Sur le papier, TABS et Ultimate Epic Battle Simulator (UEBS) se ressemblent beaucoup, à tel point qu'UEBS est allé jusqu'à singer le logo – et le nom – de TABS, qui avait été annoncé bien avant lui. Les deux jeux permettent de personnaliser des armées, de les placer sur une carte et de lancer la bataille, après quoi il n'y a plus qu'à les regarder s'entre-tuer dans un joyeux carnage parodique où les catapultes jettent des rochers d'une taille absurde, les corps sont projetés cent mètres en l'air et les archers décérébrés tirent des flèches dans le dos de leurs alliés. Enfin, ça, c'est le credo de TABS. UEBS, lui, s'oriente plutôt vers le gigantisme, avec des batailles dont l'intérêt repose sur leur échelle démesurée. En quelques clics, on peut choisir de faire s'affronter quatre mille Spartiates et cinq mille orcs pris en sandwich par huit mille Perses – des possibilités qui donneraient le tournis à n'importe quel joueur d'Arma ou de Total War à la tête farcie de fantasmes de tacticien. Avant que ces fantasmes ne se heurtent à la réalité du jeu.