Avant de parler du jeu lui-même, faisons un petit topo sur la guerre sourde, pleine de rancœur et d'acrimonie, qui déchire la communauté des pilotes virtuels depuis plusieurs années. D'un côté, vous avez Jimbo, 61 ans, du Nebraska. Fanatique de Flight Simulator depuis les années 1990, il y a englouti deux fois le prix de sa maison. Qu'importe donc si FSX (ou Prepar3d, la version améliorée développée par Lockheed Martin) tourne à 8 FPS et crashe toutes les 20 minutes, car Jimbo ne veut pas abandonner les 192 add-on hors de prix qu'il a accumulés depuis une décennie. En face, vous avez Brian, 58 ans, retraité de Caroline du Nord. Lui ne supporte pas cette antiquité qu'est devenu FSX. Alors il vole sur X-Plane 10, simulateur de vol moins connu, mais réputé plus complexe, plus performant, plus réaliste. X-Plane 10 n'est pas parfait : les couleurs sont hideuses, l'interface immonde, mais son moteur 3D 64 bits, plus moderne, tourne correctement. Oh bien sûr, pas à 60 images/seconde, mais Brian se contente de 30 FPS stables, l'étalon-or en matière de simulateur de vol.