifique dans le StylGAN, un réseau neuronal développé par Nvidia en 2018 et connu pour produire des visages artificiels. À l’image d’une clé passe-partout ouvrant toutes les chambres d’un hôtel, ces Master Faces ont le potentiel de déverrouiller un intelliphone, d’accéder à certaines zones protégées d’une entreprise, etc. La technique consiste à exploiter la relative précision de la reconnaissance faciale en générant des visages suffisamment similaires à une grande partie de la population. Selon les chercheurs, neuf Master Faces tromperaient entre 40 et 60 % des systèmes de reconnaissance actuels.

Le rachat d’ARM par Nvidia annoncé fin 2020 n’a toujours pas été validé par les régulateurs britanniques, en raison de fortes interrogations sur le plan de la sécurité nationale.

Deux millions de dollars, voici ce qu’un collectionneur a déboursé pour obtenir une cartouche de Super Mario Bros. datant de 1985, en parfait état, scellée sous protection plastique d’origine et issue d’un petit lot de production. L’opération s’est déroulée sur le site d’enchères Rally, qui acquiert des objets de collection puis les divise en parts proposées au public. Les investisseurs ont ici multiplié leur mise par neuf.

Une robotique servant l’éthique

Une fois n’est pas coutume, les robots de l’établissement tokyoïte Dawn Avatar Robot Café n’ont pas pour vocation de soutirer des emplois aux humains, mais plutôt d’en fournir à ceux privés de mobilité. Nous parlons ici de robots serveurs opérés à distance par des personnes travaillant depuis leur domicile, pour cause de handicap ou de garde d’enfants par exemple. Une initiative en provenance d’Ory Laboratory, société robotique nippone fondée par un ancien hikikomori (reclus volontaire), œuvrant à lutter contre l’isolement social. Même si, évidemment, rien ne remplace la chaleur d’un vrai serveur qui vous envoie paître après la commande du dixième verre d’eau du robinet (avec des glaçons). Ainsi, du haut de leurs 120 cm, les robots-avatars OriHime-D prennent les commandes et assurent le service à l’aide d’une connexion Internet, d’une caméra, d’un haut-parleur et d’un micro pour interagir avec la clientèle. Des avatars miniatures sont également présents sur les tables, vous serez urbains de ne pas les confondre avec la poivrière.

Intel a publié/dépublié fissa une photo montrant la « 80G PHY Technology », probable nom de code pour un futur Thunderbolt 5 exploitant l’USB Type-C et grimpant jusqu’à 80 Gbps (le double du Thunderbolt 4).

Slava Makkaveev, chercheur en sécurité chez Check Point, a développé une technique pour hacker les liseuses Kindle d’Amazon en exploitant deux vulnérabilités depuis un e-book contaminé. Dès lors, il est possible d’effacer la librairie, de récupérer les identifiants Amazon, d’accéder au réseau local, bref, une nouvelle menace à prendre au pied de la lettre.

Quand le bureau des brevets Dabuse

L’Afrique du Sud a officiellement reconnu l’intelligence artificielle Dabus comme inventeur d’un brevet, une première mondiale ouvrant la voie à un nouveau paradigme légal trimbalant son lot de problématiques. D’ailleurs, la demande de brevet a préalablement été rejetée par les agences britannique, étasunienne et européenne, Dabus n’étant pas (encore) une personne physique. Pour autant, si l’IA est considérée comme la créatrice d’un « récipient alimentaire améliorant l’adhérence et le transfert de chaleur », le titulaire du brevet reste le propriétaire de l’intelligence artificielle, à savoir Stephen Thaler, PDG d’Imagination Engines. Se pose maintenant la question des droits d’auteur relatifs aux bases de données utilisées pour entraîner l’IA, voire du « degré d’implication de l’Homme » dans cet entraînement. Toutes nos pensées aux juristes qui plancheront sur ces sujets du bac philo.