Tout tangue autour de moi. J’ouvre les yeux, je ne reconnais rien. Mon crâne me fait souffrir, le monde vrombit dans mes oreilles. Non, ce n’est pas un dimanche matin typique dans ma vie de patachonne, même si ça aurait pu, mais le début de Nine Hours, Nine Persons, Nine Doors. Très vite, 999 (son petit nom) prend un tour bien plus dramatique qu’un simple lendemain de cuite : toutes les issues de ce qui se révèle une cabine de bateau sont verrouillées, un hublot éclate, de l’eau se déverse à grand débit dans la petite pièce. Mes minutes sont comptées. Comme dans n’importe quel jeu d’évasion, il va falloir explorer les moindres recoins de la chambre à la recherche d’objets et d’indices susceptibles de nous aider à sortir. Mais contrairement à la plupart des jeux d’évasion, une fois ceci fait, il y aura bien des décisions à prendre, suivies de nouvelles pièces où se triturer le cerveau et de nouveaux dilemmes. Virtue’s Last Reward, l’épisode suivant, repose exactement sur le même schéma général. Réunis, les deux épisodes, désormais vendus ensemble sur Steam, forment une sorte de diptyque, The Nonary Games. Si d’aventure la curiosité vous pique et que vous décidez de vous y atteler, il faudra y jouer dans l’ordre chronologique. Sous peine de passer complètement à côté des bonheurs qu’ils recèlent.