Je les hais, mais d’une force… S’ils vivaient dans notre dimension, les Elfes mangeraient des beignets de quinoa. Ils rouleraient en Audi. Ils porteraient des gourmettes et des fringues à motif camo et déambuleraient avec le menton haut de ceux convaincus de s’être élevés au pinacle de la distinction. Bref, au cas où vous ne l’auriez pas compris, je les hais. Aussi, quand on m’a offert l’opportunité d’aller leur péter leurs sales petites gueules d’Orlando Bloom peroxydés dans une bataille sur la version alpha de Total War : Warhammer 2, présentée pour la première fois dans les locaux anglais de Creative Assembly, j’ai dû réfléchir plus de trois jours avant d’accepter. Oui, dit comme ça, ça peut paraître long. Mais c’est qu’il y a quelques antécédents : il y a deux ans, dans des circonstances similaires, pour la présentation du premier opus, les représentants du studio s’étaient montrés avares (et c’est un euphémisme) en détails sur la campagne. Prendre part à un voyage de presse de deux jours dans la cambrousse britannique pour ne revenir qu’avec un avant-goût des capacités de meulage de deux des quatre nouvelles factions était donc un risque à prendre en considération.