Un peu plus d’une année s’est écoulée depuis l’arrivée en accès anticipé de Slime Rancher. À l’époque, tout le monde était à peu près d’accord sur deux choses : d’abord, le jeu était mignon comme tout. C’est bien de le préciser, car pour mémoire, il s’agit d’enfiler les bottes d’une fermière qui exploite le caca de slime. Alors oui, certes, les slimes sont kawaii et leurs déjections ressemblent à des bonbons mignons, mais tout de même, ça reste des légumes, fruits et poulets digérés qui sortent d’un orifice. La seconde, c’est qu’on avait tôt fait de tourner en rond dans cette chatoyante ode au taylorisme.
Bonne nouvelle : le studio californien Monomi Park a depuis implémenté de nouvelles zones à explorer, de nouvelles variétés de slimes à capturer et exploiter entassés dans leurs minuscules enclos – quand on y réfléchit, ce jeu est aussi hygiéniquement que moralement douteux – et, surtout, une nouvelle mécanique. Plutôt que vendre les plorts (le caca de slime, quoi) à la bourse centrale de la déjection, il est possible, grâce au tout nouveau laboratoire et à sa raffinerie, de s’en servir comme matière première pour construire des appareils d’extraction qui produiront de toutes nouvelles ressources, entrant elles-mêmes dans la composition de machines plus perfectionnées, voire d’objets de décoration. Un côté aménagement de base pas désagréable, bien qu’un peu limité (les emplacements sont prédéfinis, oubliez les délires créatifs), mais qui paraît un peu chiche compte tenu du temps écoulé.