Au début, j’ai fait l’erreur de considérer The Silver Case comme un jeu parmi d’autres. Je l’ai lancé, j’ai vu du texte apparaître à l’écran dans une fonte moche, avec un bruit de machine à écrire, il y avait des lignes qui glissaient dans tous les sens, de gauche à droite et de haut en bas, des sortes de cadres mouvants et épileptogènes qui faisaient clignoter des écrans par ailleurs fixes. C’était l’heure de la sieste, je n’étais pas préparée à ça. Alors j’ai fait mes devoirs. The Silver Case, développé par Grasshopper Manufacture, date en réalité de 1999. À l’époque, le studio, qui a depuis développé Killer7 ou Lollipop Chainsaw, se résume à une poignée de personnes réunies autour de Goichi Suda, aka Suda51. C’est le tout premier jeu d’une équipe devenue semi-mythique. Un jeu qui, jusqu’à ce début octobre, n’était accessible qu’aux locuteurs japonais munis d’une PlayStation 1. Un jeu désormais traduit dans la langue de Bob Dylan et enrichi de graphismes un peu moins low poly.