Le nouveau bit des Spins doctors

Le MIT a développé un dispositif permettant d’inverser à loisir le spin d’ions hydrogène, ce qui (pour présenter la chose de manière plus séduisante) ouvre la voie à une ère post-transistors. Une avancée loin d’être anodine, puisqu’à ce jour tous les circuits logiques reposent sur cette technologie datant des années cinquante. On va s’épargner les détails techniques pour ne retenir que l’essentiel : les bons vieux électrons sont ici remplacés par des ions hydrogène, dont les chercheurs ont réussi à inverser le spin (ici utilisé pour stocker le bit) en appliquant une différence de potentiel électrique entre deux plaques, l'une magnétique, l’autre isolante. Contrairement aux autres essais menés en la matière, à l’aide d’ions oxygène par exemple, le processus à base d’ions hydrogène supporte bien plus de cycles, jusqu’à deux mille. Il incombe maintenant aux chercheurs d’améliorer la vitesse de commutation du spin, en l’état trop lente pour envisager un usage industriel. La faute aux protons déambulant du côté de la plaque magnétique, durs à la détente. Faut-il s’en étonner, quand on sait que leur devise est « Proton temps, proton ! » Oui, bon…

Dernières news hardware

En réponse à l’adoption d’une loi début 2022 améliorant la sécurité des travailleurs et engageant la responsabilité des entreprises, les usines sud-coréennes accélèrent le remplacement de la main-d’œuvre par des robots, visant désormais la suppression du travail humain, selon les analystes.
Contre vents et marées, la Playstation 5 de Sony s’est écoulée à 20 millions d’exemplaires depuis sa sortie en novembre 2020. Pour rappel, 80 000 unités furent vendues dans les 82 minutes suivant son lancement.
L’Union européenne a décidé que le chargeur universel USB-C deviendra obligatoire pour une multitude d’appareils électroniques – dont les tablettes et les intelliphones – à l’automne 2024. Apple n’est pas iJouasse.
Le Sénat californien a sagement suivi les lobbyistes et rejeté la loi sur le droit à la réparation des appareils électroniques, pourtant soutenue par 75 % de la population.
Showa Denko, fabricant japonais de plateaux magnétiques pour les disques durs de Toshiba, Seagate ou encore Western Digital, confirme travailler sur une nouvelle technologie qui permettra la commercialisation de périphériques de 30 To et plus d’ici la fin 2023.
Microsoft a annoncé le projet « Volterra », ancien nom de code « Black Rock », consistant en un mini-ordinateur de bureau motorisé par un SoC Qualcomm Snapdragon. Un engin destiné aux développeurs ARM, qui bénéficieront d’outils de développement natifs à l’instar de Visual Studio 2022, Java, .NET 6 et consorts, attendus dans le courant de l’année. À noter que plusieurs machines pourront être agrégées, afin de monter un serveur par exemple. (Crédit photo : Microsoft)
Fragrance de sapin pour les intelliphones

Selon le PDG de Nokia Pekka Lundmark, ces dinosaures d’intelliphones sont promis à l’extinction en raison des météores 6G et métavers prévus à l’horizon 2030. Une prophétie qui transpire l’autoréalisation, Pekka s’étant exprimé à l’occasion d’une table ronde intitulée « perspectives stratégiques de l’économie numérique » au dernier Forum économique mondial de Davos. Le PDG explique que l’intelliphone ne sera plus « l’interface la plus courante », ayant cédé sa place aux lunettes connectées et autres « objets intégrés directement dans notre corps ». Du fantasme transhumaniste pur jus, auquel les aficionados de cette idéologie s’accrochent comme des moules sous acide. À l’instar de Samsung il y a quelques mois, Pekka y est également allé de son « jumeau numérique de tout » et de l’importance des metasangsues, qu’il considère comme « la prochaine grande plateforme informatique après le World Wide Web et le mobile ». (Crédit photo : Pexels / Pixabay)

Téléportation internétique

Le mot « quantique » vous sort par les oreilles, tel le « multimédia interactif » des années 2000 alors employé à absolument toutes les sauces, tellement ça sonnait moderne au rayon informatique du supermarché ? Eh bien, préparez un stock de bouchons anti-bruit pour ne pas devenir dingue, car nous sommes manifestement partis pour quelques décennies de l’imbitable technologie. Ainsi, l’info du jour concerne la téléportation de qubits sur un réseau primitif, réalisée par une équipe de l’institut de recherche QuTech et publiée dans Nature. L’objectif des travaux concerne la préparation du futur Internet quantique, cette chose formidable qui permettra de regarder des vidéos félines avec une satisfaction inégalée en termes de sécurisation des données. Si la téléportation de qubits via des nœuds adjacents a déjà été expérimentée, la nouveauté du jour concerne le recours à des nœuds distants, pour ne pas dire un réseau quantique multimédia interactif (avec l’option Péritel). (http://cpc.cx/AH432N4 - Crédit photo : QuTech / Nature)

« Fin de partie ». OK Google, pour qui ?

Nando de Freitas, directeur de recherche à Deepmind (division IA de Google), estime que la partie est désormais « terminée » en ce qui concerne le développement d’une intelligence artificielle générale (IAG). Faisant référence à Gato AI, le chercheur explique qu’il suffit maintenant de mettre à l’échelle cet « agent généraliste » afin qu’il se hisse au niveau de l’intelligence humaine. Un embryon d’IAG « inspiré par les progrès de la modélisation du langage à grande échelle », « multimodal, multitâche et multi-incarnation ». Cependant, tous ne partagent pas l’enthousiasme du chercheur, à l’instar du journaliste Tristan Greene qui, dans un article sur TheNextWeb, explique son scepticisme quant au développement d’une IAG « de notre vivant ». Selon lui, Gato AI serait un GPT-3 d'OpenIA – comprendre un Large-Language Model (LLM) – transformé en « illusionniste capable de plus de 600 formes de prestidigitation ». D’ailleurs, Nando indique lui-même, dans une réponse au journaliste Alex Dimikas, que Gato AI est « encore loin » de prétendre réussir le célèbre test de Turing. (Crédit photo : Pexels - Arthur Brognoli)

Chinoiserie quantique

L’opérateur China Telecom et la jeune pousse QuantumCTeck ont dévoilé le Tianyi No 1 2022, un intelliphone présenté comme quasiment « inviolable » grâce à l’utilisation d’un module de cryptage à sécurité quantique et d’une carte SIM spécialement conçue pour chiffrer les appels vocaux (VoLTE) en utilisant la distribution de clés quantiques. « Lorsqu’un utilisateur initie une discussion sécurisée par le réseau quantique, une clé secrète sera générée au hasard pour vérifier son identité. Après vérification, le réseau quantique générera une nouvelle clé en temps réel pour chiffrer les données vocales. La clé est générée de manière aléatoire, difficile à craquer et détruite immédiatement après l’appel », explique Zhang Rutong, ingénieur chez QuantumCTeck. Pour rappel, cette technologie de chiffrement utilise des photons uniques dans des états de superposition quantique, dans lesquels la clé est intégrée pour garantir une sécurité inconditionnelle entre des parties distantes. Vous ne comprenez rien ? C’est normal, ça fait toujours ça avec le quantique. (Crédit photo : China Telecom)

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