L.F. Sébum

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Une histoire du hack'n'slash - De Golden Axe à Diablo IV

À en croire les statistiques des cambriolages dans ma ville de banlieue, casser des portes pour récupérer des trésors compte parmi les activités préférées des êtres humains. Cela explique sans doute pourquoi le hack'n'slash est presque aussi vieux que le jeu vidéo et comment une expression autrefois dépréciative en est venue à désigner un genre à succès.

Diablo IV - On ne sera pas déchus

« Les vagues infernales génèrent une ressource spéciale : les braises. Ne pas les confondre avec les faveurs sinistres, lesquelles sont échangées à l'arbre des murmures contre des emblèmes du cauchemar. Attention, rien à voir avec les graines de haine, qu'on convertit en poussière rouge. » À cinq mois de la sortie, une chose est sûre : Blizzard a d'ores et déjà réussi à créer un hack'n'slash dont les règles sont plus terrifiantes que celles d'un wargame allemand.

Evil West - Messieurs les sangsues, bonsoir !

Comme l'écrivait le regretté François Cavanna à propos du regretté David Douillet (je ne sais jamais quelles célébrités sont mortes), le judo a peut-être donné au petit la capacité de foutre le gros par terre, n'empêche que quand le gros se met au judo, il gagne. De la même façon, si Colt a rendu les hommes égaux, Jesse Rentier reste néanmoins le cow-boy le plus balèze de l'Ouest, car en plus d'un six-coups, il a de gros bras et un énorme gant en fer.

Call of Duty: Modern Warfare 2 - Guerre niquée

L'heure est grave. Des terroristes iraniens mais arabophones, aidés par des trafiquants de drogue mexicains, ont pris le contrôle du port d'Amsterdam pour faire entrer clandestinement des missiles américains aux États-Unis. Une situation qu'on aurait dû voir venir, m'explique le capitaine Price, fin géopolitologue : « Les terroristes s'accrochent au passé alors que le cartel a les yeux rivés sur l'avenir. » Je sens que ça va pas être simple.

Vampires Survivor - Le sang de la veille

Le professeur est émacié, ses traits creusés. Ses jambes frêles, qui flottent dans un pantalon taché, peinent à le porter jusqu'à l'estrade. L'amphithéâtre bruisse de chuchotements : « On dit qu'il habite sur la colline. » D'un geste sec d'une de ses mains décharnées, il fait cesser le brouhaha. « Je suis Pierre Caillou, votre professeur de crackologie. Aujourd'hui, je vais vous expliquer pourquoi Vampires Survivor est la drogue parfaite. »

L'horreur dans l'espace - Entretien avec Guillaume Baychelier

Les jeux d'horreur spatiaux semblent avoir le vent en poupe. Enfin, dans la mesure où il peut y avoir du vent, et des poupes, dans l'espace. La station orbitale est-elle devenu le décor par excellence du jeu d'horreur ? Nous avons posé la question à Guillaume Baychelier, enseignant-chercheur associé à l’Université Bordeaux Montaigne, dont le dernier livre, Havres de peur (qui sortira le 2 décembre aux éditions Rouge profond), traite justement des lieux de l'horreur dans le jeu vidéo.

Gloomwood - Son père c'est un voleur

Ça commence comme cette vieille pub pour les bâtonnets de colin surgelés. Mais si, vous savez : enfermé dans les sous-sols d'une répugnante conserverie de poissons, le protagoniste doit échapper aux horribles geôliers qui patrouillent les lieux, hache à la main. Attendez, j'ai un doute, je me demande si cette pub existe ou si je l'ai rêvée.

The Binding of Isaac - Fièvre infantile

Il y a des rencontres avec une œuvre qui tiennent du miracle. Je me souviens encore de cette soirée où, une semaine à peine après une rupture, je suis tombé par hasard sur Eternal Sunshine of the Spotless Mind. Ou de ma découverte de Lord of War le mois exact où je venais de rejoindre un groupe de trafiquants d'armes internationaux. Mais cela n'était rien à côté de ma redécouverte de The Binding of Isaac: Rebirth quand j'ai chopé le Covid.

Scorn - La chair est faible

Scorn aura tout fait à l'envers. Là où le jeu indé à succès moyen enchaîne, dans l'ordre, bande-annonce affriolante, crowdfunding réussi, accès anticipé puis sortie, Ebb Software a commencé par un trailer abscons, puis a bu le bouillon avec un Kickstarter foireux avant de se lancer dans un développement interminable qui, on en était certain, finirait en vaporware. Or non seulement Scorn a fini par sortir, mais il l'a fait avec une semaine d'avance. C'est à n'y rien comprendre.

Les jeux inspirés de la Fondation SCP - Le Wiki fou n'est pas grand, mais il est vaillant

Tapez « SCP » dans le champ de recherche de Steam et vous obtiendrez une cinquantaine de jeux. Faites la même chose sur Itch.io, vous en aurez plus d'une soixantaine. Qui plus est, malgré leur qualité parfois douteuse, ces jeux sont souvent très téléchargés et bien notés par la communauté. Comment la Fondation SCP, à l'origine simple projet d'écriture collaborative, est-elle devenue un tel argument de vente et une usine à produits dérivés ?